Camping : 7 conseils pour faire respecter ses droits

Voyager autrement en échangeant sa maison
Informez-vous sur la catégorie et le prix et vérifiez si vous êtes bien assurés. - © Dougberry

Prix, confort, hygiène, réservation… Les campeurs ont le droit de passer des vacances tranquilles, à l'abri des litiges.

La France dispose de plus de 10 000 terrains de camping, qui offrent environ 1 million d'emplacements. Les amateurs de vacances sous la tente ont le choix entre de simples sites naturels et des installations présentant un confort et des services dignes d'un club de vacances. Mais quelle que soit la catégorie du camping, campeurs et professionnels doivent respecter les mêmes règles.

Un classement par étoiles

Les campings sont classés par la préfecture du département, après une visite de contrôle auprès d’un organisme évaluateur accrédité par le COFRAC (Comité Français d’Accréditation). On leur attribue des étoiles, de 1 à 5. La grille de classement contient 204 critères répartis en 3 grands chapitres : équipements, services au client, accessibilité et développement durable.

Elles vous informent également sur la superficie des emplacements dont vous disposerez (pas moins de 70 m2 pour un terrain une ou deux étoiles et 80 m2 pour un trois ou quatre étoiles). Reste que les prix (obligatoirement affichés à l'entrée du terrain) sont libres… Ils doivent néanmoins être affichés tout comme le réglement intérieur du camping, à l'entrée du terrain et au lieu de réception de la clientèle. Un original de la facure détaillée doit vous être remis.

Arrhes ou acompte ?

Pour décrocher les meilleurs emplacements, certains campeurs préfèrent réserver leur place des mois à l'avance. L'usage veut qu'à cette occasion ils versent 25 % du prix total du séjour. Bien que cette pratique ne soit pas réglementée, il est prudent de ne pas payer davantage et d'exiger un reçu écrit.

Attention ! Si cette somme est qualifiée d'acompte, vous êtes définitivement engagé. Ni vous ni le professionnel ne pouvez vous dédire. En cas d'empêchement, celui qui manque à ses engagements devra indemniser l'autre. Vous perdrez ainsi votre acompte et vous vous exposerez au risque d'avoir à régler des dommages et intérêts d'un montant égal à la totalité du prix du séjour.

En revanche, si l'avance versée correspond à des arrhes, vous ne perdrez que cette somme. Et si c'est le professionnel qui annule, il devra vous rembourser vos arrhes et vous verser en plus une indemnité du même montant. Enfin, à votre arrivée sur le site, il peut vous être réclamé le paiement de la totalité du séjour. N'hésitez pas à négocier pour ne régler qu'une partie de la somme et acquitter le solde la veille de votre départ.

Etes-vous bien assurés ?

Avant de partir, informez-vous sur les clauses de vos assurances. Certains contrats d'assurance en responsabilité civile couvrent les dommages causés par incendie ou explosion en dehors de son habitation et n'excluent pas le camping ! Le campeur peut demander à son assureur une extension de garantie. Pour le vol, seul les objets enfermés dans un lieu hermétiquement clos ou laissés sous surveillance peuvent être garantis. Il faut aussi vérifier que la garantie "mobilier hors domicile" joue pour le camping.

Litiges : connaître les règles du jeu

Selon Fabienne Pionneau, directrice de la Fédération française de camping et de caravaning (FFCC), "même si la qualité de l'offre atteint aujourd'hui un niveau globalement très convenable, des litiges peuvent toujours surgir. En pleine saison, les plaintes portent essentiellement sur la propreté et la promiscuité."

Ainsi, si, durant votre séjour, vous constatez que les douches sont impraticables ou que les poubelles ne sont pas vidées, commencez par vous plaindre auprès de la personne responsable des lieux. Si votre démarche reste sans effet, n'hésitez pas à vous rendre à la mairie pour qu'elle intervienne. Un camping qui ne répond pas aux normes d'hygiène et de sécurité peut être fermé.

Si ces difficultés vous incitent à écourter vos vacances, exigez la restitution intégrale des sommes qui correspondent à la partie de séjour que vous n'avez pas effectuée. Faites de même si vous découvrez que les promesses de confort ou de services ne sont pas tenues. Un gestionnaire de camping qui fait miroiter dans ses dépliants - ou sur son site Internet - une piscine qui se révèle vide ou un mini-club qui n'est pas opérationnel encourt des sanctions pour publicité mensongère.

Respectez le règlement intérieur

Une fois dans le camping, sachez que vous êtes soumis aux dispositions du règlement intérieur, qui peut interdire l'accueil de chiens, proscrire l'usage de barbecues, imposer des limitations de circulation des véhicules entre 22 heures et 7 heures… Quand le règlement n'est pas affiché à l'entrée du terrain, demandez à le consulter au bureau d'accueil.

Si, pendant votre séjour, vous êtes victime d'un vol, il sera difficile de mettre en cause la responsabilité du gestionnaire du camping, même si son terrain est surveillé jour et nuit par un gardien. Par contre, si des objets déposés au coffre du camping sont dérobés, vous pouvez vous retourner contre lui et mettre en jeu sa responsabilité devant le juge de proximité.

Quant au camping sauvage, il a aussi ses codes. Pas question de planter votre tente sur une plage, dans un bois, une forêt… Les terrains publics sont tout simplement interdits aux campeurs. Et si l'envie vous prenait de camper sur un terrain privé, n'oubliez pas de demander son autorisation au propriétaire.

Pour trouver le bon terrain

Pour évaluer un camping, vérifiez s'il dispose d'un label.

Les sites "Camping qualité" vous garantissent un séjour calme en harmonie avec l'environnement (propreté irréprochable).

Renseignements sur campingqualite.com

Les sites "Camping Clef verte" ne peuvent pas accueillir plus de 50 familles par hectare et sont tenus d'organiser une vraie gestion de l'eau, de l'énergie, des déchets.

Renseignements sur laclefverte.org

Et le camping sauvage ?

Si le cemping pratiqué isolément est autorisé, vérifiez que l'emplacement n'est pas interdit et que vous avez l'autorisation du propriétaire. Camper en dehors des terrains de camping peut être interdit par le maire de toute zone publique. L'interdiction peut être temporaire ou permanente. Vous pouvez vous informer en mairie ou près des zones concernées. Par exemple, il est interdit :

  • sur les routes et voies publiques
  • dans les sites classés, inscrits ou protégés
  • à moins de 500 m d'un monument historique
  • dans les réserves naturelles
  • sur les riavges de la mer