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Crémation : la marche à suivre


  • Actualisé le mardi 18 mars 2008

Quasiment inexistante en France il y a encore vingt-cinq ans, l'incinération, que les professionnels des services funéraires appellent 'crémation', se développe rapidement.

"On ne peut procéder à une crémation en France qu'à condition qu'il y ait eu une volonté du défunt clairement signifiée au préalable. De préférence par écrit, au besoin par voie testamentaire. On peut aussi l'exprimer par oral auprès des proches. Car, par défaut, on inhume", souligne François Michaud-Nérar directeur général des Services funéraires-Ville de Paris.

La prise en charge par les services funéraires

Au niveau de l'organisation des obsèques, les sociétés de services funéraires s'occupent de tout.

"Les textes en vigueur en France rendent le cercueil obligatoire, y compris pour la crémation, précise OGF (première entreprise de pompes funèbres en France). Dans ce cas précis, le cercueil est mis à la flamme et consumé avec le corps. Si la bière contient des accessoires métalliques (signes religieux, poignées…), ils sont extraits avant cette opération."

Par ailleurs, contrairement au choix du cimetière, extrêmement réglementé en France, tout un chacun peut opter pour le crématorium de son choix. D'autant que leur nombre s'est largement accru ces dernières années dans toute la France (125 en 2006 contre 9 en 1980).

Quel coût ?

Le coût de la crémation, de l'ordre de 2 800 € à Paris, tout inclus, il est nettement moins élevé que celui d'une inhumation traditionnelle, environ 3 200 €, frais de concession non compris.

Que deviennent les cendres ?

Une fois la crémation terminée, la famille choisit la destination des cendres. "Dans ce domaine, la France bénéficie d'une des réglementations les plus souples d'Europe : la loi interdit seulement de les disperser dans un lieu public", précise-t-on chez OGF.

De fait, les familles peuvent choisir entre garder l'urne, lui donner une sépulture, ou bien disperser les cendres dans la nature ou dans les "jardins du souvenir" des sites cinéraires.

Dans la plupart des cas, les familles quittent le crématorium avec l'urne. "Lorsque les familles gardent l'urne chez elles, elles reviennent souvent plusieurs mois après, ne supportant plus de l'avoir sous les yeux. Séparer le lieu des défunts du lieu des vivants est l'un des fondements de notre société", rappelle Isabelle Costes-Dubois.

Trouver un lieu

Pour disposer d'un lieu de souvenir, différents types de sépultures sont possibles : la tombe traditionnelle ; le columbarium, situé dans un cimetière ou dans un site cinéraire avec niche personnalisée ; la sépulture cinéraire avec caveau spécifique ("cavurne") ; ou bien un monument mixte, pour une même famille, doté d'un caveau et d'un réceptacle pour les urnes.

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