Décoder les crédits

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Revolving : s’en passer sans se priver !

Un prêt "revolving" est en général la solution la plus coûteuse pour financer un achat ou une dépense exceptionnelle. En effet, non seulement les taux de ces crédits sont souvent dissuasifs, notamment en magasin, mais la mensualité demandée à l’emprunteur est fixée, elle, à un niveau assez faible. Le prêt est donc remboursé lentement, et les intérêts s’accumulent au fil des mois. Pour faire des économies, l’idéal est d’apprendre à se passer de ce crédit si pratique. Ce ne sont pas les moyens qui manquent pour le remplacer.

Puiser dans son découvert autorisé

Se payer ses petites folies sans aucun prêt ? C’est possible, il suffit d’accepter de se retrouver à découvert sur son compte bancaire (et d’avoir préalablement signé une autorisation de découvert autorisé). Bien sûr, les agios sont calculés à un taux d’intérêt souvent élevé, mais en général, le découvert ne dure que quelques jours, le temps que le salaire soit versé. Dans ce cas, les intérêts ne continuent pas de courir tout le mois. C’est donc plus économique. Attention quand même à ne pas dépasser la limite du découvert accordée par la banque.

Souscrire un prêt personnel

Son taux est en général plus attrayant et les banques l’accordent sans interroger leur client sur la dépense financée. Mais, alors qu’un crédit revolving peut financer un achat de petits montants, un prêt personnel n’est, lui, accordé en général qu’à partir de quelques milliers d’euros.

L’astuce ?

Tout emprunteur est autorisé à rembourser par anticipation et sans pénalité son crédit permanent (mais parfois, en cas de remboursement partiel, seulement pour un montant minimum). Rien n’interdit donc, si l’on souhaite renoncer à son crédit revolving, de le solder grâce à un prêt personnel moins gourmand en intérêts.

Le bon plan du prêt étudiant

Le prêt étudiant est encore plus précieux qu’on ne l’imagine ! Souvent accordé à des taux d’autant plus attractifs que le jeune emprunteur suit un cursus prestigieux, il est bien sûr avant tout destiné à financer les études. Mais il peut donc tout aussi bien servir à régler les frais de scolarité qu’à acheter une voiture (fort utile pour se rendre à la fac), s’offrir un voyage d’étude (indispensable pour approfondir un thème de cours…), un nouveau canapé pour meubler sa chambre d’étudiant, ou simplement financer les dépenses quotidiennes. Tout comme un banal crédit à la consommation, qui est en général, lui, beaucoup plus coûteux.

En prime, les conditions de remboursement du prêt étudiant sont plus souples, puisque l’emprunteur est libre de commencer à le rembourser immédiatement… ou de ne le faire que quelques années plus tard, une fois qu’il aura commencé à travailler. Conclusion ? Les jeunes ont tout intérêt à demander ce prêt, quand ils le peuvent, plutôt qu’un prêt personnel ou un crédit revolving.

Seules limites : les parents de l’étudiant doivent en général se porter caution pour lui. Et bien sûr, même si ce crédit est moins onéreux, il faut quand même disposer le moment venu des revenus suffisants pour le rembourser.

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