Alimentation : adhérer à une Amap
Alimentation : adhérer à une Amap
En adhérant à une Amap, vous vous associez à un fermier local qui vous fournit des produits de saison. Cette formule, qui a le vent en poupe, n’est pas dépourvue de contraintes.
Un paiement anticipé
"Aujourd’hui, on a eu de la mâche, des betteraves rouges, des carottes, un petit potiron et des poireaux !" Hélène Lacroix est coprésidente de l’Association pour le maintien d’une agriculture paysanne (Amap) des Weppes, qui regroupe des consommateurs de l’agglomération de Lille.
Comme la soixantaine d’adhérents de l’association, elle va chaque semaine chercher son panier de légumes dans une salle lilloise. Romuald Botte, le producteur de l’Amap, fait la distribution. Le prix du panier, prévu pour quatre personnes, est fixé à 10 €, mais les "amapiens" paient six mois d’avance, ce qui constitue un soutien financier pour ce maraîcher.
Des légumes frais et de saison
C’est le principe de l’Amap : en échange de ce paiement anticipé, le producteur procure aux membres de son association des légumes frais, de saison, cultivés sans engrais ni pesticides chimiques de synthèse. Les producteurs engagés dans des Amap sont souvent labellisés bio, mais ce n’est pas une obligation. Romuald Botte a tout de même choisi de convertir progressivement son exploitation.
La première Amap française a vu le jour près de Toulon en 2001, alors que la crise de la vache folle touchait à sa fin. Aujourd’hui, Gaëtan Vallée, coordinateur régional d’Alliance Provence, qui réunit les Amap de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, estime qu’il existe en France 1 000 à 1 200 Amap qui alimentent environ 80 000 familles : "C’est un phénomène assez urbain, il y a une grosse demande à Marseille, Nice, Paris ou Lyon et dans leur région."Page suivante : Attention aux listes d’attente !
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