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Chômeurs, utilisez les aides à la mobilité

Chômeurs, utilisez les aides à la mobilité


  • Publié le lundi 29 septembre 2008

Des indemnités destinées aux chômeurs compensent le coût de leurs déplacements dans leur recherche d’emploi ou la reprise d’une activité loin de leur domicile.

Sommaire de l'article : page 1 / 4

Vous hésitez à vous rendre à un entretien d’embauche à 100 km de chez vous parce que votre budget, trop serré, ne vous permet pas de payer le transport ? "L’ANPE verse des aides ponctuelles aux demandeurs d’emploi non indemnisés par l’Assedic ou bénéficiaires d’un des minima sociaux, comme le revenu minimum d’insertion ou l’allocation de solidarité spécifique", détaille Patricia Depont, directrice adjointe de l’agence Martroi d’Orléans.

Des bons de transport pour postuler à un emploi

Ces aides prennent la forme d’un bon de transport SNCF ou Air France, à échanger contre un billet, ou d’une indemnité kilométrique calculée sur la base de 0,10 € par kilomètre (tarif inchangé depuis 2002 !). Autre condition requise : une distance aller-retour entre votre domicile et le lieu de rendez-vous comprise entre 50 km (20 dans les Dom) et 2 000 km.

Pour obtenir ce bon, vous devez déposer une demande auprès de votre agence pour l’emploi au moins quarante-huit heures avant votre départ, en présentant la convocation à l’entretien, et rapporter au retour la feuille de présence complétée par l’employeur qui vous a reçu. Ce soutien concerne également ceux qui se présentent à un concours de la fonction publique ou qui participent à un atelier de recherche d’emploi organisé par l’ANPE.

Par ailleurs, certaines collectivités locales subventionnent le transport des chômeurs résidant sur leur territoire. Ainsi, le conseil général de la Creuse octroie aux plus démunis des bons de transport SNCF et aux RMIstes une indemnité de 0,08 € par kilomètre. Autre exemple, le conseil régional du Centre propose aux postulants à un emploi dans la Région un chéquier valable un an accordant 50 % de réduction sur vingt trajets simples dans les trains et les autocars TER.

Vous hésitez à vous rendre à un entretien d’embauche à 100 km de chez vous parce que votre budget, trop serré, ne vous permet pas de payer le transport ? "L’ANPE verse des aides ponctuelles aux demandeurs d’emploi non indemnisés par l’Assedic ou bénéficiaires d’un des minima sociaux, comme le revenu minimum d’insertion ou l’allocation de solidarité spécifique", détaille Patricia Depont, directrice adjointe de l’agence Martroi d’Orléans.

Des bons de transport pour postuler à un emploi

Ces aides prennent la forme d’un bon de transport SNCF ou Air France, à échanger contre un billet, ou d’une indemnité kilométrique calculée sur la base de 0,10 € par kilomètre (tarif inchangé depuis 2002 !). Autre condition requise : une distance aller-retour entre votre domicile et le lieu de rendez-vous comprise entre 50 km (20 dans les Dom) et 2 000 km.

Pour obtenir ce bon, vous devez déposer une demande auprès de votre agence pour l’emploi au moins quarante-huit heures avant votre départ, en présentant la convocation à l’entretien, et rapporter au retour la feuille de présence complétée par l’employeur qui vous a reçu. Ce soutien concerne également ceux qui se présentent à un concours de la fonction publique ou qui participent à un atelier de recherche d’emploi organisé par l’ANPE.

Par ailleurs, certaines collectivités locales subventionnent le transport des chômeurs résidant sur leur territoire. Ainsi, le conseil général de la Creuse octroie aux plus démunis des bons de transport SNCF et aux RMIstes une indemnité de 0,08 € par kilomètre. Autre exemple, le conseil régional du Centre propose aux postulants à un emploi dans la Région un chéquier valable un an accordant 50 % de réduction sur vingt trajets simples dans les trains et les autocars TER.

Coups de pouce financiers

Ce n’est pas la seule aide financière dont peuvent bénéficier les demandeurs d’emploi. Lorsque l’agence leur propose - qu’ils soient indemnisés ou pas - de suivre un bilan de compétences, elle leur attribue un forfait mensuel. Cumulable avec l’éventuelle aide au déplacement, il est alloué sans conditions de ressources et s’élève à 45 € par mois pendant la durée de l’activité. Cette fois, c’est le Trésor public qui verse cette somme, sur présentation du justificatif fourni par l’agence locale pour l’emploi.

D’autres aides concernent les chômeurs qui se sont vus obligés d’accepter un emploi loin de chez eux. Sous certaines conditions, ils bénéficient d’un coup de pouce financier destiné à couvrir leurs frais de transport quotidien ou de double résidence, et/ou à faire face aux frais de déménagement. Pour l’obtenir, ils se présenteront à leur agence pour l’emploi dès qu’ils auront signé leur contrat de travail et au plus tard au terme de la période d’essai. "Souvent, un délai d’un mois s’impose avant que l’aide soit versée sur le compte, met en garde Patricia Depont. Cela signifie qu’ils doivent avancer l’argent."

Deux dispositifs distincts

Le premier concerne uniquement les demandeurs d’emploi non indemnisés ou bénéficiaires d’un des minima sociaux, titulaires d’un contrat à durée indéterminée (CDI) ou déterminée (CDD) de plus de six mois. Il comporte une aide aux déplacements quotidiens (152 € versés en une fois) ou une indemnisation pour frais de double résidence, attribuée, elle, en deux fois : 152 € le premier mois, puis 760 € à la fin du sixième mois. L’un ou l’autre des montants est cumulable avec un forfait déménagement de 760 €. Des documents sont à joindre à votre demande déposée à l’ANPE : copie du contrat de travail, des factures de péage, location de voiture, essence, justificatifs éventuels de double résidence (factures EDF).

Le second dispositif s’adresse aux demandeurs d’emploi qui étaient indemnisés avant de reprendre un travail à temps plein ou partiel en CDI ou avec un CDD d’au moins douze mois. Il vise les personnes qui acceptent un poste dans une localité éloignée de leur domicile habituel de deux heures ou 50 km aller-retour (trois heures ou 100 km en cas de double résidence). Cette allocation est versée sur présentation de justificatifs de dépenses.

Elle comporte une première aide, plafonnée à 1 065,89 €, destinée à compenser partiellement le coût du séjour et des déplacements, et une deuxième, fixée au maximum à 2 131,77 €, pour alléger des frais de déménagement. Une dernière aide (plafond : 1 598,84 €) compense le surcoût lié à la double résidence. Le cumul des aides est limité à 3 197,66 €. En 2007, chaque bénéficiaire a perçu en moyenne 1 467 €.

Crédit d’impôt pour les chômeurs de longue durée

Si vous avez été demandeur d’emploi pendant les douze mois minimum précédant votre reprise et déménagez à plus de 200 km de votre domicile pour exercer une activité salariée pendant au moins six mois, vous avez droit à un crédit d’impôt de 2 000 €. Pour en bénéficier, il convient de cocher les cases AR à DR de la déclaration complémentaire 2042 C. Ce crédit d’impôt est soustrait du montant de l’impôt à payer. Si vous n’êtes pas imposable ou acquittez un impôt inférieur à cette somme, l’excédent vous sera versé par le Trésor public.


Vos réactions (1)

  • jeudi 20 novembre 2008 / kiar

    Mon cas est similaire au second dispositif, à qui faut t'il s'adresser pour pouvoir bénéficier de cette aide à la mobilité ?
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