Quand la cosmétique devient 'bio'
Quand la cosmétique devient 'bio'
Les principaux labels beauté "bio"
On retrouve les mêmes labels que ceux apposés sur les produits d’entretien ou textiles, mais avec des contrôles spécifiques.
Cosmébio
L’association, qui réunit plus d’une centaine de laboratoires, a élaboré un cahier des charges pour deux labels, un pour la cosmétique biologique (Cosmétique bio charte) et l’autre pour la cosmétique écologique (Cosmétique éco charte). Le label Cosmétique "bio" implique que 95 % des ingrédients végétaux utilisés soient produits à partir de l’agriculture biologique.
Moins exigeant, le label Cosmétique "éco" garantit que le produit contient au minimum 50 % d’ingrédients biologiques sur le total des ingrédients végétaux. Ces deux labels ont été délivrés, après un contrôle d’Écocert ou de Qualité France, sur plus de 4 000 produits. Ce sont les plus répandus.
Écocert
C’est un organisme de contrôle et de certification agréé par le ministère de l’Industrie. Il délivre sa propre marque de certification avec un cahier des charges très proche de celui de Cosmébio (95 % des ingrédients végétaux utilisés proviennent de l’agriculture biologique pour Écocert cosmétique biologique ; 50 % des ingrédients végétaux utilisés proviennent de l’agriculture biologique pour Écocert cosmétique écologique).
Nature et Progrès Cosmétique Bio-écologique
Cette fédération de consommateurs et de producteurs a élaboré dès 1998 un cahier des charges de la cosmétique "bio". Il impose que 100 % des ingrédients issus des végétaux ou d’animaux (produits de ruche, lait) soient d’origine "bio".
Il exige également que 70 % des produits de l’entreprise répondent aux règles Nature et Progrès au jour du dépôt de la demande de certification Nature et Progrès. Une précaution prise pour empêcher une multinationale de créer une gamme "bio" dans le seul but de se donner une image écologique. C’est le label le plus exigeant. Il est contrôlé par un organisme indépendant, Certipaq. Une cinquantaine de producteurs de cosmétiques peuvent y prétendre.
Les labels étrangers
Dans d’autres pays européens existent aussi des labels que l’on peut retrouver sur des produits vendus en France ou via Internet : AIAB en Italie, BDIH en Allemagne, Écogarantie en Belgique ou Soil Association en Grande-Bretagne. Les organismes à l’origine de ces marques préparent un label européen avec Écocert.
Les huiles, essentielles mais concentrées
Pin, eucalyptus, verveine ou citronnelle, les huiles essentielles sont des extraits de plantes obtenus par distillation. Elles sont utilisées en cosmétique pour leurs propriétés : le cèdre contre les cheveux gras ou l’ylang-ylang pour adoucir la peau, par exemple.
Toutes ne se valent pas - certaines sont synthétiques ou coupées avec d’autres substances -, aussi le label AB, la mention Écocert ou Nature et Progrès constituent-ils des gages de qualité. Même lorsqu’elles s’affichent 100 % naturelles, les huiles essentielles peuvent provoquer des effets indésirables, comme l’a rappelé l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé en mai dernier.
Il s’agit de produits concentrés très puissants, aussi faut-il éviter de les mettre en contact avec les yeux, les oreilles, les muqueuses, de les appliquer pures sur la peau. On prendra soin de toujours se laver les mains après utilisation. Enfin, on n’en fera pas un usage prolongé sans avis médical et, surtout, on ne les laissera pas à la portée des enfants.
Autre article : Bio : un gage de qualité ?
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Au niveau du prix il serait bon de publier un comparatif.
En autre il y a BIO et BIO, le mot est souvent employé pour attirer. Une grande prudence s'impose ! et surtout...bien lire le pourcentage d'ELEMENTS ACTIFS qui diffère du tout au tout.