Un TGV sur cinq arrive en retard

Un TGV sur cinq arrive en retard
Selon l’Autorité de la qualité de service dans les transports, 80,3 % des TGV sont ponctuels. - © Enzojz

Les retards de tous les trains font perdre 1,5 milliards d’euros à la collectivité. Des statistiques présentées lors d’un récent colloque.

Vous l’avez peut-être remarqué si vous utilisez souvent une ligne à grande vitesse : un train sur cinq arrive en retard à destination. C’est l’une des données présentées lors d’un colloque consacré à la ponctualité ferroviaire, qui s’est tenu le 2 mars à l’Autorité de la qualité de service dans les transports (AQST), rattaché au ministère de l’Environnement.

En tenant compte de tous les retards supérieurs à 5 minutes, 80,3 % des trains à grande vitesse arrivent à l’heure.

La méthodologie différente de la SNCF

Cette statistique diffère de celle publiée par la SNCF. Selon le groupe public, en 2016, le taux de ponctualité a atteint 88,9 % (8 train sur 9). Mais la SNCF utilise une autre méthodologie. Elle considère un TGV en retard selon des seuils distincts en fonction de la durée prévue du voyage. D’après le site sncf.com, les plafonds suivants s’appliquent :

  • cinq minutes pour un trajet de moins d’une heure et demi ;
  • dix minutes pour un trajet d’une heure et demi à trois heures ;
  • quinze minutes pour un trajet de plus de trois heures.

La proportion établie par l’AQST met les TGV français au quatrième rang du classement international de la ponctualité :

L’Autorité estime le taux de ponctualité des trains de banlieue d’Ile-de-France, les Transiliens, à 91,4 %, un niveau proche de celui calculé par la SNCF (91 % ou 10 trains sur 11 en 2015), la barre au-delà de laquelle il y a retard étant dans les deux cas fixée à cinq minutes.

Plus de « 2 milliards de minutes »

L’AQST évalue « à plus de 2 milliards de minutes le temps perdu chaque année par l’ensemble des voyageurs ferroviaires liés aux retards » dans le pays, tous types de trains confondus.

Conséquence : la collectivité subit « une perte de valeur économique » dépassant 1,5 milliard d’euros.

Source de l’image : Alain Sauvant/AQST