De nouveaux tests salivaires pour dépister les drogues au volant

De nouveaux tests salivaires pour dépister les drogues au volant
En cas de test positif à la drogue, le policier effectuera sur place un second test de confirmation. - © sestovic

Cannabis, cocaïne, amphétamines… les tests pour détecter la prise de drogues au volant ne prendront bientôt que quelques minutes. Les policiers vont pouvoir multiplier les contrôles.

Le dépistage de la drogue au volant sera plus rapide. « Dans les prochaines semaines, les commissariats et les brigades de gendarmerie vont recevoir les nouveaux kits de tests salivaires », dits de « confirmation de consommation », a rapporté au Parisien un haut responsable de sécurité routière. En quelques minutes, les forces de l’ordre pourront détecter si un conducteur a consommé du cannabis, de la cocaïne, de l’ecstasy, des opiacés (morphine, héroïne), ou des amphétamines.

Concrètement, la procédure est accélérée. Jusqu’à présent, en cas de test positif à la drogue, le conducteur devait être emmené à l’hôpital pour qu’un médecin effectue un prélèvement sanguin afin de confirmer le résultat du premier test. Désormais, le policier effectuera sur place un second test salivaire de confirmation. Il sera ensuite envoyé, comme l’est à présent l’analyse sanguine, à un laboratoire pour analyse.

Multiplier les contrôles de stupéfiants

Le dépistage peut avoir lieu en toute occasion, même lorsque le véhicule est à l’arrêt, moteur coupé. En cas d’accident mortel, il est obligatoire. « Tous les usagers de la route sont concernés, y compris les cyclistes et les personnes qui accompagnent un élève conducteur », rappelle la Sécurité routière. Et tout refus de se soumettre au test salivaire est équivalent à un test positif.

Objectif ? Gagner du temps pour multiplier les contrôles de stupéfiants et ainsi mieux lutter contre l’insécurité routière. En 2016, un peu plus de 100 000 seulement ont été réalisés contre 11 millions de tests d’alcoolémie.

Un délit passible de deux ans de prison

En 2015, parmi les 3 461 personnes décédées sur les routes, 23 % d’entre elles, soit 790 personnes, ont trouvé la mort dans un accident impliquant un conducteur sous l’emprise de la drogue, selon l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière. Le risque d’avoir un accident mortel est multiplié par quinze si l’automobiliste a mélangé cannabis et alcool.

Pour rappel, un conducteur contrôlé positif aux drogues risque deux ans de prison, un retrait de six points de permis de conduire automatiquement et une amende pouvant aller jusqu’à 4 500 euros. Des peines complémentaires peuvent être prononcées en fonction d’éventuelles circonstances aggravantes.

La Sécurité routière va, d’ailleurs, lancer, dans les semaines à venir, une nouvelle campagne télévisée pour évoquer les dangers et sanctions encourus en cas de conduite sous stupéfiants.

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