Bons plans : comment arrondir vos fins de mois

Bons plans : comment arrondir vos fins de mois

Se procurer un complément de revenu est tentant surtout quand les fins de mois sont difficiles. Voici dix pistes pour mettre, régulièrement ou ponctuellement, du beurre dans les épinards.

Offrir à son ado les vêtements dont elle rêve, constituer une cagnotte pour les prochaines vacances, améliorer l’ordinaire, ou, tout simplement, parvenir à joindre les deux bouts en cette période de crise, nombreux sont ceux et celles qui cherchent à améliorer leur situation financière. Petits boulots ou bons plans, voici dix moyens de compléter vos revenus en fonction de vos besoins, du temps dont vous disposez et de vos aptitudes.

Travailler à son domicile

Il est tentant de profiter de ses heures de liberté pour effectuer un job d’appoint à son domicile. Le conditionnement, la mise sous plis, le façonnage, le montage de bijoux, les travaux de couture s’y prêtent. Hélas, ces missions, bien que rares, sont extrêmement recherchées.

Fuyez les propositions en ligne ou les trop séduisantes petites annonces dans la presse locale et gardez présente à l’esprit l’idée que vous ne devez jamais payer pour recevoir du matériel ou des instructions de montage. Privilégiez les offres émanant de sociétés ayant pignon sur rue, et démarchez plutôt vous-même les petites entreprises, les artisans ou les boutiques de votre région qui peuvent avoir besoin de vos services à certaines périodes (mailings, surcroît d’emballage ou de façonnage au moment des fêtes…).

Cependant, Internet a permis le développement du télétravail et favorisé l’apparition de nouveaux emplois : téléprospection, hotline ou prises de commandes (en réception d’appels), mais aussi saisie de texte au kilomètre, écrivain public… Restez méfiant car les escroqueries ou les propositions peu rémunératrices sont légion. Des informations et des annonces sont disponibles sur le site www.travail-a-domicile.net.

Effectuer de courtes missions en entreprises

Télémarketing, extras en hôtellerie ou restauration, chauffeurs, hôtesses d’accueil, animations sur des lieux de vente, sondages, tâches administratives, inventaires… De nombreux petits jobs peuvent constituer un bon appoint. Traditionnellement l’apanage des jeunes, ils sont accessibles à tous, même si le statut d’étudiant est parfois demandé. L’âge peut aussi constituer un frein en terme "d’image" ou de condition physique.

Ces "jobs" correspondent à des missions ponctuelles et parfois à des temps partiels sur de plus longues périodes. Les meilleures pistes se trouvent dans les agences d’intérim (www.manpower.fr, www.randstad.fr, www.adecco.fr, www.adia.fr…), les agences d’hôtesses d’accueil (www.penelope.fr, www.dorian.fr, www.cityone.fr…) et à Pôle emploi (sur www.pole-emploi.fr). On peut aussi consulter les petites annonces locales et les sites étudiants (www.jobstage.com, www.letudiant.fr, les sites des Crous, etc.).

La ponctualité, une présentation impeccable, une bonne orthographe, voire la maîtrise d’une langue étrangère permettent de sortir du lot. Les rémunérations sont basées sur le Smic auquel s’ajoutent congés payés et prime de précarité.

Faire de la figuration

Participer à des séries télé, à des publicités ou à des longs métrages en tant que figurant, c’est amusant et plutôt rémunérateur (100 € brut par journée de tournage). Mais les postulants sont nombreux et il n’est pas facile de "percer".

Pour commencer, il faut s’inscrire sur des sites spécialisés (www.01casting.com, www.casting.fr), surveiller les petites annonces et les films en préparation dans l’hebdomadaire "Le film français"(www.lefilmfrancais.com). "Il faut adopter une démarche active… et être sympathique, explique Omri Ben-Canaan, fondateur du site www.01casting.com. Inutile de payer un photographe pour qu’il réalise un book, vous ne postulez pas pour être mannequin. Nous recherchons tous types de profils : grands, gros, seniors… Une photo bien éclairée en plan américain sur un mur blanc suffit."

Les deux principaux pôles de tournage en France sont la région PACA et l’Île-de-France. Enfin, consultez le site www.stoparnakcasting.org qui recense les principales arnaques au casting, nombreuses sur Internet. Concernant les jeux télévisés, seules les jolies filles du premier rang, recrutées par des agences d’hôtesses, sont rémunérées. Le reste du public est souvent remercié avec des chèques-cadeaux.

Louer une chambre chez soi

Une de vos chambres est inoccupée, pourquoi ne pas la louer ? Si les étudiants sont les plus demandeurs, elle intéressera aussi des salariés en mission. Vous pouvez déposer votre annonce au Crous ou à l’Alliance française ou sur des sites spécialisés comme www.chambrealouer.com ou www.mapiaule.com.

Si peu de conditions sont requises, le lieu doit cependant être salubre et meublé correctement, et le montant du loyer raisonnable, car, pour bénéficier d’une totale exonération fiscale, en 2010, il ne fallait pas dépasser 126 €/m2/an (173 €/m2/an pour l’Île-de-France). Avant de fixer le loyer, observez la concurrence et n’oubliez pas d’y ajouter les charges.

Ensuite, il faut dénicher le bon locataire ! "Nous avons reçu beaucoup de candidats car nous voulons pouvoir choisir la personne qui va cohabiter un an avec nous, partager notre maison. Dès le début, il faut établir une relation de confiance et mettre en place des règles de savoir-vivre communes", confie Bertrand, qui loue régulièrement à des étudiants bordelais. Établir un bail et remplir un état des lieux est obligatoire.

Consommer sans rien débourser

À défaut de gagner de l’argent, vous pouvez en économiser en accumulant des bons de réductions, en demandant des échantillons gratuits ou en traquant les promotions… Internet est votre principal allié.

En vous inscrivant sur les sites spécialisés (www.pixibox.com ou www.radins.com) ou sur les sites institutionnels des grandes marques (Danone, Nestlé), vous pouvez additionner les ristournes sous forme de coupons à imprimer d’une valeur allant de 0,30 € à 1 € ! Attention, leur usage est fastidieux : il faut garder l’original du ticket de caisse, découper le code-barres et envoyer le tout sans oublier de joindre un RIB et de demander le remboursement des frais d’envoi…

Enfin, avant de réaliser un achat en ligne, consultez les sites qui recensent les codes promotionnels : www.icoupon.fr, www.bon-code-reduction.com… Par ailleurs, vous pouvez débusquer les mauvais plans en vous rendant sur www.madstef.com !

Proposer un services à la personne

Ménage, bricolage, jardinage, garde d’enfants, soutien scolaire, cours, aides aux personnes âgées… Derrière l’appellation "services à la personne", se trouvent une vingtaine de métiers destinés à faciliter la vie des particuliers. Pour chaque emploi, les compétences requises ne sont pas extrêmement pointues, même si on constate une professionnalisation de ce secteur… où le sens du service rendu reste primordial.

Il existe plusieurs solutions pour dénicher un poste. Le bouche-à-oreille, les petites annonces apposées sur les vitrines des commerçants, les portes des écoles ou les panneaux de la mairie sont des moyens traditionnels efficaces. Ne négligez pas Pôle emploi, ni les sites Internet qui mettent en relation particuliers et postulants (parfois moyennant finances comme www.particulieremploi.fr ou www.kelprochoisir.com).

La création du dispositif du Cesu (chèque emploi service universel) a fait naître des centaines d’organismes agréés, associations ou entreprises. "Nous recrutons, en CDD ou en CDI, des personnes qui ont déjà un emploi à temps partiel, des bénéficiaires du RSA qui cumulent emploi et allocation, mais aussi des étudiants ou des mères de famille qui souhaitent arrondir leurs fins de mois. Passer par une association facilite les recherches", explique Laurent Grébert, qui a créé Services Plus à Abbeville. Avant de vous inscrire dans une association ou une entreprise, comparez les conditions de travail (matériel à disposition, indemnités de déplacement…).

Revendre vos objets excédentaires

Vous voulez changer de table basse ou de four à micro-ondes ? Vous envisagez de faire du tri dans vos bibliothèques et vos placards ? Ne jetez rien, tout s’achète ! Ainsi, il y a plusieurs façons de vendre ses objets excédentaires.

  • Dans les dépôts-ventes (www.troc.com, www.lacaverne.com, www.france-troc.com…), vos objets sont évalués et mis en vente (parfois avec des systèmes de boutiques en ligne). Vous en restez propriétaire jusqu’à ce qu’ils trouvent un acquéreur, mais vous n’êtes payé qu’à ce moment-là (moins une commission).
  • Dans les cash-converters (www.toutcash.com, www.cashexpress.fr, www.cashconverters.fr…), vous apportez vos objets qui sont testés et estimés. Vous êtes immédiatement rémunéré et le magasin se charge ensuite de les revendre.
  • Dans les brocantes ou les vide-greniers, dans la limite de deux participations par an. Cela vous permet de céder vos biens au prix souhaité et de disposer immédiatement de l’argent de la vente sans autres frais que la location de l’emplacement (entre 3 et 10 € le mètre linéaire).
  • Sur Internet sur www.ebay.fr (ventes aux enchères), sur www.princeminister.fr (prix fixes) et bien d’autres. Attention aux malentendus sur la qualité des objets, aux problèmes de paiement ou de livraison.

Transformer sa voiture en support publicitaire

Vous avez certainement déjà croisé des voitures couvertes d’autocollants publicitaires. Ce ne sont pas toujours des véhicules de société, ils peuvent appartenir à des particuliers ! Transformer sa voiture en support de publicité permet de gagner de 70 à 300 € par campagne selon la durée et la taille de l’affichage (de quelques stickers sur les portières jusqu’à une voiture entièrement recouverte transportant un objet sur le toit).

En Île-de-France, le marché se porte principalement sur les propriétaires de Smart, mais, dans les autres grandes villes, les possesseurs de tous types de véhicules - récents et en bon état - peuvent postuler. La préférence va aux voitures "branchées" (Fiat 500, Mini Cooper, Audi TT, etc.). Une fois les autocollants spéciaux posés, vous vous engagez à parcourir un certain nombre de kilomètres par mois en agglomération (1 300 km chez Carlogo) et à stationner en extérieur. Les inscriptions se font en ligne et vous êtes contacté si besoin. Plusieurs sociétés se sont lancées sur ce créneau : www.carlogo.com, www.otocomcom.com ou www.movinpub.com.

Organiser des ventes à domicile

La vente à domicile, ou "vente en réunion", est un métier en pleine expansion qui laisse une grande autonomie. Elle séduit majoritairement les femmes. Cela consiste à convier un cercle de relations dans le salon d’un particulier pour organiser une vente de cosmétiques, lingerie, bijoux, produits d’entretien, ustensiles de cuisine ou encore… d’objets sexy.

"Il n’y a pas de limite d’âge ni de considération sur l’expérience. Nous rencontrons des mères au foyer qui n’avaient jamais travaillé, d’autres qui exerçaient dans un domaine très différent, etc. Ce qui compte, ce sont les qualités relationnelles, explique Jean-Christophe Danchaud, porte-parole de la Fédération de la vente directe (FVD ; www.fvd.fr). Les rémunérations sont liées au pourcentage des ventes (20 à 30 % en moyenne). Celles qui organisent deux à trois réunions par semaine peuvent percevoir un revenu proche du Smic."

Choisissez le produit avec lequel vous avez des affinités, puis sélectionnez une entreprise de vente à domicile. Vérifiez son sérieux (adhésion à la FVD, ancienneté, témoignages…) et le type de formations qu’elle propose. "Il est normal qu’elle vous demande un droit d’entrée, mais il ne doit pas excéder une centaine d’euros", précise Jean-Christophe Danchaud.

Ensuite, vous devez signer un contrat précisant votre statut de vendeur à domicile indépendant (VDI). Il vous permet de vous inscrire au régime général de la Sécurité sociale et de percevoir des prestations sociales (santé, maternité, invalidité et décès), à partir d’un minimum de revenus. En revanche, comme il ne prévoit pas de cotisations à l’Assedic, ce statut n’ouvre pas de droits à une allocation-chômage. Mais ce statut autorise le cumul avec une autre activité professionnelle. Dans ce cas-là, vous pourrez recevoir l’ARE (Aide au retour à l’emploi) sous certaines conditions. Par ailleurs, le VDI doit déclarer ses revenus.

Participer aux réunions de consommateurs

Les grandes marques souhaitent tester leurs publicités, leurs sites Internet, leurs produits cosmétiques ou alimentaires avant de les lancer sur le marché. Elles utilisent des panels de consommateurs généralement gérés par des sociétés spécialisées.

Afin d’intégrer un panel, il faut s’inscrire, gratuitement, sur différents sites Internet comme www.avisconso.com, www.panelconso.com, www.reunions-consommateurs.com, www.refletclient.fr, www.qualith.com, www.stephenson-etudes.fr, www.cityzentest.fr ou www.mouvance.fr. Vous devez remplir un questionnaire souvent très détaillé et attendre d’être contacté. On vous demandera de répondre à des enquêtes en ligne (indemnisation par des échantillons et des chèques-cadeaux sur la base de 8 € de l’heure) ou d’assister à des réunions de consommateurs.

La participation à ces réunions implique que vous soyez disponible et induit une rémunération en argent (45 € pour une réunion de trois heures sur www.avisconso.com). Certaines sociétés recherchent des "clients mystère" pour tester "en anonyme" restaurants, garages, boutiques ou services… Enfin, certains sites comme Ciao ! mettent en place des systèmes de points pour les avis déposés en ligne, mais ces points ne se transforment qu’en une rémunération quasi symbolique (www.ciao.fr).

Attention aux arnaques !

Avoir besoin d’argent ne doit pas vous rendre crédule, d’autant que les escrocs sont à l’affût. Méfiez-vous d’Internet, et en particulier, des offres mirobolantes : on ne fait jamais fortune "facilement", et n’oubliez pas que l’on ne doit pas vous demander d’argent pour vous permettre de travailler. Consultez les sites www.lesarnaques.com ou www.arnaques-infos.org (association partenaire de l’UFC-Que Choisir).

Dans le cas de la vente à domicile, si vous devez acheter un stock, il doit obligatoirement exister une garantie de reprise. Attention à la vente pyramidale qui est interdite : elle consiste à payer pour s’inscrire puis à récupérer cette somme en recrutant de nouvelles personnes qui s’inscrivent et payent… Actuellement, plusieurs sociétés sont dans le collimateur de la Direction générale de la concurrence, de consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) comme la société américaine de téléphonie ACN (477 € de frais d’entrée).

Vérifiez l’existence de l’entreprise sur les sites www.infogreffe.fr ou www.societe.com. Prenez le temps de lire, sur le site Internet de la société, la rubrique "Qui sommes-nous ?", le contenu en bas de la page d’accueil des "Mentions légales" où vous trouverez des informations sur la société (adresse, déclaration Cnil). Et, surtout, écoutez votre bon sens.