Congé maternité : quelles indemnités allez-vous percevoir ?

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Congé maternité : quelles indemnités allez-vous percevoir ?

Les femmes enceintes qui s’arrêtent de travailler pour donner naissance à un enfant perçoivent un revenu de leur employeur ou de l’assurance-maladie-maternité. Certaines d’entre elles doivent se contenter des prestations de la Sécurité sociale.

Attendre un enfant n’est pas une maladie. Cependant, une salariée enceinte a besoin d’une période de repos avant la naissance - il s’agit de limiter les risques d’accouchement prématuré - et après, pour se remettre et partager les premières semaines avec bébé. C’est pourquoi la majorité des femmes qui travaillent bénéficient d’un congé de maternité, assorti éventuellement d’une rémunération.

Déclarer sa grossesse avant la fin de la quatorzième semaine

"Pour obtenir une telle prise en charge, il convient de déclarer sa grossesse avant la fin de la quatorzième semaine en renvoyant à son organisme d’assurance-maladie-maternité le volet rose de l’imprimé “Premier examen médical prénatal” remis par le médecin", prévient Karine Alix, de la société e-Paye, spécialisée dans la gestion des salaires en ligne.

Cette démarche s’impose à toutes, quel que soit le régime dont elles dépendent (général, agricole ou des indépendants). Les deux feuillets bleus, eux, sont à adresser à la caisse d’allocations familiales, qui verse, sous conditions, des aides.

16 semaines de congé maternité pour les salariées

Le congé de maternité d’une salariée s’étend sur seize semaines, six avant la date prévue de l’accouchement (auxquelles s’ajoute parfois un congé pathologique de deux semaines) et dix après. La durée de l’arrêt augmente en fonction du nombre d’enfants à charge et du nombre de bébés à naître.

illustration Expert
Pendant son congé de maternité, l’assurance-maladie verse, sous certaines conditions, des indemnités journalières à la salariée. Elles sont calculées dans la limite du plafond mensuel de la Sécurité sociale. Il s’agit d’un seuil réglementaire, fixé à 2 885 € en 2010, utilisé en matière de cotisations et de prestations sociales. De ce fait, une future maman dont la rémunération mensuelle n’atteint pas 2 885 € perçoit des indemnités journalières équivalentes à son salaire. En revanche, l’assurance-maladie allouera une indemnité maximale de 2 885 € à la salariée dont le traitement dépasse ce seuil.

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