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La thérapie de couple est-elle efficace ?


  • Actualisé le mardi 23 janvier 2007

Perte de désirs, séparation des chemins, frustrations : quand rien ne va plus dans le couple, il est encore possible de réapprendre à communiquer.

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Disputes, apathie sexuelle, rancœurs, silences… Ils alternent des reproches qui remontent dix ans en arrière et ont le sentiment de n'être ensemble que pour tourner sans répit autour des mêmes débats stériles et des mêmes impossibilités. Pour sortir du huis clos, qu'ils s'accordent tous deux à trouver insupportable, ils semblent n'avoir plus que deux solutions : se séparer ou trouver le courage d'appeler à l'aide.

Il faut que ça change !

C'est ainsi que certains couples sonnent à la porte d'un thérapeute spécialisé, mus par une seule certitude : "Il faut que ça change." Ils jouent leur va-tout, sans même savoir très bien ce qui les attend.

Disputes, apathie sexuelle, rancœurs, silences… Ils alternent des reproches qui remontent dix ans en arrière et ont le sentiment de n'être ensemble que pour tourner sans répit autour des mêmes débats stériles et des mêmes impossibilités. Pour sortir du huis clos, qu'ils s'accordent tous deux à trouver insupportable, ils semblent n'avoir plus que deux solutions : se séparer ou trouver le courage d'appeler à l'aide.

Il faut que ça change !

C'est ainsi que certains couples sonnent à la porte d'un thérapeute spécialisé, mus par une seule certitude : "Il faut que ça change." Ils jouent leur va-tout, sans même savoir très bien ce qui les attend.

S'écouter à nouveau

Se dire des choses devant un professionnel est essentiel : les ressentiments s'apaisent, ce qui n'entraîne plus la même réponse de la part du conjoint. On peut à nouveau s'écouter et sortir de la logique de guerre. Pour le couple qui va mal, en effet, la situation est claire : chacun pense que l'autre est la cause évidente de tous les problèmes et qu'il doit changer.

L'autre a le droit d'être différent

L'une des premières étapes consiste à sortir de cette vision simpliste : le problème n'est pas l'autre mais réside dans la relation, les deux membres sont donc impliqués et co-responsables. Le thérapeute aide à admettre que l'autre a le droit d'être différent.

Survivre à la passion

Le thérapeute aide à repérer ce qui vient de soi et ce qui vient de l'autre dans le couple. Car ne faire qu'un est une illusion dangereuse. "Un couple n'est pas obligé d'être au diapason, précise Ginette Lespine, conseillère conjugale et thérapeute de couple. Le démarrage du couple est souvent passionnel. Mais la passion, c'est l'excès, la combustion (on “brûle” d'amour). Si l'on ne s'éloigne pas un peu de l'autre pour s'ouvrir à l'extérieur, l'amour manque vite de carburant. Lorsqu'on ne parvient pas à faire évoluer cette notion d'absolu, ce qui nous avait justement séduit chez notre partenaire devient souvent l'objet du conflit."

Un équilibre fragile

Ainsi, sa jalousie nous flatte au début, puis se transforme en prison ; son non-conformisme nous amuse, jusqu'au jour où on lui reproche son manque de sérieux. Nombre de couples fusionnels se retrouvent ainsi en difficulté : il suffit que des événements surgissent (naissance, maladie, etc.) pour que le fragile équilibre s'écroule.

Le travail ne s'arrête jamais

En quelques mois de consultations, le conseil conjugal permet parfois de résoudre la crise. La menace de séparation est levée, la situation est redevenue vivable. "Il permet d'attendre l'évolution du couple, précise la thérapeute. Car ce n'est pas parce qu'on achève les entretiens que le travail s'arrête. Il faut continuer à pouvoir relativiser, prendre du recul par rapport à ses émotions, penser en même temps qu'on éprouve."

Ne pas attendre la dernière extrémité !

Dès que surgit un problème important, il faut en parler pour éviter qu'il ne s'enkyste. Il n'est jamais trop tard dans la vie. Combien de couples à la retraite se retrouvent dans un face-à-face angoissant lorsque leurs enfants partent ! On peut les aider à réapprendre à vivre à deux autrement.

À l'inverse, de plus en plus de jeunes couples consultent très tôt, ce qui est une bonne chose, à condition qu'ils ne s'imaginent pas souscrire une sorte d' "assurance tous risques" garantissant la réussite de leur union. Nous ne sommes pas des faiseurs de miracles. La thérapie n'évite pas toujours la séparation.

Mais si elle intervient quand même, elle se passera mieux, sans que perdure le désir de faire mal à l'autre, souvent à travers l'enfant. Car mettre en mots les problèmes, les sentiments, fait baisser le niveau d'angoisse

et d'agressivité.

Si l'autre ne veut pas y aller, est-ce qu'on peut consulter seul ?

Une thérapie de couple nécessite a priori la présence des deux conjoints. Mais si l'un des deux n'est pas prêt à la démarche, rien n'empêche son partenaire de prendre rendez-vous avec un thérapeute conjugal pour parler de son couple. Il peut en sortir déjà des effets positifs. Car, le but d'une thérapie n'est pas de changer l'autre, mais de faire évoluer la relation. Et, dès que l'un se situe différemment dans le couple, la relation bouge.


Vos réactions (2)

  • mercredi 23 avril 2008 / Moussaillon

    C'est vrai: on ne peut pas changer l'autre On ne peut qu'agir sur soi-même. Dans la vie de couple c'est 50-50. Vouloir le bonheur de l'autre c'est lui offrir notre propre bonheur. La vie de couple se construit à deux. Il faut tenir et connaître les besoins de chacun. Le feu s'entretient pour qu'il reste allumer: les deux doivent l'entretenir. Même si on le croit éteint, il peut rester des braises sous la cendre qui peuvent être réanimer. On fait des études, on apprend un métier. qui et où apprend-on ce qu'est la vie en couple, ses joies et ses difficultés? J'ai l'impression que l'on découvre au jour le jour ce qu'il en est et ce n'est pas toujours facile. Pourtant il existe des moyens avant d'avoir recours aux thérapeutes pour apprendre et découvrir la vie en couple.
  • lundi 11 août 2008 / intreatment

    Les quelques thérapies dont j'ai été témoin éloigné dans mon entourage se sont conclues par une séparation.
    J'ai l'impression que ça aide à vivre la rupture, surtout pour celui ou celle qui n'en voulait pas.
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