Choisir des produits d'entretien 'verts'
Choisir des produits d'entretien 'verts'
Neuf Français sur dix se déclarent préoccupés par la protection de l’environnement. Une inquiétude qui pousse les publicitaires à nous vanter des produits de plus en plus "bio", naturels ou écologiques. Tous ne sont pas aussi "verts" qu’on pourrait l’espérer.
Le progrès et ses conséquences
Tout progrès présente un revers à sa médaille. La machine à laver a libéré l’homme (ou plutôt la femme !) de la corvée du lavage à la main ? Les industriels ont alors concocté des poudres lavant de plus en plus blanc… Parallèlement, les vêtements se sont démocratisés et la garde-robe des plus démunis est aujourd’hui plus volumineuse que celle de nos grands-parents.
Du coup, il a fallu cultiver de plus en plus de coton pour les fabriquer… La durée de vie dans les pays occidentaux s’allonge. L’industrie a créé de nouvelles crèmes, dont les composants sont supposés nous conserver plus longtemps un teint de jeune fille (ou de jeune homme).
Ces avancées, la planète et l’homme en paient désormais le tribut. Les détergents ont dévasté le littoral méditerranéen. La culture du coton consomme le quart des insecticides utilisés dans le monde alors qu’elle représente 3 % des surfaces cultivées. Les substances chimiques contenues dans les cosmétiques provoquent de plus en plus d’allergies et certaines sont cancérigènes.
Pour redresser la barre, il est urgent d’être vigilant sur les produits que l’on utilise quotidiennement et d’encourager les fabricants respectueux de l’homme et de l’environnement à aller toujours plus loin dans ce sens.
Entretenir sans dégrader
"Sans phosphates", "écologiques", "biodégradables"…, les produits d’entretien promettent de laver de plus en plus "vert". Pourtant ils continuent à faire souffrir la nature. "Aujourd’hui, on ne trouve plus de coquillages sur les plages du Lavandou", regrette Bernard Mermod, du Collectif des scientifiques pour des détergents sans danger pour l’environnement.
Rejetés directement à la mer avec les eaux usées ou par l’intermédiaire des réseaux d’épuration, les détergents empoisonnent le plancton, la flore et la faune du littoral méditerranéen, sans parler des pins et des lauriers-roses grillés par les embruns chargés eux aussi de tensioactifs pétrochimiques. "On s’est préoccupé des phosphates, poursuit le défenseur de la nature, mais pas des détergents issus de la pétrochimie qui représentent plusieurs marées noires annuelles invisibles à l’œil nu."Le constat est sombre, mais le scientifique se veut rassurant : "En cinq ans, en utilisant uniquement du biodégradable à 100 %, on pourrait faire renaître la Méditerranée et on verrait revenir poissons et crustacés." Il y a urgence à passer aux produits "verts".
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