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Bio : un gage de qualité ?

Bio : un gage de qualité ?


  • Actualisé le jeudi 13 septembre 2007

Des contrôles renforcés

Tout agriculteur demeure libre de choisir le mode de production qui lui convient, pourvu qu'il respecte les normes sanitaires et satisfasse aux contrôles des services vétérinaires et de la répression des fraudes. C'est la règle : elle s'applique à tous. Au nom de la sécurité des produits que nous achetons et que nous cuisinons. Sécurité qui n'a jamais été aussi grande auparavant.

Ceux qui veulent utiliser le label AB doivent être certifiés. Pour l'obtenir, un agriculteur notifie sa décision de choisir le bio auprès de sa direction départementale de l'agriculture et de la forêt, et demande une certification à l'un des six organismes de contrôle. Il entame alors une période transitoire de deux ans au moins, dite de conversion, pour préparer sa terre ou son cheptel.

Du fait des exigences qu'ils s'imposent, les acteurs du bio (producteurs, transformateurs, fournisseurs d'engrais bio) se soumettent à des visites spécifiques qui s'ajoutent à celles pratiquées sur l'ensemble de la chaîne alimentaire. Ils sont contrôlés une fois par an sur rendez-vous par l'organisme avec lequel ils ont établi un cahier des charges.

Parallèlement, la moitié des producteurs sont contrôlés une seconde fois de façon inopinée. En cas de problème, un autre contrôle est organisé, aux frais du producteur. "Les problèmes rencontrés ont concerné l'achat d'un animal ou d'aliments non bio sans demande préalable de dérogation. Ils peuvent aussi être liés à l'usage d'antibiotiques (limité à deux fois par an pour les bœufs et les porcs, interdit pour les volailles de chair). Toutes les actions effectuées sur le cheptel et dans les champs doivent être consignées dans un carnet", explique Dominique Duval, de Qualité France.

Ces contrôles sont-ils fiables ? Oui, c'est ce que constatent les services de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) chargés de vérifier le sérieux des organismes certificateurs.

Vers une agriculture raisonnée

Moins médiatique que le bio, l'"agriculture raisonnée" résulte d'une démarche volontaire de certains agriculteurs, qui "s'engagent à renforcer la maîtrise des risques alimentaires et à limiter les impacts de leur exploitation sur l'environnement sans remettre en cause la rentabilité de leur exploitation".

L'utilisation des produits chimiques est réduite "aux quantités strictement indispensables à la viabilité économique de l'exploitation". Ce qui impose une surveillance quotidienne de l'évolution des cultures et de l'état des bêtes pour doser exactement les soins ou les traitements. "C'est une démarche qui a émergé en 1999-2000, explique Stéphane Bellon.

Ce mode de production a été défini par un décret de 2004, ce qui lui confère une reconnaissance publique." L'agriculture raisonnée dispose de ses propres organismes certificateurs, d'exigences fixées par des "référentiels" et de la possibilité de faire figurer sur ses productions qu'elles sont issues "d'exploitations qualifiées au titre de l'agriculture raisonnée". Les pouvoirs publics se sont fixé pour objectif de qualifier 30 % des exploitations à l'horizon 2008.

Vos réactions (1)

  • mercredi 20 février 2008 / JF

    Avez-vous vu le prix des produits bios au marché? Je ne parviens pas à savoir si les producteurs bio sont des malins qui profitent bien de la tendance ou des miséreux, au vu de leur étalage.