Dossier :
Faire face à la mort d'un proche
Sommaire du dossier :
- Régler les droits de succession
- Succession : quel logement pour le conjoint ?
- Décès : des capitaux de premier secours
- Acquérir une concession funéraire
- Crémation : la marche à suivre
- Mort d'un proche : les premières démarches à effectuer
- Accepter la succession sans les risques
- Décès au travail : quelle indemnisation ?
- Les organismes à prévenir après un décès
- A quoi servent les contrats obsèques ?
- Prévoir le coût des obsèques
Pour aller plus loin
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Décès au travail : quelle indemnisation ?
- Actualisé le mercredi 12 mars 2008
Sommaire de l'article : page 2 / 6
Comment évaluer le préjudice de la victime ?
Les victimes d'accidents du travail reçoivent une indemnisation forfaitaire, ce qui n'est pas le cas des victimes d'accidents de la route, d'attentats, d'agressions, qui perçoivent une réparation intégrale de leur préjudice.
"Le préjudice extrapatrimonial - tel que la douleur, les conséquences esthétiques, l'empêchement de poursuivre une activité sportive ou
culturelle - n'est pas pris en compte dans cette évaluation forfaitaire, souligne Marcel Royez, secrétaire général de la Fédération nationale des accidentés du travail et des handicapés (FNATH). Il en est de même pour le préjudice professionnel consécutif à la perte d'emploi. En cas de décès de la victime, le préjudice financier (perte de revenus) n'est pas intégralement indemnisé, et la douleur morale résultant de la perte d'un proche n'est pas prise en considération."Cette situation est en train de changer : un premier pas a été fait avec l'augmentation du taux de calcul de la rente versée aux ayants droit du défunt !
l'accident, survenu "par le fait ou à l'occasion du travail", a provoqué des blessures ou d'autres affections, le salarié bénéficie d'une indemnisation particulière et avantageuse.
Une rente peut-être versée à la famille
La législation ne se limite pas à ces cas-là… Quand le salarié décède à la suite d'un accident du travail ou d'une maladie professionnelle, c'est au tour des proches d'obtenir une indemnisation par le biais du versement d'une rente. Celle-ci, jugée insuffisante, a été améliorée pour tous les accidents survenus depuis le 1er septembre 2001.
Les premières démarches à effectuer à la suite de l'accident : l'employeur fait une déclaration auprès de la caisse primaire d'assurance maladie. Celle-ci procède à une enquête pour vérifier qu'il s'agit bien d'un accident professionnel, et non pas privé.Puis elle envoie une notification à la famille de la victime (conjoint notamment) et, éventuellement, lui demande des renseignements complémentaires. Enfin, elle verse la rente aux proches qui y ont droit. Si nécessaire, la FNATH (Fédération nationale des accidentés du travail et des handicapés).
peut intervenir comme médiateur.Comment évaluer le préjudice de la victime ?
Les victimes d'accidents du travail reçoivent une indemnisation forfaitaire, ce qui n'est pas le cas des victimes d'accidents de la route, d'attentats, d'agressions, qui perçoivent une réparation intégrale de leur préjudice.
"Le préjudice extrapatrimonial - tel que la douleur, les conséquences esthétiques, l'empêchement de poursuivre une activité sportive ou
culturelle - n'est pas pris en compte dans cette évaluation forfaitaire, souligne Marcel Royez, secrétaire général de la Fédération nationale des accidentés du travail et des handicapés (FNATH). Il en est de même pour le préjudice professionnel consécutif à la perte d'emploi. En cas de décès de la victime, le préjudice financier (perte de revenus) n'est pas intégralement indemnisé, et la douleur morale résultant de la perte d'un proche n'est pas prise en considération."Cette situation est en train de changer : un premier pas a été fait avec l'augmentation du taux de calcul de la rente versée aux ayants droit du défunt !
À combien peut s'élever la rente ?
Le montant de la rente dépend du salaire de la personne décédée, de sa situation familiale et de l'âge de son conjoint. La Sécurité sociale verse chaque année à celui-ci une rente qui est de 40 % du salaire annuel de son ex-époux s'il a jusqu'à 54 ans et de 60 % s'il a plus de 55 ans. Chacun des deux premiers enfants de moins de 20 ans percevra 25 % ; chaque enfant à partir du troisième, 20 %.
Par exemple : à la suite de l'accident du travail de son époux (qui avait un salaire annuel de 38 400 €), une jeune femme de 35 ans se retrouve veuve avec trois enfants mineurs à charge. Le montant annuel des rentes de la Sécurité sociale s'établit ainsi :
pour la veuve : 15 360 € ; pour les deux premiers enfants : 9 600 € chacun ; pour le troisième enfant : 7 680 €.À quoi peut s'attendre le conjoint survivant ?
Il est aujourd'hui mieux protégé. La rente attribuée au conjoint survivant est passée de 30 % à 40 % du salaire annuel de la victime. Pour qu'il y ait droit, le mariage doit avoir eu lieu avant l'accident du travail ou, s'il a eu lieu après, avoir duré au moins deux ans à la date du décès. Ces conditions ne sont pas exigées si le couple a eu un ou plusieurs enfants.
Un complément de rente de 20 % est attribué au conjoint survivant s'il a atteint 55 ans ou, quel que soit son âge, s'il est atteint d'une incapacité de travail de 50 %.
La rente et son éventuel complément sont versés au conjoint jusqu'à la fin de ses jours, qu'il vive seul, en concubinage ou pacsé. En revanche, s'il se remarie, il ne recevra plus cet argent dès lors que ses enfants atteindront l'âge de 20 ans, ou dès son remariage s'il n'a pas eu d'enfant avec le défunt. Toutefois, dans ce dernier cas, un capital équivalent à trois ans de rente lui est alors versé.
Concubins et pacsés
Ils sont maintenant inclus dans les bénéficiaires. Le concubin du défunt ou la personne qui lui était liée par un pacte civil de solidarité (Pacs) ont désormais droit au versement d'une rente d'un montant de 40 % de son salaire annuel. Pour en bénéficier, la signature du Pacs ou la situation de concubinage doit être antérieure à l'accident. Dans le cas contraire, la vie commune doit avoir duré au moins deux ans à la date du décès. Ces conditions ne sont pas exigées si les concubins ou les pacsés ont eu un ou plusieurs enfants ensemble.
Quels sont les droits des enfants ?
Les droits sont plus favorables pour les enfants. Désormais, en cas de décès professionnel de leur père ou mère, les enfants perçoivent une rente jusqu'à l'âge de 20 ans et quelle que soit leur situation personnelle (apprenti, handicapé, étudiant, ou même salarié). Pour les deux premiers enfants, le montant est passé de 15 % à 25 % du salaire annuel brut du parent décédé, et de 10 % à 20 % à partir du troisième enfant. Si le père et la mère sont décédés dans l'accident du travail, la rente perçue par chaque enfant est alors égale à 30 %.
À savoir : chaque parent ou grand-parent de la victime peut obtenir une rente de 10 % (sans dépasser un total de 30 % pour tous les ascendants) si elle était à sa charge lors du décès, ou si le défunt n'avait ni conjoint ni enfant et que l'ascendant prouve qu'il aurait eu droit à une pension alimentaire.
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samedi 19 septembre 2009 / bab
mon époux est mort au mois de mai 2009, en rentrant du travail sur trajet travail/domicile d'une rupture d'anévrisme conscient au départ puis plongé dans coma. Il décéda 2 jours après....il avait 41 ans, il me laisse avec deux filles de 16 ans et 18 mois et deux beaux fils de 19 et 14 ans... la sécurité sociale ne veut pas reconnaitre l'accident- je passe en commission suite à un recours en novembre...inadmissible -
mardi 7 juillet 2009 / soussou
mon epoux est egalement décédé le 20 juin 09 suite a un accident de travail (electrocution) qui l'a plongé pendant 3 mois dans le coma.il avait 33 ans
