Faut-il respecter les dates limites de consommation ?
Faut-il respecter les dates limites de consommation ?
De temps à autre, par mégarde ou par insouciance, il arrive que l'on mange un produit qui a dépassé la date limite de consommation (DLC). Cette attitude n'est pas exempte de risques.
En règle générale, tous les professionnels de la santé déconseillent de prendre des libertés avec les dates limites de consommation, car tout "dépassement" entraîne un risque pour la santé. Par ailleurs, la DLC n'est plus fiable dès lors qu'un produit a été entamé : il faut alors le consommer dans les 48 heures, qu'il s'agisse de charcuterie, de lait ou de jus de fruit.
En outre, la congélation d'un produit "limite" ou dont la DLC est dépassée est totalement déconseillée, car, si la congélation stoppe la multiplication des bactéries déjà présentes, elle ne les tue pas. Pire, lors de la décongélation, la prolifération microbienne reprend et le consommateur risque une intoxication alimentaire.
Que dit la loi ?
La législation est complexe. L'article R. 119-5 du Code de la consommation précise seulement que l'étiquetage des produits alimentaires doit comporter "la date jusqu'à laquelle la denrée conserve ses propriétés spécifiques ainsi que l'indication des conditions particulières de conservation".
Les industriels ont traduit la réglementation en distinguant deux définitions : la date limite de consommation (DLC) et la date limite d'utilisation optimale (DLUO).
Dépasser la DLC : un risque réel
C'est la notion de "risque" qui marque la différence entre un produit portant une date limite "de consommation", pour lequel il est indiqué en clair "à consommer jusqu'au… ", et un autre doté d'une date "d'utilisation optimale", portant la mention "à consommer de préférence avant…".
En effet, la DLC est obligatoire pour les produits périssables, dont la consommation au-delà de cette date peut présenter un danger immédiat pour la santé : salmonellose, gastro-entérite, listériose, botulisme, infection aux staphylocoques, aux mycotoxines…La DLUO n'est, elle, qu'indicative. Au-delà, la denrée peut avoir perdu de ses qualités, mais elle ne présente pas nécessairement une menace pour la santé : le café perd son arôme, la teneur en vitamines du lait infantile en poudre faiblit, une pâtisserie devient sèche…
Cependant, dépasser une DLUO n'est pas dépourvu de risque. Qu'il s'agisse de DLC ou de DLUO, une règle d'or prévaut : il faut les respecter et dans tous les cas éviter de consommer un produit visiblement périmé.
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bonjour mon boudin noir indique une dlc au 24 04 2011 mon contrat date et de 2 jours kan dois je l enlever le 21 au soir ou le 22 au soir merci