Famille
Dossier :
Divorce, mode d'emploi
Sommaire du dossier :
- Prestation compensatoire : quelles sont les règles
- Comment modifier la pension alimentaire ?
- Les quatre procédures de divorce
- La séparation de corps : un quasi-divorce
- Combien coûte un divorce ?
- Divorce : quelles conséquences sur la famille ?
- Changer le mode de garde des enfants, c'est possible
- Fixer le montant de la prestation compensatoire
- Divorce : le sort du patrimoine
- Que devient le logement familial pendant le divorce ?
- Couples internationaux : des séparations complexes
- La pension alimentaire et la prestation compensatoire
- Séparation : quelle organisation pour les enfants ?
- Divorce : une procédure simplifiée
- Les incidences financières de la garde alternée
- La thérapie de couple est-elle efficace ?
- Régler ses comptes après une séparation
- Union libre : les conséquences de la séparation
- Quand la rupture du couple fait fuir les amis
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Fixer le montant de la prestation compensatoire
- Publié le mercredi 6 février 2008
En vigueur depuis le 1er janvier 2005, une importante réforme est venue modifier le régime de la prestation compensatoire : modalités d’obtention, conditions de révision… Tour d’horizon de ce que vous devez savoir.
Sommaire de l'article : page 1 / 10
Elle peut désormais être accordée dans toutes les procédures, au profit de la femme comme du mari, de celui qui en prend l’initiative comme de celui qui le subit…
Prévu dans un divorce sur huit
Son attribution ne dépend plus de la répartition des torts. Mais "si l’équité le commande" (par exemple en cas de violences conjugales), le juge peut s’opposer à ce que l’époux fautif en bénéficie.
Son versement n’est pas systématique. Il n’est prévu que dans un divorce sur huit et, dans 97 % des cas, en faveur de l’ex-épouse (celle-ci justifiant généralement de revenus plus faibles). Lorsqu’il a lieu en capital et en numéraire, son montant est en moyenne de 49 480 € ; sous forme de rente, il avoisine les 595 € par mois.
Elle peut désormais être accordée dans toutes les procédures, au profit de la femme comme du mari, de celui qui en prend l’initiative comme de celui qui le subit…
Prévu dans un divorce sur huit
Son attribution ne dépend plus de la répartition des torts. Mais "si l’équité le commande" (par exemple en cas de violences conjugales), le juge peut s’opposer à ce que l’époux fautif en bénéficie.
Son versement n’est pas systématique. Il n’est prévu que dans un divorce sur huit et, dans 97 % des cas, en faveur de l’ex-épouse (celle-ci justifiant généralement de revenus plus faibles). Lorsqu’il a lieu en capital et en numéraire, son montant est en moyenne de 49 480 € ; sous forme de rente, il avoisine les 595 € par mois.
L’accord des époux privilégié
La prestation compensatoire peut être fixée d’un commun accord entre les époux - ce qui est obligatoire pour un divorce par consentement mutuel - ou décidée par le juge. Quelle que soit la procédure de divorce retenue, libre à vous de conclure avec votre conjoint une convention dans laquelle vous vous entendez sur le versement (ou non) d’une prestation compensatoire. Tout est possible ou presque.
Vous pouvez prévoir un règlement sous forme de capital, de rente (temporaire ou viagère), ou selon une formule mixte associant les deux. Rien ne vous empêche de fixer des règles qui vous sont propres.
Décider, par exemple, qu’en cas de changement important dans la situation de l’un ou de l’autre, chacun d’entre vous pourra solliciter la révision du montant de la prestation (à la hausse comme à la baisse), et lister, le cas échéant, les événements susceptibles de créer cette nouvelle situation : remariage ou concubinage de celui qui la reçoit, licenciement ou divorce de celui qui la verse, etc.
Le juge tranche en cas de désaccord
Si vous ne parvenez pas à un accord, le juge saisi de votre divorce doit trancher. Au regard de multiples critères (durée du mariage ou de la vie commune, âge des époux, activité professionnelle, évolution prévisible de la situation financière de chacun), il se prononce sur l’opportunité du versement d’une prestation compensatoire pour l’un ou pour l’autre et fixe, le cas échéant, son montant.
Versement en capital….
De caractère forfaitaire - et non alimentaire -, la prestation doit en principe être réglée en capital. Ce qui, en pratique, se traduit par le versement immédiat d’une somme d’argent, et/ou par l’attribution d’un droit d’habitation ou d’usage temporaire ou viager, et/ou par l’abandon d’un bien en usufruit ou en pleine propriété (s’il s’agit d’un bien propre, l’accord de son propriétaire est alors nécessaire).
Si l’époux débiteur n’est pas en mesure de verser immédiatement la somme fixée, il peut être prévu des versements étalés dans le temps (mensuels, trimestriels…) sur une durée de huit ans maximum.
… ou rente à vie
Ce n’est que lorsque l’époux bénéficiaire n’est pas en mesure de subvenir seul à ses besoins, compte tenu de son âge ou de sa santé, que le juge peut prévoir le versement d’une rente à vie. Selon le ministère de la Justice, "les rentes viagères sont généralement allouées aux couples qui divorcent après plus de trente ans de mariage et qui disposent de revenus mensuels assez faibles : en moyenne 2 350 € pour le débiteur et surtout 764 € pour le bénéficiaire".
Une fois fixé, le montant de la prestation compensatoire devient pratiquement immuable pour celui qui en est attributaire. En effet, la législation ne lui permet pas de retourner devant le juge pour réclamer une somme plus importante : il ne pourra jamais obtenir plus que ce qui a été prévu au moment du divorce, même s’il prouve que sa situation personnelle s’est dégradée (à moins que la convention qu’il a signée avec son ex-conjoint le lui permette).
Les modalités de révision avant le 30 juin 2000
En revanche, la loi autorise l’époux débiteur ainsi que ses héritiers à solliciter, sous certaines conditions, une modification du montant de la dette. Reste que les juges ne leur accordent pas toujours satisfaction. Les modalités de révision de la prestation dépendent de la date à laquelle elle a été attribuée : avant ou après la loi du 30 juin 2000.
Si vous percevez une prestation compensatoire sous forme de rente viagère qui vous a été octroyée avant le 30 juin 2000, seul votre ex-époux ou ses héritiers peuvent solliciter du juge aux affaires familiales sa révision, suspension ou suppression.
Il leur faudra apporter la preuve que les sommes que vous recevez vous procurent un avantage excessif eu égard à la situation d’une personne âgée ou handicapée qui se trouve dans le besoin. Or, selon le ministère de la Justice, 47,5 % des demandes formulées par les époux débiteurs sont rejetées : "Les juges n’admettent pas aisément de réduire les ressources des créanciers qui sont le plus souvent peu élevées."
Les modalités de révision après le 30 juin 2000
De même, si une prestation compensatoire vous a été accordée sous forme de capital à compter de cette date, interdiction vous est faite de demander plus que ce qui vous est versé. En revanche, votre ex-conjoint peut solliciter un rééchelonnement de ses paiements en cas de changement important dans sa situation (licenciement par exemple) Mais il ne peut pas arguer d’une amélioration de votre situation pour justifier sa demande.
Si vous êtes bénéficiaire d’une rente, votre ex-conjoint peut solliciter sa réduction, sa suspension ou sa suppression en cas de changement important dans ses ressources… mais aussi dans les vôtres.
Les juges tiennent compte des changements de situation
Les juges apprécient les demandes au cas par cas, en comparant la situation respective des ex-époux plutôt qu’en évaluant séparément la situation de chacun. Ils sont sensibles à la survenance d’événements pouvant avoir une incidence sur la vie quotidienne des ex-conjoints : amélioration de la qualité de vie grâce à un héritage ou, à l’inverse, augmentation des charges à la suite d’un remariage ou de la naissance d’un enfant.
Mais "54 % des ex-époux échouent dans leur demande", précise le ministère de la Justice. De votre côté, vous ne pourrez obtenir une augmentation de votre rente que si votre ex-conjoint avait acquis sa diminution et qu’un nouveau changement dans votre situation justifie sa révision. Mais son montant ne pourra jamais dépasser celui initialement fixé par le jugement de divorce.
Recouvrement forcé
Si votre ex-époux ne vous paie pas ce qu’il vous doit, faites saisir ses comptes de dépôt ou d’épargne. Vous pouvez même réclamer le règlement des sommes auprès de son employeur ou de sa caisse de retraite si la prestation compensatoire vous est versée sous forme de rente…
Dans les deux cas, vous devez vous adresser à un huissier de justice. En dernier recours, sollicitez le Trésor public par courrier adressé au procureur de la République du TGI du domicile de votre ex-conjoint : celui-ci peut vous soutenir dans votre démarche en usant des procédures dont il dispose pour recouvrer les impôts impayés.
Prestation et succession
À la mort de l’époux débiteur, le paiement de la prestation compensatoire fait désormais l’objet d’un prélèvement sur la succession avant tout partage. Les héritiers, à titre personnel, ne sont donc plus tenus au règlement de cette dette. Si la prestation est versée en capital, le solde devient immédiatement exigible. S’il s’agit d’une rente viagère ou temporaire, la prestation est alors convertie en capital…
Mais le montant versé sera amputé des sommes que l’époux bénéficiaire est censé percevoir au titre des pensions de réversion de son ex-conjoint. Attention ! Si l’actif de la succession se révèle insuffisant pour acquitter l’intégralité de la prestation compensatoire, aucun recours ne peut être mené à l’encontre des héritiers.
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samedi 20 mars 2010 / surprise !
Ce que le maire devrait dire aux futurs mariés:
- surtout veillez chacun à ne pas gagner plus que l'autre
- surtout veillez à ne pas vous investir plus que l'autre pour votre famille; respectez votre propre santé
C'est sur que cela crééerait un nivellement par le bas ... mais au moins celui ou celle qui se bouge, au bénéfice de l'autre, ne serait pas condamné à devoir maintenir le niveau de vie indu de l'autre -
mercredi 3 mars 2010 / La bosseuse
Ah que dire de cette fameuse pension compensatoire!!!!
Je suis une femme qui s'adresse aux autres femmes. Mesdames, vous êtes nées avec une tête, deux bras et deux jambes. Vous voulez que la société vous reconnaisse et vous voulez être l'égal de l'homme mais quand il s'agit de pension compensatoire, vous faites les pleurnicheuses et vous voulez que votre ex travaille pour vous. Pour moi, Mesdames vous valez moins qu'une péripatéticienne car elle se lève et bosse même si c'est couché. Alors, levez vous et allez bosser. Moi, j'ai élevé un enfant seule sans pension et à la force de mon travail et j'en suis fière.
