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Une rente pour compléter sa retraite


  • Publié le vendredi 4 janvier 2008

Les produits d’épargne destinés à la constitution d’un complément de revenus sous forme de rente viagère se multiplient : Perp et contrat loi Madelin (spécifiquement dédiés à la retraite), assurance-vie, PEA, etc. Nos clés pour choisir.

Plusieurs placements, spécifiquement dédiés à la préparation de la retraite ou pas, vous donnent la possibilité, en échange de l’abandon du capital constitué par vos versements et de ses intérêts, de vous assurer le versement d’une rente viagère, c’est-à-dire jusqu’à la fin de vos jours.

Plutôt que de puiser dans votre épargne au rythme de vos besoins et de prendre le risque de voir votre capital s’épuiser, voire devenir insuffisant au fil des retraits, cette solution vous permet de percevoir des revenus réguliers et garantis sans vous préoccuper de gérer votre pécule.

"Avec l’allongement de l’espérance de vie, cette sécurité est l’avantage numéro un de la rente viagère ; elle vous assure de toucher des revenus complémentaires jusqu’à la fin de votre vie, même si vous vivez jusqu’à 122 ans comme Jeanne Calment !", sourit Philippe Crevel, président du Cercle des épargnants.

Les ingrédients du calcul

Un système et des garanties qui reposent sur des calculs réglementés, effectués par les assureurs, les seuls à disposer du droit de délivrer des rentes viagères. Leur montant initial dépend principalement de deux éléments : d’une part, le capital à transformer et, d’autre part, le nombre d’années pendant lesquelles la rente sera versée.

Cette durée s’apprécie en fonction de votre espérance de vie à partir du moment où vous demanderez l’entrée en service de la rente : plus vous êtes jeune, plus elle vous sera versée longtemps, et moins son montant sera élevé.

Prendre en compte l’espérance de vie

Pour établir cette hypothèse, les compagnies utilisent des "tables de mortalité". Homologuées par arrêté du ministre des Finances, elles indiquent le nombre supposé d’années restant à vivre à chaque âge de la vie (par exemple, en 2008, un homme de 58 ans dispose d’une espérance de vie de trente ans environ).

Avant le 1er janvier 2007, ce calcul se basait sur l’espérance de vie des femmes, plus élevée que celle des hommes. Depuis, de nouvelles tables sont entrées en vigueur, distinguant les femmes des hommes.

"Cette modification a le mérite de donner une meilleure visibilité aux assureurs ; mais, par rapport aux anciennes tables, elle pénalise les femmes et avantage les hommes", poursuit Philippe Crevel.

D’autres éléments vont minorer ou majorer le montant initial de la rente. Il en va ainsi d’options proposées lors de la conversion du capital en rente - réversion, annuités garanties, majoration dépendance - qui se traduisent par un taux de rente plus faible. Si vous optez pour une rente réversible en faveur de votre conjoint, par exemple, le calcul tiendra compte de sa propre espérance de vie.

Deux options de rente

Avec une formule réversible, votre rente continuera à être versée en totalité ou en partie au bénéficiaire désigné si vous décédez avant lui. À défaut, les versements de votre rente s’arrêteront à votre décès.

Autre option fréquemment proposée : une rente à annuités garanties (par exemple, pendant dix ou quinze ans). En général moins coûteuse qu’une rente réversible, elle permet au bénéficiaire désigné, si vous décédez avant le terme des annuités garanties, de percevoir la rente à votre place pendant le nombre d’années restant à courir jusqu’au terme des annuités garanties.

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