Comment bien se faire indemniser par son assurance ?

Assurances
Quelle que soit l’ampleur des dégâts, l’assureur s’appuie sur des preuves pour vous indemniser. - © shutter_m

Un dégât des eaux, un cambriolage... Pour obtenir une meilleure indemnisation de votre assurance, soyez vigilant, aussi bien lors de la souscription de votre multirisque habitation que par la suite.

1 – Lister les garanties de votre assurance

Une assurance multirisque habitation couvre a minima l’incendie, les tempêtes et autres événements climatiques, les dégâts des eaux, les catastrophes naturelles, les attentats, les actes de terrorisme et votre responsabilité civile vie privée (dommages involontaires que vous et vos proches causez à des tiers).

En revanche, certaines garanties qui pourraient vous paraître indispensables peuvent ne figurer qu’en option : le vol, le vandalisme, les dommages électriques, le bris de glace, la garantie scolaire des enfants, la protection juridique ou encore les garanties dites de confort (voir point n° 5).

Pensez aussi à bien répertorier tous les locaux à assurer (cave, garage, abri de jardin, etc.) et vérifiez s’il existe une garantie villégiature qui vous couvrira si vous louez un logement pour les vacances. Une assistance opérationnelle (serrurerie, vitrier), mobilisable même sans sinistre, peut également être bien utile.

2 – Réviser le montant du capital assuré

Une fois déterminé le montant du capital mobilier à assurer, on a tendance à ne plus s’occuper de rien pendant des années. Or il évolue en permanence : il suffit, par exemple, de changer ses meubles de salon ou d’installer une véranda pour qu’il ne corresponde plus à la valeur de vos biens. Vérifiez-le tous les trois à quatre ans et prévenez votre assureur si besoin.

3 – S’assurer que les biens sont sécurisés

La présence de moyens de protection (porte blindée, volets, etc.), et surtout leur fermeture effective, est indispensable pour pouvoir être indemnisé en cas de vol, que ce soit lors d’une absence dans la journée (plus de 12 heures, par exemple), la nuit ou plusieurs jours d’affilée. Listez-les équipements et les conditions indiquées dans votre contrat pour éviter toute mauvaise surprise.

4 – Être vigilant pour les objets « sensibles »

Ce sont les objets non inclus dans le capital mobilier usuel : ceux dont la valeur unitaire dépasse 5 000 € par exemple, ceux que votre assureur définit comme des « objets de valeur » (bijoux, tableaux, fourrure, etc.), le matériel de sport, le matériel professionnel ou les objets qui vous sont confiés. Les plafonds d’indemnisation de ces objets sensibles sont spécifiques et souvent insuffisants : les vérifier et les ajuster est impératif.

5 – Regarder de plus près les options

Certaines options peuvent vous éviter de souscrire des extensions de garantie lorsque vous achetez des appareils électroménagers ou un téléphone portable, par exemple. Selon vos priorités, les garanties bris de glace, perte du contenu du congélateur ou frais de relogement en cas de gros sinistre peuvent être utiles.

6 – Envisager la garantie « valeur à neuf »

Les biens mobiliers endommagés ou volés sont généralement indemnisés en valeur d’usage, c’est-à-dire à leur prix au jour du sinistre, auquel s’ajoute un coefficient de vétusté. En optant pour une indemnisation en valeur à neuf, la vétusté ne s’applique pas.

7 – S’informer sur la réparation en nature

Trouver un artisan pour remettre son logement en état est parfois délicat. En plus d’une indemnisation classique, vous pouvez opter pour la réparation en nature : l’assureur s’occupe de tout en mandatant chez vous le professionnel adéquat (couvreur, peintre, vitrier, etc.).

8 – Évaluer les franchises

Elles varient selon les contrats et parfois les garanties (seule la franchise « catastrophes naturelles » de 380 € minimum est fixée par les pouvoirs publics). Plus elles sont élevées, plus le tarif du contrat est attractif. À l’inverse, des franchises réduites augmentent la cotisation. À vous de vous positionner.

9 – Avoir une appli pour déclarer les sinistres

Loin d’être un gadget, l’application smartphone de votre assureur vous permet de déclarer votre sinistre au plus vite et d’envoyer quelques photos. C’est un véritable atout !

10 – Constituer le dossier d’indemnisation


Quelle que soit l’ampleur des dégâts, l’assureur s’appuie sur des preuves pour vous indemniser : factures de réparation, attestations de valeur sur un acte notarié de donation ou de succession, photos en situation... Pour ne pas être pris au dépourvu, prenez des photos, scannez les documents et stockez-les sur votre ordinateur et/ou sur un disque externe. N’oubliez pas de renouveler cette opération à chaque nouvel achat.

Contact utile

Fédération française de l’assurance (ffa-assurance.fr, pour obtenir des renseignements sur les indemnisations).

« Faire un point avec son assureur est indispensable »

Stéphane Penet, directeur des assurances de biens et de responsabilité à la FFSA

« Les garanties d’une assurance multirisque habitation évoluent régulièrement en fonction des modes de vie. Par exemple, la réparation en nature figure désormais dans nombre de contrats, alors que ce n’était pas le cas il y a quelques années. Selon la politique commerciale des compagnies d’assurances, certains anciens contrats n’en bénéficient pas automatiquement. Il est donc indispensable de faire un point régulier avec son assureur pour vérifier la cohérence du contrat souscrit en regard de sa situation et ajouter,
 si besoin, les garanties nouvelles. »

Et aussi sur Dossier familial