Routes nationales : la vitesse bientôt limitée à 80 km/h ?

Routes nationales : la vitesse bientôt limitée à 80 km/h ?
La limite de vitesse pourrait passer de 90 à 80 km/h sur les routes nationales. - © MoreISO

Le gouvernement envisage de baisser la limitation de vitesse sur certains axes. La limitation pourrait ainsi passer de 90 à 80 km/h.

La vitesse va-t-elle bientôt être limitée à 80 km/h au lieu de 90 km/h sur certaines nationales ou départementales ? Une expérience est menée depuis deux ans, sur une portion de la N7 dans la Drôme et sur la N151 dans l'Yonne. En 2018, cette baisse de 10 km/h pourrait s'appliquer à toutes les routes françaises qui comptent une voie dans chaque sens, sans séparation centrale.

La vitesse, premier facteur de mortalité routière

Le but de la mesure est de réduire le nombre des morts sur les routes. En 2016, 3 477 personnes se sont tuées sur les routes de France, dont près des deux tiers sur les réseaux secondaires. La France pourrait rejoindre prochainement plusieurs pays qui roulent déjà à 80 km/h sur les routes secondaires : l'Irlande, les Pays-Bas et la Suisse. La décision du gouvernement sera connue début janvier 2018.

Dégradation du réseau routier

En mars, un rapport du Sénat, intitulé « Infrastructures routières et autoroutières : un réseau en danger », dénonçait la dégradation du réseau routier français. Concernant le réseau routier national, « plus de 85 % des chaussées étaient considérées, de 2010 à 2012, en état correct (…) ce taux a commencé à baisser en 2013, pour atteindre 84,5 %, puis 83,8 % en 2014 et 83,3 % en 2015 », détaille le rapport. Cette détérioration a deux conséquences : les limitations de vitesse temporaires et les mesures de restriction de la circulation se multiplient.

Parmi les facteurs à l’origine de cette dégradation, le rapport met en cause la diminution des crédits attribués par l’Etat pour l’entretien des 9 645 km de routes nationales. Les investissements sont en effet passés de 760 millions d’euros en 2009 à 663 en 2015. En 2014, seulement 607 millions d’euros avaient été versés.