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À quoi sert l’assurance-vie ?


  • Publié le lundi 31 mars 2008

Qu’il s’agisse de réaliser un investissement, de préparer sa retraite, d’organiser sa succession, l’assurance-vie répond toujours "présent". Voici quelques clés pour tirer le meilleur parti de ce produit multi-usage.

En 2007, l’assurance-vie a drainé près des deux tiers des flux de placements financiers des Français : l’épargne qui y est investie dépasse les 1 136 milliards d’euros. De multiples raisons expliquent son succès. C’est que l’assurance-vie est un moyen à la fois simple et souple de se constituer un capital pour réaliser un projet : disposer d’un apport pour un achat immobilier, préparer sa retraite, optimiser sa transmission.

"Même si la hausse des taux d’intérêt à court terme favorise les placements de trésorerie (livrets d’épargne, comptes à terme), l’assurance-vie conservera un niveau élevé de collecte en 2008", prédit André Babeau, professeur émérite à l’université Paris-IX Dauphine.

Plusieurs possibilités de placements

L’assurance-vie se présente comme un plan d’investissement de moyen ou de long terme (une durée minimale de huit ans est conseillée pour des raisons fiscales), que son souscripteur alimente à son gré, par des versements libres (au fur et à mesure de ses disponibilités) ou programmés (virement du même montant, même modeste, chaque mois ou chaque trimestre).

La plupart des contrats présentent plusieurs possibilités d’investissements, aussi appelés "supports", d’où leur nom générique : les multisupports. Ces contrats donnent accès à un large choix de fonds investis en actions, obligations, titres monétaires, immobiliers, etc., entre lesquels vous répartissez les sommes que vous versez.

Il s’y ajoute en général un fonds dit "en euros", majoritairement investi en obligations d’État, qui présente la particularité d’offrir une garantie en capital et un effet "cliquet" : les intérêts produits chaque année par ce fonds restent définitivement acquis à l’assuré. Le fonds en euros génère un rendement modeste (autour de 4 % avant contributions sociales).

Investir en Bourse

À l’inverse, si le dynamisme de la Bourse vous tente, vous orienterez tout ou partie de vos versements vers les unités de compte. Investies en parts de Sicav et de fonds communs de placement (FCP), elles couvrent pratiquement toute la palette boursière (valeurs européennes et internationales, valeurs sectorielles, etc.). Sur longue période, les placements boursiers sont réputés plus rémunérateurs que les fonds en euros, même si, ponctuellement, ils peuvent enregistrer des variations parfois brutales.

Cependant, gardez à l’esprit que, contrairement aux fonds en euros, les unités de compte ne sont pas assorties d’une garantie (sauf fonds à formule, voir ci-après). Elles suivent à la hausse comme à la baisse les marchés sur lesquels elles sont investies et peuvent, dans ce dernier cas, subir conjoncturellement une baisse de valeur. La répartition de vos versements doit donc se réaliser en connaissance de cause dans une perspective de rentabilité au long cours.

On recommande en général de panacher fonds en euros et unités de compte. Ou bien de choisir un support dit "à promesse" (ou "à formule") susceptible de générer un gain boursier en garantissant tout ou partie du capital, selon la formule proposée. Échaudés par le krach de l’an 2000, les assureurs proposent par ailleurs diverses options pour réduire la prise de risque (investissement progressif vers les unités de compte, sécurisation des plus-values sur un fonds en euros, arbitrage automatique en cas de baisse des cours boursiers…).

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