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Les missions locales à l'écoute des jeunes
- Actualisé le lundi 22 décembre 2008
Décrocher un emploi peut demander du temps. Les missions locales aident les jeunes âgés de 16 à 25 ans à réaliser leurs projets professionnels.
Sommaire de l'article : page 1 / 6
Une mission de service public
Réparties sur toute la France, ces 489 missions locales ou PAIO (permanences d'accueil, d'information et d'orientation, qui sont progressivement transformées en missions locales), remplissent une mission de service public et sont présidées par un élu local.
Ce réseau a été créé en 1981 afin de constituer un guichet unique pour l'insertion sociale et professionnelle des jeunes. Pour connaître l'adresse de l'antenne la plus proche de votre domicile, vous pouvez consulter le site Internet : www.cnml.gouv.fr.
Une mission de service public
Réparties sur toute la France, ces 489 missions locales ou PAIO (permanences d'accueil, d'information et d'orientation, qui sont progressivement transformées en missions locales), remplissent une mission de service public et sont présidées par un élu local.
Ce réseau a été créé en 1981 afin de constituer un guichet unique pour l'insertion sociale et professionnelle des jeunes. Pour connaître l'adresse de l'antenne la plus proche de votre domicile, vous pouvez consulter le site Internet : www.cnml.gouv.fr.
Destinées aux jeunes peu qualifiés
Plus d'un million de jeunes sont reçus chaque année par les missions locales ou les PAIO et leurs antennes locales. Ces structures reçoivent exclusivement des jeunes de 16 ans à moins de 26 ans, majoritairement peu qualifiés (niveau V de formation, c'est-à-dire BEP ou CAP), qui sont sortis du système scolaire sans qualification ou qui rencontrent des difficultés d'insertion sociale.
"Nous accueillons chaque jeune. Nous l'épaulons jusqu'à ce qu'il devienne autonome afin qu'il trouve sa place dans la société en tant que citoyen adulte et responsable", déclare Sylvie Weill, directrice de la mission locale de Saint-Quentin-en-Yvelines.
Un accompagnement personnalisé
Cet accompagnement personnalisé, assuré par un conseiller en insertion sociale et professionnelle, permet d'examiner les besoins du jeune, de définir avec lui les étapes de son parcours d'insertion et de son orientation professionnelle. Mais les premiers entretiens servent surtout à évaluer sa situation.
"Une approche globale est fondamentale", estime Sylvie Weill. Si on résout le problème d'accès à l'emploi sans traiter les difficultés que les jeunes rencontrent dans leur vie quotidienne, par exemple en matière de santé, de relations familiales ou de logement, ils peuvent très vite se retrouver en situation d'échec.
"Nous avons déjà constaté que des jeunes quittaient un poste en entreprise simplement parce qu'ils n'osaient pas dire qu'ils n'avaient pas les moyens de se payer la tenue vestimentaire exigée", explique Sylvie Weill.
Un suivi sanitaire et psychologique
Ces entretiens réguliers débouchent, si nécessaire, sur une prise en charge de soins (dentaires, par exemple), ou sur un suivi psychologique, car certains jeunes vivent des situations affectives ou relationnelles conflictuelles.
Ces démarches demeurent indispensables pour que le jeune puisse, une fois embauché, garder cet emploi. "Ce travail de maturation est long. Nous les suivons parfois plusieurs années", ajoute Sylvie Weill.
En partenariat avec les structures locales
L'activité des missions locales fonctionne grâce à un large partenariat, notamment avec les travailleurs sociaux, les agences locales du pôle Emploi (issu de la fusion ANPE-Assedic), les organismes de formation, les chambres de commerce et d'industrie, les chambres de métiers et les entreprises. Les conseillers doivent donc disposer d'une bonne connaissance du marché local de l'emploi.
Afin d'assurer leur mission de service public, ces structures reçoivent des subventions des communes et communautés d'agglomération, de la région et de l'État. Ce financement leur permet notamment de proposer aux jeunes des stages de formation et des aides financières ponctuelles, en cas de besoin.
"Aujourd'hui, les contrats aidés, comme les contrats 'emploi solidarité' ou 'emplois jeunes', font cruellement défaut, regrette Sylvie Weill. Ils représentaient un tremplin avant de décrocher un emploi plus durable."
Un suivi renforcé grâce au Civis
Créé en 2005 par la loi de programmation pour la cohésion sociale, le contrat d'insertion dans la vie sociale (Civis), conclu pour un an (renouvelable) entre un jeune et une mission locale ou une PAIO, renforce l'accompagnement vers l'accès à l'emploi.
Les jeunes sont suivis par un conseiller référent unique au cours d'entretiens, hebdomadaires les trois premiers mois, puis mensuels. Ce dispositif concerne les jeunes de 16 à 25 ans révolus, de niveau bac ou inférieur au bac, ou inscrits comme demandeurs d'emploi durant un an au cours des dix-huit derniers mois.
Pendant les périodes où ils ne perçoivent aucune rémunération (stage ou emploi) ni allocation, les jeunes de 18 ans et plus peuvent bénéficier d'une aide de l'État d'un montant maximal de 300 € par mois (dans la limite de 900 € par an).
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lundi 14 septembre 2009 / Mél
Ah oui, comme par magie, à 26 ans on a un boulot, un domicile et plus besoin d'aide...c'est un peu utopique tu ne pense pas Marine ?
Pour ma part je n'ai jamais eu à faire avec la mission locale, j'ai quitté le domicile de mes parents à 17 ans j'avais un petit boulot qui me suffisait à payer mon loyer et mes factures...mais aujourd'hui, presque 10 ans plus tard, je me retrouve sans domicile, sans emploi et avec un enfant de 6 ans.....alors c'est bien beau de dire qu'à 26 ans on s'assume tout seul, mais je ne suis pas tout à fait d'accord !
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lundi 31 août 2009 / Mina
Tout à fait d'accord avec toi Marine !!
