Conduite accompagnée : ce qu'il faut savoir

Conduite accompagnée : ce qu'il faut savoir

En 2011, 190 628 permis de conduire ont été délivrés via la filière de l’apprentissage anticipé de la conduite (AAC), souvent appelé "conduite accompagnée". Adolescents et parents trouvent dans cette démarche un terrain pour se retrouver.

Généralisé depuis 1989, l'apprentissage anticipé de la conduite est un vrai succès. Les chiffres sont révélateurs : au premier passage, le taux de réussite à l'examen atteint quasiment 69,5 % dans le cadre de l'apprentissage anticipé de la conduite, alors que la technique classique n'offre qu'une chance sur deux de réussite au premier examen.

La réforme de 2009 a toutefois permis une amélioration du taux de réussite de la technique classique. L’épreuve du permis est désormais basée sur un bilan de compétence et non plus sur un relevé d’erreurs. Le taux de réussite de l’épreuve de conduite a ainsi franchi pour la première fois le seuil des 60 % (60,25 %) en juillet 2010.

Plus important encore, les enquêtes faites par les assureurs tendraient à prouver que la conduite accompagnée diminue le risque d'accident chez les jeunes conducteurs !

L'apprentissage anticipé de la conduite (AAC)

L'élève doit avoir entre 16 ans et 18 ans, avoir l’accord des parents et de l’assureur du véhicule, et, posséder l’attestation scolaire de sécurité routière (ASSR) de niveau 2 ou l’attestation de sécurité routière (ASR).

Le tuteur doit être titulaire du permis depuis au moins cinq ans sans avoir commis d’infraction grave et avoir fait une demande d'extension d'assurance.

Titulaire du code, le candidat devra suivre une formation initiale de vingt heures en auto-école, conduire 3 000 km et participer à deux rendez-vous pédagogiques avec son tuteur.

Comment s'y prendre ?

Apprendre à conduire à quelqu'un, c'est d'abord accepter de donner (beaucoup) de son temps. Il faut également diversifier les trajets proposés : courts ou longs, par temps sec ou humide, en ville, sur route ou autoroute, de nuit comme de jour. Indispensables également, le calme et la confiance.

Mieux vaut garder son sang-froid et proposer une discussion après la séance de conduite pour ne pas distraire le jeune conducteur. Pour lui permettre de progresser dans sa pratique, les conseils doivent être avisés, jamais dévalorisants, et le tuteur doit continuer à conduire correctement et montrer le bon exemple.

La conduite accompagnée est une démarche intéressante au niveau familial. Outre le succès de l'enfant, le tuteur - père, mère, grand frère… - se trouve conforté dans son rôle de pédagogue. La réussite touche aussi bien le parent enseignant que le jeune conducteur. À condition que chacun y mette du sien, l'apprentissage anticipé de la conduite (AAC) a donc de réelles répercussions sur les relations.