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Peut-on vivre avec un séducteur ?


  • Actualisé le vendredi 19 janvier 2007

Un conjoint charmeur ou séducteur
n'est pas toujours facile à assumer. Beaucoup en ressortent blessées. D'autres parviennentà trouver un équilibre de couple. Mais à quelles conditions ?

Le témoignage

Delphine, elle-même charmante, reconnaît n'avoir pas pu "dompter" un mari qui papillonnait plus que de raison : "Nous étions habitués aux endroits chics. Participer à des soirées ou des week-ends en société implique forcément un certain degré de séduction. Mais la drague systématique, c'est autre chose ! Il y a eu des mises au point et des explications orageuses. Pour lui montrer que je n'avais pas l'intention de rester sur le carreau et pour lui faire mal aussi, je me suis vengée. Mais vivre comme ça est destructeur et épuisant. Après une période de colère, je me suis mise à douter de tout et surtout de moi. Il n'a rien fait pour changer vraiment et on a divorcé, il y a deux ans. Certaines bornes avaient été dépassées et j'avais le sentiment insupportable d'être dévalorisée."

Notre analyse

L'histoire du couple est bien souvent la même. L'aura qui entoure le Casanova est d'abord attirante. Les premiers temps sont paradisiaques, la partenaire se sent l'élue, l'unique. Ce qui, il faut l'avouer, renforce sérieusement l'image que l'on a de soi. Quoi de plus stimulant que d'être choisie parmi tant d'autres ? Mais, au bout d'un certain temps, la désillusion s'installe : le séducteur part conquérir d'autres territoires, fasciner d'autres proies ou subjuguer d'autres auditoires.

Le conquérant

Il y a trois types de séducteurs. Ceux qui, comme le mari de Delphine, bondissent d'une conquête amoureuse à l'autre.

Le mondain

Puis ceux qui ont seulement besoin de briller en société. Le désir de reconnaissance, la peur de passer inaperçu, l'angoisse peut-être de ne plus exister dans l'esprit d'autrui sont les ressorts profonds qui poussent ces "séducteurs sociaux" à occuper le devant de la scène, sans que la sexualité soit nécessairement au premier plan. Leurs conjoints s'agacent quelquefois, mais Élise a choisi d'en rire. "Je connais son scénario à fond, confie-t-elle. Il tâte d'abord l'atmosphère en faisant le détaché, puis il accroche une conversation en cours et il parvient à monopoliser la parole tout en faisant croire à ses interlocuteurs qu'ils sont très brillants et dignes de son intérêt. Ça ne rate jamais, on le trouve toujours épatant. Il n'est pas snob mais c'est un vrai mondain, dans le sens où il aime avoir du monde autour de lui. Je crois qu'au fond ça le rassure. J'ai compris depuis longtemps qu'il fallait que j'aie mes propres activités et centres d'intérêt. Mais cela ne nous empêche pas de partager beaucoup de choses."

Le galant

Il existe enfin un type de charmeur léger, pour qui la séduction est une manière d'être, presque une politesse, qui facilite les contacts et donne un petit piment nécessaire aux relations homme-femme. Celui-là sait rester fidèle à ses engagements profonds et se positionne clairement par rapport à sa partenaire. François assume depuis longtemps ce qu'il considère comme de la galanterie : "Faire du charme arrondit les angles. Je considère que c'est une ouverture à l'autre. Ma femme est assurée que je lui suis fidèle, mais parfois je me dis : “Si tu avais voulu, tu aurais pu ! Le fait qu'il y ait cette simple potentialité m'est agréable."

Vos réactions (1)

  • mardi 22 avril 2008 / JOJOCLAUDIA

    c'est épuisant et engendre beaucoup de problème personnel : prise de poids, perte de confiance après 37 ans de mariage et maintenant il est gravement malade 3 cancers.

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