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Le nouveau contrôle des chômeurs


  • Actualisé le mercredi 8 octobre 2008

Sommaire de l'article : page 3 / 7

Refus non légitime d'emploi

Refuser à deux reprises un offre raisonnable d’emploi constitue dorénavant un motif de radiation de la liste des demandeurs d'emploi.

De même, sont susceptibles d’être radiés les personnes qui :

  • ne peuvent justifier de l'accomplissement d'actes positifs et répétés en vue de retrouver un - emploi, de créer ou de reprendre une entreprise ;
  • refusent d'élaborer ou d'actualiser le projet personnalisé d'accès à l'emploi ;
  • refusent de suivre une action de formation ou d'aide à la recherche d'emploi ;
  • refusent de répondre à toute convocation des services de l’emploi ;
  • refusent de se soumettre à une visite médicale auprès des services médicaux de main-d'œuvre destinée à vérifier son aptitude au travail ou à certains types d'emploi ;
  • refusent une proposition de contrat d'apprentissage ou de contrat de professionnalisation.

Pendant cette période de radiation, le chômeur n'est plus inscrit à l'ANPE et ne perçoit plus d'allocations. Mais il ne perd pas définitivement ses droits au chômage, le versement reprenant à la fin de la sanction.

Depuis le 2 août 2008, les chômeurs indemnisés par l'Assedic sont soumis à de nouvelles règles de contrôle et peuvent encourir de nouvelles sanctions.

Les chômeurs sont tenus de rechercher activement un emploi

L'ANPE et l'Assedic doivent procéder à des contrôles réguliers et exiger des demandeurs d'emploi qu'ils justifient de leurs recherches. "Toutes les démarches dont les chômeurs peuvent justifier sont prises en compte, précise-t-on au ministère du Travail. Il peut s'agir de candidatures envoyées, de relevés de recherches sur Internet, de la participation à des modules d'aide à la recherche d'emploi, ou encore des démarches pour créer ou reprendre une entreprise."

Obligation d'accepter les offres de l'ANPE

Les chômeurs sont désormais tenus de ne pas refuser plus de 2 offres "raisonnables" d’emploi. L’offre raisonnable d’emploi, adaptée à chaque demandeur d’emploi, est définie dans le cadre du projet personnalisé d’accès à l’emploi (PPAE) élaboré conjointement entre le demandeur d’emploi et l’ANPE.

Après avoir été inscrit depuis plus de trois mois sur la liste des demandeurs d'emploi, est considérée comme raisonnable l'offre compatible avec ses qualifications et compétences professionnelles et rémunéré à au moins 95 % du salaire antérieurement perçu. Après six mois d'inscription, ce taux est porté à 85 %. Après un an d’inscription, le salaire de l’emploi proposé doit être au moins égal à l’allocation perçue après un an de chômage.

En outre, après six mois de chômage, l’offre raisonnable doit se situer au maximum à 30 kilomètres du lieu de résidence ou à 1 heure au plus de transport en commun.

Refus non légitime d'emploi

Refuser à deux reprises un offre raisonnable d’emploi constitue dorénavant un motif de radiation de la liste des demandeurs d'emploi.

De même, sont susceptibles d’être radiés les personnes qui :

  • ne peuvent justifier de l'accomplissement d'actes positifs et répétés en vue de retrouver un - emploi, de créer ou de reprendre une entreprise ;
  • refusent d'élaborer ou d'actualiser le projet personnalisé d'accès à l'emploi ;
  • refusent de suivre une action de formation ou d'aide à la recherche d'emploi ;
  • refusent de répondre à toute convocation des services de l’emploi ;
  • refusent de se soumettre à une visite médicale auprès des services médicaux de main-d'œuvre destinée à vérifier son aptitude au travail ou à certains types d'emploi ;
  • refusent une proposition de contrat d'apprentissage ou de contrat de professionnalisation.

Pendant cette période de radiation, le chômeur n'est plus inscrit à l'ANPE et ne perçoit plus d'allocations. Mais il ne perd pas définitivement ses droits au chômage, le versement reprenant à la fin de la sanction.

Réorientation professionnelle

La réorientation professionnelle doit être envisagée lorsque le métier ne permet pas au demandeur d'emploi de trouver un travail dans sa région. Si l'ANPE lui propose une réorientation grâce à un contrat de professionnalisation ou un contrat aidé, par exemple, et qu'il refuse, il pourra être sanctionné.

Répondre aux convocations

Les allocations de chômage peuvent être réduites ou même supprimées sauf si le chômeur invoque des motifs valables pour justifier ses refus successifs (mauvaise santé par exemple).

Quand le chômeur ne répond pas à une convocation de l'Assedic, cette dernière doit lui demander des explications. En fonction de sa réponse, elle peut suspendre le versement des allocations ou en réduire le montant pendant deux mois maximum, avant même toute décision de radiation par l'ANPE ou de réduction des allocations par le préfet.

Déclarer chaque mois son activité à l'Assedic

Le chômeur peut reprendre un travail tout en touchant les allocations de chômage, mais il doit déclarer chaque mois son activité à l'Assedic. S'il ne le fait pas, il peut être radié pour six à douze mois et ses allocations de chômage sont supprimées de manière définitive. Toutefois, le régime est plus tolérant lorsque l'activité non déclarée était brève (quelques jours) et que c'est la première fois que le chômeur omet de le faire. Ses allocations ne sont supprimées que pour deux à six mois.

Dans tous les autres cas de fraude et de fausses déclarations, la sanction est lourde, les allocations sont totalement supprimées.

Des garanties pour le chômeur

Le chômeur est informé par écrit lorsque le préfet envisage de réduire ou de supprimer ses allocations. Il a dix jours pour répondre et s'en expliquer par écrit. Il peut également demander au préfet à être reçu avec une personne de son choix.

Si la réduction ou la suppression des allocations dépasse deux mois, la lettre précise que le chômeur peut saisir une commission, composée d'un représentant de l'État, un de l'ANPE et un de l'Assedic. Le chômeur est entendu par cette commission, qui rend un avis transmis au préfet. Avant de radier un demandeur d'emploi, l'ANPE doit tout d'abord lui demander des explications écrites. Il a quinze jours pour le faire. Le chômeur peut demander un entretien à l'agence locale pour l'emploi. Il peut se faire accompagner par une personne de son choix.


Vos réactions (7)

  • mardi 29 avril 2008 / patgag

    Au lieu de taper sur la téte des chaumeurs le président ferait mieu de soccuper des entreprises qui licencient leurs ouvriers pour faire travailler les tcheques,les chinois ect....j'ais été licencier aprés 24 ans de boite avec 15 hautres colégues etdans le méme moi on a été remplacer par 6 intérimaires qui fond des heurs sups alors ABAS les chomeurs
  • mercredi 30 avril 2008 / marre

    bonjour,
    Je propose que les entreprises qui font des bénéfices et qui licencient soit obligée de payer le salaire intégral à leur ex-salarié j'usqu'a ce qu'ils retrouvent un emploi égal.En effet, il n'est pas normal que des actionnaires privés s'enrichissent sur le dos de la société et que ce soit la communauté qui supporte le prix de leur enrichissement.
  • samedi 3 mai 2008 / hyperpositif!!!

    ok pour des mesures qui allègeront les charges financieres des entreprises!mais aussi sanctions financieres pour les entreprises qui délocalisent hors union europeenne pour fabriquer des
    produits identiques à ceux fabriqués auparavant en france ou qui transfèrent les technologies et les outils!
    en outre il faut plafonner à partir du 6ieme mois de chomage l'indemnité à
    smicx2.
    enfin il faut sanctionner les entreprises qui licencient systematiquement leur personnel agé de plus de 50 ans!!!-
    voila quelques propositions de bon sens qui pourraient réconcilier les francais au moins sur ce plan social
  • samedi 18 octobre 2008 /

    Toutes ces nouvelles contraintes et obligations nous laissent désemparés devant les inégalités permises pour lesquelles nos politiques ferment les yeux : je nomme les activités frauduleuses, trafics en tout genre (drogue, vols et revente....) pratiquées en toute impunité par des gens qui répudient notre pays! qui roulent en voiture de luxe et bien sur ne sont ni déclarés aux organismes sociaux, ni au fisc!!!
    Il est sans doute plus simple pour les gouvernants de générer des "économies" sur les personnes vulnérables et connues par leur appartenance au système social et civil de notre société.
    Peut-on espérer qu'un jour on s'attaque enfin aux vrais problèmes??? j'en doute
  • jeudi 6 novembre 2008 / desperate

    Je viens de recevoir un avertissement avant radiation pour absence à un entretien, hors je n'ai reçu aucune convocation et le comble c'est que ce courrier est en date du 1 novembre! J'imagine que c'est un myen comme un autre de faire baisser les chiffres! L'ANPE se contente de contrôler les demandeurs d'emploi. Après 10 mois de chômage, j'ai eu 4 contrôles et aucun soutien. La dernière en date.
  • mercredi 26 novembre 2008 / Martin

    On n'est pas des animaux !
  • vendredi 12 décembre 2008 / Chomeur

    Réaction sur la section "des garanties pour le chômeur": qui lit ce chapître se rend compte à l'évidence que le titre est inadéquat! Il aurait été péférable de titrer "des pseudo garanties pour le chômeur". Non mais vraiment on se moque de qui? Que peut faire le type déjà fragilisé par sa situation profesionnelle face à un préfet ou une commission tripartite mais sans représentation autre que publique!... Ah ces salauds de pauvre qui arnaquent les braves gens. Rappelons SVP que le chômeur est indemnisé si et seulement si il a été licencié et ce pendant 2 ans max. et à bien moins que son salaire précédent. A méditer quand on est de droite dans sa tête.
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