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Prendre l'avion sereinement


  • Actualisé le mardi 24 octobre 2006

Sommaire de l'article : page 2 / 4

Le mal au ventre : attention à l'alimentation

L'altitude favorise la dilatation des gaz à l'origine de maux de ventre et ballonnements. Il arrive aussi que cette dilatation de l'estomac soit mal supportée, au point de provoquer un malaise dit "vagal", c'est-à-dire une brutale chute de tension entraînant une perte de connaissance assez pénible.

Mieux vaut donc s'abstenir de prendre la veille certains aliments comme les épices, les légumes secs, le chou, les féculents… ainsi que des boissons gazeuses.

En cas de "mal au cœur", inclinez votre siège le plus près possible de l'horizontale, et restez immobile la tête penchée en arrière en évitant tout mouvement de rotation, qui pourrait créer des vertiges désagréables.

Le plus souvent, quelques précautions de bon sens permettent de supprimer ou de limiter les risques de malaise lors d'un voyage en avion. Mais, en cas de doute, signalez votre voyage à votre médecin traitant. Comme il vous connaît, il vous prescrira, au besoin, des médicaments à garder à bord, et à utiliser avant ou après le voyage.

L'inquiétude : des médicaments pour s'assoupir

L'avion est source d'anxiété pour certains passagers. Il n'est donc pas étonnant que l'on observe une augmentation des crises de tétanie et

de spasmophilie à bord.

Les personnes qui y sont sujettes ou qui sont anxieuses peuvent prendre, deux heures avant le décollage, un comprimé d'anxiolytique, mais il ne faut pas en abuser car ils provoquent une somnolence. Il en va de même bien sûr avec les somnifères. Assoupi ou apaisé, on a moins envie de bouger ou de s'étirer, alors que c'est justement ce qu'il faut faire pour éviter les problèmes de circulation sanguine.

Pour favoriser la détente, prévoyez un masque antilumière, des boules Quiès et un coussin appui-tête.

Le mal au ventre : attention à l'alimentation

L'altitude favorise la dilatation des gaz à l'origine de maux de ventre et ballonnements. Il arrive aussi que cette dilatation de l'estomac soit mal supportée, au point de provoquer un malaise dit "vagal", c'est-à-dire une brutale chute de tension entraînant une perte de connaissance assez pénible.

Mieux vaut donc s'abstenir de prendre la veille certains aliments comme les épices, les légumes secs, le chou, les féculents… ainsi que des boissons gazeuses.

En cas de "mal au cœur", inclinez votre siège le plus près possible de l'horizontale, et restez immobile la tête penchée en arrière en évitant tout mouvement de rotation, qui pourrait créer des vertiges désagréables.

Les troubles de l'oreille

Au décollage et à l'atterrissage, les oreilles et sinus ont tendance à se boucher. C'est pourquoi il est déconseillé de voyager

enrhumé, a fortiori si l'on doit décoller et atterrir plusieurs fois dans la même journée.

La compression qui s'exerce alors sur les sinus ou les trompes d'Eustache n'est pas seulement très douloureuse, elle peut aussi provoquer une otite dite "barotraumatique" avec épanchement de liquide dans l'oreille moyenne, et aboutir exceptionnellement à un percement du tympan, parfois à une dégradation irréversible de l'audition.

En cas de problème, vous pouvez vous faire prescrire par votre médecin un vasoconstricteur, type Aturgyl, et un décongestionnant comme le Déturgylone, à prendre une demi-heure avant le décollage et une demi-heure avant l'atterrissage.

Au moment où l'avion entame sa descente, bâillez, mâchez quelque chose ou buvez de l'eau à petites

gorgées.

Les problèmes circulatoires : bougez-vous

Si vous souffrez d'insuffisance veineuse, vous pouvez être gêné lors d'un vol. Les bas ou chaussettes de contention spécialement étudiés pour les voyages en avion favorisent une meilleure circulation du sang. Les jambes gonflent moins et les risques de phlébite et d'embolie pulmonaire sont réduits.

L'embolie pulmonaire est la migration dans les poumons d'un caillot de sang formé dans les veines profondes des jambes. Elle se produit souvent lorsque l'on est resté assis trop longtemps et se déclenche à l'arrivée, voire quelques jours après un vol long-courrier (vol de plus de douze heures pour les cas constatés par le service médical des aéroports de Paris).

On a accusé, de façon un peu approximative, l'exiguïté des places en classe économique, mais ces accidents se sont également produits chez des passagers qui avaient voyagé en première classe. Il est certain que les personnes qui ont des antécédents circulatoires graves devraient généralement éviter l'avion.

Elles doivent en tout cas impérativement en parler avec leur médecin, qui avisera et prescrira parfois une injection d'HBPM (héparine à bas poids moléculaire), deux heures avant le décollage. Ce médicament ralentit la coagulation du sang.

Déambulez régulièrement dans l'avion, dès que le service des repas est terminé. Sur votre siège, contractez les muscles des mollets, effectuez de petites rotations de la cheville et faites des mouvements de flexion-extension avec les pieds. Enfin, méfiez-vous de l'alcool, qui ralentit la vitesse de déplacement des globules rouges et donc la fluidité de la circulation sanguine.


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