Comment maintenir son poids d'équilibre ?

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Comment maintenir son poids d'équilibre ?

Depuis l’enfance, nous ajustons naturellement notre appétit à nos besoins énergétiques et à notre croissance. Perdre ce contrôle instinctif amène aussitôt à prendre du poids. Voici comment retrouver ces repères pour garder la forme.

Certains d’entre nous sont minces, d’autres plus corpulents… Normal, le nombre de calories brûlées par l’organisme varie en fonction de notre métabolisme (Le métabolisme correspond aux trois-quarts de l’énergie consommée par notre corps au repos. Le quart restant est dépensé par l’activité physique, seule variable sur laquelle on peut agir), mais aussi de notre âge et de nos émotions. Nous prenons cependant tous un peu de poids au fil des ans. « Les femmes comme les hommes prennent en moyenne 10 kg entre 40 et 60 ans », indique le Dr Agnès Mouton-Gensburger, endocrinologue nutritionniste.

Pourtant, notre corps et notre cerveau nous envoient des signaux qui règlent notre faim, notre satiété, nos envies. Ceux qui conservent ce contrôle naturel n’ont pas de souci de poids, les autres peuvent se faire aider par un nutritionniste.

Ne pas confondre la gourmandise et la faim

« La fréquence des repas est déterminée par l’alternance de la faim et de la satiété, rappelle le Dr Jean-Philippe Zermati, spécialiste des troubles du comportement alimentaire. On commence à manger quand la faim se fait sentir et on arrête quand on a l’estomac plein et que, du même coup, on n’a plus de plaisir sensoriel à manger. C’est ce double mécanisme qui régule notre appétit, donc notre poids. »

Estomac et cerveau se complètent : la faim apparaît quand le contenu du repas précédent a été digéré. Ce « creux à l’estomac » indique qu’il est temps de se mettre en quête de nourriture. « Tout se joue quand les cellules du cerveau manquent de glucose, précise le Dr Zermati. Un très faible fléchissement de la glycémie suffit à déclencher ce signal. »

L’envie (ou la gourmandise) est pourtant souvent confondue avec la faim. Là encore, nous ne sommes pas tous égaux quand il s’agit de repérer les sensations de faim, d’envie ou de satiété. « Celui qui perçoit ces sensations et va au-delà de sa faim compense ses excès en levant le pied lors des repas suivants, conservant un équilibre alimentaire global.

Mais celui qui perd le signal de la satiété mange ordinairement trop, incapable de s’arrêter, constate le Dr Zermati. Il est insensible aux deux systèmes qui donnent l’alerte : l’un mécanique, qui fait dire “Non merci, j’ai l’estomac plein”, l’autre sensoriel, par la disparition du plaisir gustatif. Faisons confiance à nos sensations : si elles ne sont pas perturbées, elles nous maintiennent à notre poids d’équilibre. »

Le centre de la faim, présent dans l’hypothalamus, se dérègle encore sous la contrainte des émotions, de l’anxiété, ou de l’ennui. « En situation de stress, les maigres mangent un peu moins et les gros un peu plus, analyse Agnès Mouton-Gensburger, endocrinologue nutritionniste. En outre, la stimulation de la glande surrénale augmente la sécrétion de cortisone et entraîne une prise de poids par fixation de masse grasse au niveau du thorax et de l’abdomen. » Si la situation dure, on prend une taille supplémentaire. « S’y ajoute, par ricochet, une stimulation de récepteurs cérébraux qui induit une pulsion légère pour le sucré. » Ce qui peut amplifier la prise de poids. Pour la personne en surpoids, c’est la double peine : non seulement elle a des tas de soucis, mais en plus elle grossit.

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