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La vogue des rencontres sur Internet

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La vogue des rencontres sur Internet


  • Actualisé le jeudi 6 septembre 2007

Près de 4 millions de Français fréquentent chaque jour les sites de rencontres sur Internet. Hommes, femmes, jeunes et moins jeunes : tous espèrent y trouver l'âme sœur…

Il est 21 heures. Léo, 4 ans, et Élisa, 8 ans, sont couchés. Leur maman peut souffler. “Je mange un petit quelque chose et je m'y mets.“ Deux fois par semaine, le mardi et le vendredi, Patricia, 32 ans, prof de maths dans un collège de Nantes, devient La Reine des Fées… Jusqu'à minuit, elle part à la rencontre d'inconnus avec qui elle papote, se confie, échange des mots doux…

12 millions de célibataires

Patricia fait partie de ces millions de Français qui se connectent chaque jour sur un des nombreux sites de rencontres sur Internet.

Ces sites ont pour nom Meetic, Net Club, Match, Se rencontrer… Leur objectif : mettre en relation les personnes seules, leur permettre de communiquer en direct par messages interposés. Et le marché est immense : la France compte environ 12 millions de célibataires. “Un Français sur cinq vit seul ! Et tous ces gens rêvent de soirées qui ressemblent à autre chose qu'un tête-à-tête avec la télé“, affirme Frédéric Ploton, auteur du Guide des rencontres sur Internet.

Gadget ou vrai bouleversement ?

Rencontrer l'amour sur Internet… Un gadget ? Une lubie pour accros du virtuel ? La dernière mode en date pour les branchés des grandes villes ? "C'est tout sauf une mode, s'insurge Frédéric Ploton. C'est un phénomène de société, un bouleversement dans le comportement des solitaires. Ce qui était inconcevable il y a dix ans est en passe de devenir tout simplement le premier mode de rencontre, avant le travail ou les soirées entre amis.“

"Pas le temps de sortir..."

Patricia a découvert le site de rencontres Match en janvier dernier : “Je sortais d'un divorce conflictuel avec le moral en berne, persuadée que je ne trouverais jamais le bonheur. Entre mon travail d'enseignante et mes deux enfants, pas le temps de sortir, encore moins de rencontrer des têtes nouvelles.“ Une collègue lui confie avoir rencontré son mari sur Internet. “Ça m'a sidérée, sur le coup j'ai trouvé ça ridicule.“ Mais quelques jours plus tard elle jette un coup d'œil. “Comme c'était gratuit, je me suis inscrite. J'ai rempli ma fiche signalétique et dès le lendemain des hommes m'ont proposé de dialoguer avec eux.“

Fiche signalétique : à quoi bon mentir ?

Tout nouvel inscrit sur un site de rencontres doit choisir un pseudonyme et remplir une "fiche". On y apprend que Patricia, alias La Reine des Fées, a les yeux couleur noisette, les cheveux blonds coupés court, deux enfants, un penchant pour les restaurants italiens et les films à suspense, pèse 59 kg, mesure 1,71 m, déteste les hommes arrogants, pratique la randonnée, adore son chat… et rêve encore de rencontrer le grand amour. "C'est un drôle de portrait, mais il est fidèle à ce que je suis, affirme-t-elle, tout sourire. À quoi bon mentir ? Si je veux avoir une chance de tomber sur quelqu'un qui me plaît, mieux vaut être le plus sincère possible…"

Vos réactions (3)

  • mardi 22 janvier 2008 / Violaine D.

    Coucou ! Juste un mot pour dire que moi aussi j'ai fait de belles rencontres sur le net. Ça marche !
  • mardi 22 janvier 2008 / Kylou

    oui, il y a le pire quelques rares fois du bon...Pour ma part 2 règles d'or:
    * ne jamais donner d'informations perso tel, vrai nom adresse avant un long temps de conversation en ligne
    * ne jamais aller à un premier rdv sans être discrètement accompagnée, de préférence dans un lieu public.
    Bon, j'ai pas encore rencontré le Prince charmant mais je vous préviens dès que je tiens LE Crapeau princier ;-)
  • mardi 8 avril 2008 / vanillade

    Moi, ça ne date pas d'hier, mais j'ai rencontré mon cher et tendre mari par minitel, c'était en 95. Un jour je ne savais que faire pour me distraire, j'ai tapoté et... j'ai rencontré trois personnes tous de mon département et le dernier fut le bon et il est mon mari depuis 97. Je pense qu'on est heureux. Le minitel était le balbutiement de l'internet.

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