Pour aller plus loin
Choisir le commerce équitable
- Actualisé le lundi 26 février 2007
De plus en plus de produits, en vente dans les rayons de nos supermarchés, se réclament du commerce équitable, une notion aux contours encore flous.
La charte du commerce équitable
D'après cette charte, les produits doivent avoir été fabriqués ou cultivés dans le respect des droits de l'homme (pas de travail forcé ou de travail des enfants, absence de discriminations, garantie des libertés syndicales, etc.), dans le respect de l'environnement (préservation des écosystèmes, etc.), et un prix juste doit rémunérer les producteurs, leur garantissant ainsi un niveau de vie décent.
Par exemple, contre les 15 centimes versés traditionnellement à un producteur de café paquet de 250 g de pur arabica, l'importateur du commerce équitable versera 62 centimes.
Les labels sont-ils fiables ?
La plupart des labels correspondent à des initiatives privées pour encadrer les articles issus du commerce équitable.
Sur les produits alimentaires, c'est le label Max Havelaar qui garantit ce respect des standards internationaux du commerce équitable. Des contrôles sont effectués tout le long de la filière : tous les trois mois, vérification des comptes, des quantités exportées et commercialisées, et, au moins une fois par an, inspections sur place afin de veiller à la qualité des produits, à la rémunéraion effective des producteurs et à la réalisation des projets accompagnant le dispositif (construction de maisons, d'une école, d'un centre de santé, etc.).
Sur la vitrine de certains magasins de tapis, c'est le label STEP qui garantit que toute la filière respecte des pratiques responsables.
Meubles et panneaux de bois sont quant à eux estampillés FSC (Forest Stewardship Council), un label World Wildlife Foundation (WWF), qui garantit une gestion durable des forêts. Les professionnels du bois ont créé parallèlement leur propre label : PEFC (Programme européen des forêts certifiées), moins répandu.
Parallèlement à l'attribution de ces labels, la loi du 2 oaût 2005 a créé une Commission nationale du commerce équitable (CNCE) chargée de reconnaître les personnes physiques ou morales qui veillent au respect des conditions du commerce équitable. Un décret doit prochainement définir sa composition, ses compétences et les critères de reconnaissance des personnes précitées.
