Choisir un crédit pour financer ses achats

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Choisir un crédit pour financer ses achats

Le lave-linge a rendu l’âme et, dans la foulée, le téléviseur. D’importantes dépenses se profilent… Le crédit peut être une solution. Une loi récente en revisite les contours.

Votre choix étant fait, il reste à financer le produit acheté ! Première ­solution, puiser dans votre épargne. À défaut, vous ­devrez souscrire un crédit à la consommation. La demande s’effectue auprès de votre agence bancaire, dans le magasin où vous achetez, ou à distance (par téléphone ou sur Internet).

Dans les deux derniers cas, le vendeur sert d’intermédiaire entre l’acheteur et l’établissement de crédit, filiale d’une banque.

Si l’emprunt porte sur plus de 1 000 € et que vous réalisez votre achat sur le lieu de vente ou à distance, en théorie, vous pouvez opter soit pour un prêt personnel, soit pour un crédit renouvelable.

Depuis le 1er mai 2011, la loi sur la réforme du crédit à la consommation (Loi n° 2010-737 du 1er juillet 2010, dite « Loi Lagarde ») impose aux commerçants de proposer les deux types de prêts.

Dans la pratique, cette disposition a toutefois du mal à entrer dans les mœurs.

Un prêt personnel sécurisant mais sélectif

Dans tous les cas, mieux vaut privilégier le prêt personnel. Il met à votre disposition des fonds en une seule fois et vous êtes libre de les utiliser à votre guise pour un ou plusieurs projets. Mais ce ne sont pas les seuls intérêts de ce prêt.

  • Vous connaissez dès la signature du contrat le montant des mensualités et la durée du remboursement. En effet, le prêt personnel appartient à la catégorie des crédits amortissables (comme le crédit immobilier) : vous remboursez la somme empruntée de façon constante tous les mois, chaque mensualité comportant une fraction du capital et des intérêts.

En général, l’établissement ­financier vous remet un tableau d’amortissement qui vous renseigne à tout moment sur le capital restant à rembourser. Cela signifie aussi que le coût total du crédit (addition des intérêts) est connu dès la ­souscription. Aucune mauvaise surprise ne vous guette !

  • Autre atout : vous avez la possibilité de moduler les mensualités en jouant sur la durée du prêt : plus cette dernière est longue, plus les mensualités sont faibles, mais plus le coût du crédit augmente, car la somme des intérêts est plus importante. À l’inverse, plus vous remboursez vite, plus les mensualités sont élevées, mais moins le crédit sera coûteux.
  • Enfin, ce prêt est assorti d’un taux d’intérêt qui oscille aujourd’hui entre 2 et 10 %, selon les contrats et les établissements financiers, frais de dossier inclus, mais hors assurance décès-invalidité.

Une chose est sûre : si vos ressources se ­révèlent insuffisantes, certains établissements financiers vous ­refuseront l’accès au prêt personnel. Ils ne prendront pas le risque de vous prêter de ­l’argent avec un produit moins rémunérateur pour eux que le ­crédit ­renouvelable.

Autre solution, assez proche, mais peut-être plus rigide, le crédit affecté. Amortissable à 100 % comme le prêt personnel, il est accordé pour financer un bien déterminé : automobile ou travaux, le plus souvent, mais aussi appareils électro­ménagers ou ­hi-fi, par exemple.

L’intérêt principal de cette formule réside dans l’interdépendance du contrat de prêt et du contrat de vente : la ­livraison de l’objet ne peut avoir lieu que si l’emprunteur obtient son ­crédit. Réciproquement, si le matériel n’est pas livré, le contrat de prêt est annulé.

illustration Expert
De plus, l’utilisation par le consommateur de son droit de ­rétractation dans un délai de sept jours (trois jours en cas de livraison immédiate) entraîne ­l’annulation du contrat de vente, ce que n’autorise pas le prêt personnel.

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