Le retrait d’espèces en magasin, c’est pour bientôt !

Le retrait d’espèces en magasin, c’est pour bientôt !
Le retrait d’espèces en magasin, c’est pour bientôt ! - @MinervaStudio

Le gouvernement est favorable au développement de la pratique du « cashback », qui permet aux particuliers de retirer de l’argent auprès d’un commerçant lors d’un achat.

Les particuliers peuvent retirer de l’argent chez les commerçants en cas d’achat (cashback) depuis le 13 janvier 2018, en vertu de la directive européenne sur les services de paiement dans le marché intérieur.

L’ordonnance du 9 août 2017 transpose cette directive européenne et le Parlement examine actuellement le projet de loi devant la ratifier.

Ce projet de loi complète le dispositif de l’ordonnance sur l’accompagnement du cashback. Il vise à offrir un cadre lisible et stable pour les commerçants afin :

  • de favoriser le développement de cette pratique ;
  • d’assurer la qualité de la circulation de la monnaie fiduciaire sur l’ensemble du territoire ;
  • et de prévenir les risques de blanchiment en précisant ses modalités, en particulier en fixant des seuils de retrait.

Selon le gouvernement, ce service présente des avantages pour les commerçants :

  • Ils pourront proposer un nouveau service à leurs clients, service qu’ils pourront facturer s’ils le souhaitent. Ce service additionnel permettra d’attirer davantage de clientèle en magasin ;
  • Ils pourront gérer plus efficacement leurs encours en caisse.

Toujours selon le gouvernement, ce service "bénéficiera également aux consommateurs qui verront ainsi élargie la palette des services auxquels ils peuvent accéder auprès de leurs commerçants".

Plus important encore, ce service permettra de répondre à l’isolement des territoires les plus reculés où les relais d’accès aux espèces sont souvent trop limités ou trop éloignés. C’est là une réponse à une préoccupation sur laquelle mon attention est régulièrement appelée. C’est par conséquent une proposition à laquelle, je le sais, les élus locaux sont très attachés », ajoute Delphine Gény-Stephann, secrétaire d’État auprès du ministre de l’économie et des finances.

A noter, ce service existe notamment en Allemagne, en Espagne, en Belgique et au Royaume-Uni.