Labels de qualité : un surcoût justifié

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Labels de qualité : un surcoût justifié

Les produits de qualité supérieure sont plus chers que les autres. Parce qu'ils supportent des contraintes de production importantes : matière première plus onéreuse, main-d'œuvre plus nombreuse, etc.

La qualité ne se décrète pas. Elle s'acquiert par la mise en place de structures, de matériels et de procédures élaborés, ce qui représente un investissement en hommes et en moyens. Elle se vérifie au travers de contrôles réalisés par un organisme indépendant.

Label rouge : ce qu'il garantit

Identifiable à son logo rouge vif, le label Rouge atteste d'une qualité supérieure à celle standard. Grâce à un mode de fabrication (alimentation, conditions d'élevage, abattage…) strictement encadré. Ainsi, la production moins intensive (alimentation à base de céréales, parcours en plein air, abattage plus tardif pour les bêtes, récolte à maturité, limitation de l'irrigation pour les végétaux…) garantit des aliments nettement plus savoureux.

En outre, l'utilisation d'antibiotiques de croissance dans l'alimentation des bêtes est rigoureusement interdite. Pour que ces obligations ne restent pas lettre morte, la surveillance est double : examen du dossier par le Comité national des IGP, STG (2) et label Rouge de l'Institut national de l'origine et de la qualité (INAO), puis contrôles sur place (deux par an en général) par un organisme accrédité et agréé.

Ne pas confondre qualité et terroir

Si le label Rouge garantit une qualité supérieure, il n'est pas, en soi, le signe d'une exploitation artisanale ni même d'un terroir. Il s'engage sur une qualité supérieure, mais pas sur une typicité régionale. Il n'impose aucune obligation même si certains agriculteurs se contraignent à utiliser des matières premières locales et des méthodes traditionnelles.

Pour être sûr de consommer des produits de qualité supérieure, élaborés dans de petites exploitations, le consommateur devra choisir des aliments "label Rouge" avec la mention "fermier". Enfin, prudence concernant les produits "label Rouge" transformés (charcuterie, plats préparés) : les cahiers des charges n'imposent pas toujours l'utilisation d'une matière première "label Rouge" !

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1 RÉACTIONS À L'ARTICLE
Par consommactif Jeudi 16 octobre 2008
Evaluer sérieusement la qualité à un coût !
Les frais que vous mentionnez peuvent paraître élevés au regard d'un budget familial mais sont raisonnables pour une entreprise. Ils sont en outre beaucoup moins élevés que le cout d'une certification label rouge. Je pense donc que c'est un faux débat. La seule question qui vaille est : est ce que c'est sérieux ou pas ? Personnellement demander leur avis aux consommateurs me semble une bonne idée !
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