Ordinateurs portables : tout dépend de vos besoins !

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Le marché regorge d’ordinateurs portables à prix doux dédiés à la bureautique. - © Olgart

En fonction de l’utilisation que vous ferez de votre ordinateur, il faut choisir ses principaux composants : disque dur, mémoire, carte graphique… Pour s’offrir une configuration adéquate au juste prix.

Pour un usage domestique : les polyvalents

Pour gérer vos papiers (traitement de 
texte, tableur, PDF...), naviguer sur Internet (consultation, petits jeux, vidéos...), nul besoin d’un avion de chasse ! Le marché regorge d’ordinateurs portables à prix doux dédiés à la bureautique. « Avec mon budget de 500 euros, j’ai hésité entre un PC portable et un de bureau, explique Julien, un commercial de 42 ans. À puissance égale, le second était moins cher, pourtant j’ai opté pour le portable. C’est moins encombrant dans la maison et je peux l’emporter en déplacements et en vacances, sans sacrifier le confort d’usage, avec un large écran. »

La taille de l’écran constitue en effet un élément capital. Plus il est grand – de 14 pouces (35,6 cm de diagonale) à 17,3 pouces
 (43,2 cm) – plus la lecture est agréable, surtout s’il est en Full HD. En contrepartie, il est aussi plus lourd à transporter, plus énergivore et doit être rechargé plus souvent. La taille des touches du clavier est proportionnelle à celle de l’écran,
 or les touches plus larges facilitent la saisie, y compris celle des chiffres quand un pavé numérique est présent. La configuration minimale ? De préférence un processeur quatre cœurs type Intel Pentium, Celeron, Core i3 ou AMD (à partir du A4) ; 4Go de mémoire vive pour une bonne fluidité ; un disque dur de 500 Go. Côté connectique, vous serez à l’aise avec trois prises USB (dont une 3.0, plus rapide) et, en plus du WiFi, une connexion sans fil Bluetooth.

Méfiance face aux appareils à moins de 400 euros : leurs configurations (caractéristiques matérielles) sont souvent trop justes pour être pérennes. Au-dessus de ce prix, avec ou sans promotion, la qualité grimpe d’un cran.

Pour travailler en mobilité : les ultraportables

Parfaits pour les étudiants, les professionnels en déplacement et les amateurs de beaux objets, les ultraportables (ou ultrabooks) allient polyvalence et taille mannequin : moins de 21 mm d’épaisseur et d’1,5 kg, avec des écrans à partir de 12 pouces. « En choisissant ces machines, on privilégie la mobilité plutôt que la puissance, prévient Lionel Jarlan, directeur du laboratoire d’essais de la Fnac. Il faut donc accepter une capacité de stockage limitée et une configuration raisonnable. » Il conseille ainsi de privilégier les appareils dotés d’un disque SSD, de 128 Go ou 256 Go. « Pour leur rapidité de démarrage et d’exécution des programmes et leur autonomie, notamment, précise-t-il. Vous devrez toutefois compléter leur stockage avec des clés USB ou un disque dur externe pour conserver vos données. L’option moins coûteuse consiste à choisir un disque dur hybride, qui réunit à la fois SSD et disque mécanique (HDD). Cela améliore la rapidité tout en offrant un plus grand espace pour stocker vos fichiers. »

Soyez attentif à la connectique. « La nouvelle mode est de supprimer le port jack pour gagner en finesse, signale Lionel Costa, responsable des tests informatiques du labo Fnac. Cela vous oblige à vous équiper d’un casque sans fil. » C’est le cas sur le Mac Book Air d’Apple, par exemple, accessible à partir de 1 000 euros.

Ce dernier, comme nombre d’autres ultrabooks, ne possède pas non plus de prise Ethernet. Pour vous connecter à Internet avec un câble, vous devrez avoir un adaptateur. « Pour le reste, recommande Lionel Jarlan, vérifiez que l’ordinateur possède au moins une sortie HDMI pour éventuellement brancher le portable sur un écran (TV ou moniteur) et un port USB 3.0 qui permettra de connecter un lecteur de carte mémoire externe, par exemple, avec une bonne rapidité de transmission des données. » Pour acquérir l’un de ces petits bijoux dans une configuration durable, comptez 600 euros au bas mot et, dans l’idéal, autour de 1 000 euros. Dans cette seconde gamme de prix, vous pouvez aussi vous tourner vers les PC convertibles type Yoga de Lenovo, Surface de Microsoft ou Transformer Book d’Asus, qui deviennent une tablette tactile grâce à leur clavier escamotable ou détachable.

Pour les fous d’images : les tout-puissants

Photographe ou vidéaste amateur, vous consacrez du temps à retoucher vos clichés ou à faire des montages avant de les partager en cercle restreint ou sur Internet ? Votre ordinateur doit remplir des critères parmi 
les plus exigeants avec ceux utiles pour les jeux vidéo (voir ci-après). Selon Alexandre Salque, responsable du laboratoire de 01Net Magazine, « pour la photo, l’espace de stockage est plus important que la puissance. Pour la vidéo, c’est l’inverse ». Ses recommandations ? Viser une machine équipée d’un processeur haut de gamme (Intel i3 et 4 Go de mémoire vive au minimum pour la photo, i5 et 8 Go pour la vidéo), ne pas négliger l’espace de stockage (1 ou 2 To) et la rapidité d’écriture du disque dur (a minima 7 200 tours/minute) pour transférer rapidement les fichiers depuis votre appareil ou caméra. Enfin, privilégier la présence d’un SSD (minimum 256 Go), accessible dès le milieu de gamme. « Le confort de l’écran est aussi très important, ajoute-t-il. Optez plutôt pour un confortable 17 pouces, de type IPS avec une dalle mate. Et fuyez les écrans tactiles qui, en plus de renchérir le prix du portable, vont ajouter du brillant et donc de désagréables reflets. » Le strict minimum à budgétiser : 600 euros pour une machine dédiée à la photo, 800 euros pour la vidéo.

Pour les gamers : les configurations musclées

Vous destinez votre portable à de longues séances de jeu vidéo, type League of Legends (combat d’arène), Battelfield (guerre), World of Warcraft (jeu de rôle) ou à de la réalité virtuelle (VR) ? Impossible de faire sans un 
PC de « gaming » (jeu, en français). Ces bêtes de course, au design anguleux, renferment des configurations taillées pour faire tourner des jeux dévoreurs de ressources et résister à une utilisation intensive, notamment grâce à des systèmes de refroidissement optimisés. Ce qui se répercute sur le prix.

« Pour une bonne machine capable de supporter les configurations sans cesse plus gourmandes des jeux au fil des années, comptez entre 900 et 1 200 euros, explique Alexandra Annonier, passionnée de jeu vidéo, ex-joueuse semi-professionnelle dans l’équipe Team LDLC. Les budgets plus serrés peuvent viser un modèle
 à partir de 750 euros, mais ils devront faireun compromis sur la carte graphique. » Cette dernière est l’élément primordial ! Plus sa performance augmente, plus l’expérience de jeu est immersive. Les cartes NVIDIA GeForce GTX et les AMD Radeon RX sont les plus renommées pour les jeux vidéo. Vous identifierez leurs capacités à leur numéro (par exemple GTX 950, 1 050, 1 080) : plus il est élevé, plus la carte est puissante... et la machine coûteuse. Pour les autres composants, tablez au minimum sur une mémoire vive de 8 Go et un disque dur de 1 To associé ; et si votre budget vous le permet, sur un SSD de 128 Go minimum ainsi qu’un écran mat au moins Full HD. « Concernant le processeur, attention aux préjugés, précise Alexandra Annonier, un Intel Core i7 n'est pas indispensable, le i5 suffit souvent. »

Les cinq informations à analyser sur les étiquettes

La définition de l’écran : elle détermine la qualité d’affichage et donc de rendu des images. Optez pour un écran haute définition (HD, à partir de 1280 × 720 pixels) et passez au Full HD (1920 × 1080 pixels) si votre budget le permet. L’ultra-haute définition (UHD ou 4K, 3840 x 2160 pixels) est stupéfiante, mais très chère.

La taille du disque dur (HDD) : exprimé en gigaoctets (Go), il traduit le volume de données (logiciels, documents, photos...) que l’ordinateur peut accumuler en stockage mécanique. Moins de 128 Go, c’est trop juste ! Tablez dans l’idéal sur 500 Go.

Le disque dur SSD (stockage sur une mémoire flash) : il est plus rapide, fiable et solide qu’un HDD, mais bien plus coûteux. C’est pourquoi ils cohabitent parfois dans
 la même machine. En plus de stocker vos données, le SSD accélère la capacité de calcul de l’ordinateur. Un SSD de 128 Go garantit déjà un beau gain de puissance. Attention à son pendant d’entrée de gamme, la mémoire eMMC, aux résultats bien moins probants.

Le processeur : c’est le cerveau de l’ordinateur. Sa fluidité en dépend. Deux grands fabricants occupent le marché : Intel et AMD. Chacun avec des puces plus ou moins puissantes. Dans l’ordre croissant : Celeron, Pentium et Core i pour Intel ; A4, A6, A8 ou A10, FX pour AMD.

La RAM : c’est la mémoire vive de l’ordinateur, exprimée en Go. Plus il y en a, plus la machine a du répondant. 4 Go font figure de strict minimum. L’idéal : 8 Go.