Permis de conduire : les aides pour le passer sans se ruiner

Permis de conduire : les aides pour le passer sans se ruiner
Les salariés et demandeurs d’emploi pourront passer leur permis B au cours d’une formation professionnelle. - © Gwengoat

Dès le 15 mars, vous pourrez utiliser votre compte personnel de formation (CPF) pour financer votre permis de conduire B. Cette nouvelle aide financière complète les différentes solutions déjà existantes.

Passer son permis coûte en moyenne 1 600 €, une somme souvent trop élevée pour les étudiants, les jeunes salariés ou les demandeurs d’emploi. Aussi, plusieurs aides financières existent pour préserver sa bourse.

Utiliser le CPF

À partir du 15 mars, salariés et demandeurs d’emploi pourront passer leur permis B au cours d’une formation professionnelle. Un décret paru vendredi au Journal officiel détaille l’article 66 de la loi Egalité et citoyenneté, qui a inscrit le permis de conduire (code et conduite) aux actions éligibles au CPF (Compte personnel de formation).

Concrètement, vous pourrez utiliser les heures de formation créditées dans votre CPF pour préparer l’épreuve théorique du code de la route et l’épreuve pratique.

Selon le décret, pour avoir droit à ce financement, il est nécessaire que l’« obtention du permis de conduire contribue à la réalisation d’un projet professionnel ou à favoriser la sécurisation » de votre « parcours professionnel ».

Vous ne devez pas faire l’objet d’une suspension de permis ou d’une interdiction de solliciter un permis.

Votre auto-école doit être agréée et avoir la qualité d’organisme de formation.

La formation peut être suivie durant le temps de travail si l’employeur est d’accord ou en dehors du temps de travail après avoir fait valider la demande de formation par un conseiller en évolution professionnelle.

Les frais pour la préparation du code et de la conduite seront pris en charge par l’OPCA (Organisme paritaire collecteur agréé chargé de collecter la contribution à la formation reversée par l’entreprise) ou par l’OPACIF (Organisme paritaire agréé au titre du congé individuel de formation) si le CPF complète un CIF (Congé individuel de formation).

À défaut, votre entreprise pourra également prendre en charge les frais dès lors qu’elle consacre au moins 0,2 % de sa masse salariale au financement du CPF de ses salariés.

Les autres aides financières

Les jeunes de 15-25 ans peuvent bénéficier de différentes aides financières :

  • le permis à un euro par jour : mis en place par l’Etat, en partenariat avec un grand nombre d’auto-écoles, il permet aux jeunes d’avoir une facilité de paiement. Le coût de la formation ne change pas mais elle est financée via un prêt à taux zéro d’un montant pouvant aller jusqu’à 1 200 €, remboursé par des mensualités allant jusqu’à 30 € ;
  • les communes, régions et départements proposent également des bourses pour financer le permis des moins de 25 ans. À vous de vous renseigner.

Si l’absence de permis représente un frein à l’embauche, les demandeurs d’emploi peuvent bénéficier d’une prise en charge totale ou partielle des frais par Pôle emploi, dans la limite de 1 200 € et sous certaines conditions :

  • avoir au moins 18 ans ;
  • être demandeur d’emploi depuis au moins 6 mois de manière continue (des dérogations sont possibles en cas de promesse d’embauche en CDI, CDD ou contrat d’intérim d’au moins 3 mois) ;
  • être bénéficiaire de minima sociaux (RSA, allocation aux adultes handicapés, etc.) ou
  • être bénéficiaire de l’aide au retour à l’emploi (ARE) ou de l’allocation de sécurisation professionnelle (ASP) minimale, c’est-à-dire d’un montant inférieur ou égal à 28,67 €.

Les personnes handicapées ont droit à une aide financière de l’Agefiph d’un montant de 1 000  € pour financer leur permis si ce dernier est jugé nécessaire pour obtenir un emploi ou se maintenir dans la vie active.