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Faut-il toujours croire les comparateurs de prix ?

Faut-il toujours croire les comparateurs de prix ?


  • Publié le mercredi 6 février 2008

Le résultat ne sera jamais exhaustif

Malgré les 17 000 magasins en ligne recensés sur le Web et les millions de produits référencés (15 millions sur leguide.com, 5 sur achetezfacile.com), le résultat d’une recherche ne sera jamais exhaustif.


"Ce n’est pas sur un comparateur que j’ai trouvé mon billet d’avion pour Venise à 24 € aller-retour, mais en allant directement sur les sites des compagnies aériennes low cost. Les comparateurs de prix donnent une idée du marché, mais ils n’intègrent pas les offres promotionnelles ponctuelles", souligne Françoise, à Paris.

Une information pas toujours précise

Par ailleurs, l’information sur les prix communiquée par les sites comparateurs n’est pas toujours suffisamment précise. "Les DVD et CD achetés sur un site européen sont en moyenne six fois moins chers qu’en France, parce que le prix affiché ne tient pas compte de la redevance pour copie privée prélevée par la France.

Même si cette taxe n’est pas mentionnée, le consommateur français est tenu de la payer lorsqu’il introduit ce type de produit en France", souligne David Mélison, juriste au Forum des droits sur l’Internet.

Il est donc important de vérifier si les frais de livraison, la TVA, l’écotaxe…, sont intégrés dans les prix affichés. Une comparaison pertinente ne peut porter que sur des produits ou des services comparables, soumis aux mêmes impératifs réglementaires.

Attention à la réglementation !

Fin 2006, une enquête menée par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a révélé que la plupart des sites comparateurs ne respectaient pas la réglementation concernant la loyauté de l’information donnée, proposaient des prix imprécis (sans TVA, hors taxes d’aéroport, hors frais de port, de livraison…), ou passaient outre aux règles de facturation.

Rappels à l'ordre

Des lettres de rappel de réglementation ont été adressées à onze sites contrôlés sur douze. Cinq se présentaient, à tort, comme "exhaustifs", et l’un d’entre eux privilégiait manifestement les sites marchands avec lesquels il entretenait des liens commerciaux privilégiés.

Les comparateurs sont en effet payés en fonction du trafic qu’ils génèrent vers les sites commerciaux (entre 0,06 et 0,25 € le clic). Depuis ces rappels à l’ordre, le gendarme de la consommation - qui maintient sa vigilance - reconnaît que les sites comparateurs ont assaini leurs pratiques.

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