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Sanctions sur les permis de conduire
- Actualisé le lundi 10 mars 2008
Sommaire de l'article : page 5 / 8
Vous pouvez contester une suspension administrative
Comme tout acte administratif, un arrêté préfectoral de suspension de permis peut faire l'objet d'un recours.
Si la suspension a été décidée par le préfet seul, vous pouvez saisir la commission de suspension du permis de conduire dans les quinze jours suivant la notification.Si la suspension a été décidée par la commission, vous pouvez saisir le tribunal administratif.
Si la suspension a été décidée par un tribunal, vous pouvez faire appel.
Depuis le 1er décembre 1992, le permis de conduire est affecté d'un capital de 12 points. Vous risquez de perdre des points lorsque vous commettez des infractions graves : délits ou contraventions importantes.
Le retrait de points n'est pas immédiat
Au moment de la constatation de l'infraction, la gendarmerie ou la police doit vous remettre le formulaire indiquant le nombre de points que vous risquez de perdre. Mais aucun retrait ne peut être fait sur-le-champ à la seule initiative des forces de l'ordre.
Il n'interviendra qu'après votre condamnation définitive par le juge pénal ou le paiement d'une amende forfaitaire. Vous serez informé par courrier du nombre de points retirés.
Un retrait de points variable suivant les infractions
A chaque infraction constatée, un certain nombre de points (entre un et six) en fonction d'un barême peuvent être retirés. Si plusieurs infractions sont constatées simultanément, huit points peuvent être retirés au maximum.
Quelle qu'elle soit, la première incartade ne peut ruiner les 12 points de départ. Ses 12 points épuisés, un permis perd automatiquement sa validité (article L. 223-1 du Code de la route). Si cela devait vous arriver, le préfet vous en informerait par lettre recommandée avec AR.
Vous perdriez alors immédiatement le droit de conduire et vous devriez aller restituer votre permis à la préfecture, dans un délai d'une semaine.
Pour recouvrer le droit de conduire, il faut se présenter à nouveau aux épreuves de l'examen. Ce qui n'est possible qu'à l'expiration d'un délai de six mois à compter de la restitution du permis.
Il vous faut être reconnu apte, après un examen médical (coût variable selon le département : de 24,40 € à 123 €) et un examen psychotechnique (entre 120 et 180 €).Depuis le 1er janvier 2007, on peut effectuer ces démarches dès la date
du dépôt du permis en préfecture, de façon à pouvoir obtenir le nouveau permis dès le premier jour du septième mois de l'invalidation.
Si vous étiez titulaire d'un permis de moins de 3 ans, vous devez repasser la totalité des épreuves (code + conduite).
Si vous étiez titulaire d'un permis de plus de 3 ans, et si vous refaites acte de candidature à l'examen du permis moins de 3 mois après la fin du délai d'interdiction de conduire, vous devez repasser uniquement l'épreuve de l'examen théorique du code de la route. A défaut, vous aurez à repasser également l'epreuve de l'examen pratique.Attention : depuis le 1er mars 2004, lorsque le permis a été invalidé suite à une perte totale de point, le nouveau permis obtenu est un permis probatoire, doté d'un capital de six points pour une période de trois ans.
Des stages pour reconstituer le capital de points
Afin d'éviter de perdre son permis, il est possible de reconstituer son capital de points. Vous récupérerez ainsi 4 points en suivant un stage payant de deux jours (environ 250 euros) de sensibilisation à la sécurité routière, mais un seul stage tous les deux ans est autorisé.
Autre façon de regonfler votre capital de points : ne pas commettre de nouvelle infraction entraînant une perte de points pendant trois ans à compter du dernier retrait de points. Ce délai de trois ans court à partir de la décision de justice ou du paiement de l'amende forfaitaire correspondant au dernier retrait de points.
En outre, depuis le 1er janvier 2007, celui qui n'a perdu qu'un seul point peut le récupérer au bout d'un an sans infraction.
La suspension du permis de conduire ne peut être prononcée que par le préfet et le juge. Ils agissent dans des conditions différentes et les deux procédures peuvent se cumuler.
La suspension administrative
Saisi d'un procès-verbal constatant une grave infraction (dépassement dangereux, non-respect d'un stop, délit de fuite, excès de vitesse lorsque le dépassement de 40 km/h ou plus de la vitesse maximale autorisée est établi au moyen d'un appareil homologué et lorsque le véhicule est intercepté), le préfet peut prendre une mesure de suspension, après avis de la commission départementale de suspension du permis.
La procédure normale est la suivante : dans les soixante douze heures de rétention de votre permis de conduire, la suspension de celui-ci peut être prononcée par un représentant de l'Etat (le préfet du département où vous avez commis l'infraction) pour une durée de six mois maximum.
En cas de suspension administrative de votre permis de conduire, il ne peut y avoir d'aménagement de peine.La suspension prend effet le jour où la décision vous est notifiée.
Elle entraîne pour la même durée et dans les mêmes conditions la suspension de tout autre permis de conduire dont vous êtes titulaire.
Vous risquez une amende assortie d'un emprisonnement de deux ans si vous conduisez malgré une suspension administrative ou judiciaire du permis de conduire.Vous pouvez contester une suspension administrative
Comme tout acte administratif, un arrêté préfectoral de suspension de permis peut faire l'objet d'un recours.
Si la suspension a été décidée par le préfet seul, vous pouvez saisir la commission de suspension du permis de conduire dans les quinze jours suivant la notification.Si la suspension a été décidée par la commission, vous pouvez saisir le tribunal administratif.
Si la suspension a été décidée par un tribunal, vous pouvez faire appel.
La suspension judiciaire
Le tribunal de police (pour les contraventions) ou le tribunal correctionnel (pour les délits) peut décider la suspension de votre permis de conduire, en principe, pour six ans au maximum.
Cette condamnation peut être assortie d'un sursis, sauf en cas de conduite en état d'ivresse manifeste ou sous l'empire d'un état alcoolique et de refus de se soumettre aux vérifications d'imprégnation alcoolique.
Dans le cas où le sursis est autorisé, le juge a la possibilité d'aménager la suspension en accordant un "permis blanc" qui permet de conduire un véhicule pour des raisons professionnelles, sociales, familiales ou de santé, à certaines heures de la journée ou certains jours.
Attention, la loi contre la violence routière du 12 juin 2003 a supprimé la possibilité pour le juge d'accorder un permis blanc pour les délits routiers les plus graves.
Ainsi, les conducteurs condamnés pour les fautes suivantes ne peuvent bénéficier du permis blanc :
- homicide et blessures involontaires par un conducteur ;
- conduite avec une alcoolémie supérieure à 0,5 gramme d'alcool par litre de sang ;
- conduite après avoir fait usage de produits stupéfiants, quelle soit la quantité absorbée ;
- mise en danger de la vie d'autrui ;
- délit de grand excès de vitesse en récidive ;
- délit de fuite.
Le juge l'emporte sur le préfet
Si le juge et le préfet sont amenés à sévir dans une même affaire, dans l'hypothèse, peu probable, où le juge se prononce avant le préfet, ce dernier n'a plus aucun pouvoir, il doit s'abstenir de toute sanction.
Dans le cas où l'autorité préfectorale se prononce avant le juge pénal, la suspension ordonnée par le préfet cesse d'avoir effet lorsque la suspension judiciaire est définitive.
La durée de la suspension administrative s'impute alors sur la durée fixée par le juge.
Si le juge judiciaire vous relaxe alors que le préfet a prononcé une suspension, vous pouvez engager un recours devant les tribunaux administratifs.
L'administration peut alors être condamnée à vous verser une indemnité en réparation du dommage causé (Conseil d'État, arrêt du 14.12.1984).
L'annulation du permis est définitive
Le juge peut prononcer l'annulation du permis de conduire en cas de condamnation pour conduite en état d'ivresse ou sous l'empire d'un état alcoolique, voire pour refus de vérification de l'alcoolémie, délit de fuite, délit d'homicide ou de coups et blessures involontaires à l'occasion de la conduite d'un véhicule. La récidive se caractérise par la commission de deux délits de nature identique, en l'espace de moins de cinq ans.
La même sanction tombe en cas de conduite d'un véhicule malgré une décision de suspension ou de rétention du permis ou en cas de refus de restitution d'un permis suspendu.
Le juge doit prononcer l'annulation du permis en cas de récidive d'un délit de conduite sous l'empire d'un état alcoolique ou en état d'ivresse, de refus de soumission aux vérifications destinées à établir la preuve de l'état alcoolique, ou de condamnation simultanée pour l'une de ces infractions et le délit d'homicide ou de coups et blessures involontaires.
Si une telle mésaventure vous arrive, vous pourrez repasser votre permis (dans les mêmes conditions qu'en cas de perte totale de points) à l'expiration d'un délai fixé par le juge, dans la limite d'un maximum généralement de trois ans, de cinq ans en cas de délit d'homicide ou de blessures involontaires, et de dix ans en cas de récidive, de délit de fuite ou de conduite sous l'empire d'un état alcoolique.
Vos réactions (2)
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lundi 28 avril 2008 / nanar
bravo! non seulement lezs jeunes n'ont plus le droit de faire l'amour, mais ils n'ont plus le droit de s'amuser avec 1 nverre de trop! tout cela derrière une fausse idée de prévenir les accidents de la route qui est en fait un faux prétexte qu sert à ramasser le+ de pognon injustementy carf nos grands de ce monde y échappent il vaudrait mieux éviter les maladies nausocomiales qui font + de 12000 morts par an et les cancers qu ne font 120000!! -
mercredi 26 novembre 2008 / Papi
Si rien n'est réprimé c'est la jungle. on dirait t'es superman pour conduire comme schumacher alors que t'es alcoolisé. personne ne peut conduire sobrement alors qu'il est fly
