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Clause de non-concurrence : s'en délier ou la faire respecter ?
- Actualisé le vendredi 30 novembre 2007
Changer d'emploi n'est pas toujours simple quand il existe une clause de non-concurrence. Au fil des ans, la jurisprudence a cerné ses conditions d'application.
Une clause limitée dans le temps et dans l'espace
Une jurisprudence copieuse en a façonné le contenu et les modalités. Une clause de non-concurrence ne lie un salarié que si elle figure dans son contrat de travail, sur un avenant ou, à défaut, dans une disposition de la convention collective (à laquelle le contrat se réfère).
Pour être licite, elle doit être indispensable à la protection des intérêts légitimes de l'entreprise, être limitée dans le temps et dans l'espace, tenir compte des spécificités de l'emploi et, depuis 2002, comporter une contrepartie financière suffisante.
Le contrôle du juge
À défaut, le salarié qui veut s'en délier peut demander au conseil de prud'hommes de la juger nulle. Dans ce cas, l'employé qui l'a respectée est fondé (depuis 2006) à réclamer des dommages-intérêts. Si la clause est excessive, le juge peut en limiter les effets.
Enfin, le salarié qui la viole perd le droit à compensation peut être contraint de rembourser les sommes perçues, de réparer le dommage subi par l'employeur, voire de quitter l'emploi litigieux. Mais est mal venu de protester pour un employeur qui ne règle pas l'indemnité !
