L'actu

Prescription de 5 ans pour les petits délits

mercredi 16 juillet 2008

Le délai de prescription civile passe de 10 à 5 ans, sauf exceptions.

Les victimes de litiges de la vie quotidienne (hormis ceux relatif au droit de propriété immobilière) ou d’ordre contractuel ne disposent plus que de cinq ans (contre dix ou trente auparavant) pour faire valoir leurs droits en justice.

En règle générale, ce délai, dit délai de prescription, se calcule à compter du jour ou le titulaire du droit découvre (ou aurait dû découvrir) les faits lui permettant de l’exercer.

Le législateur a ainsi souhaité harmoniser les règles afin de les simplifier. Mais certaines exceptions persistent.

Les actions en responsabilité pour dommage corporel, par exemple, se prescrivent par dix ans "à compter de la consolidation du dommage initial ou aggravé", par vingt ans lorsqu’il s’agit de torture ou d’acte de barbarie, ou encore de violence ou d’agression sexuelle sur mineur.

Autre nouveauté : la loi permet d’abréger ou d’allonger par accord des parties concernées la durée du délai de prescription (hors actions en paiement de salaires, de loyers, de pensions alimentaires, d’intérêts de sommes prêtées), celle-ci ne pouvant néanmoins être réduite à moins de un an ni étendue à plus de dix ans.

Loi n° 2208-561 du 17 juin 2008 (J.O. du 18).

Arrêts de travail : un contrôle renforcé

mercredi 16 juillet 2008

La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2008 a institué, jusqu’à fin 2009, une nouvelle procédure permettant que le contrôle du médecin mandaté par l’employeur, dans le cadre d’une contre-visite, puisse entraîner la suspension du versement des indemnités journalières (IJ) pour maladie.

En pratique, il appartient au service médical de la caisse primaire d’assurance-maladie qui reçoit l’avis du médecin mandaté constatant l’absence de justification d’un arrêt de travail de solliciter l’interruption du paiement des IJ.

L’assuré et son employeur sont informés de la situation. L’assuré dispose alors de dix jours pour demander le réexamen de son dossier auprès de la caisse.

Décret n° 2008-552 du 11 juin 2008 (J.O. du 13).

Inflation des moyens de fichage

mardi 15 juillet 2008

Les modes de surveillance des citoyens se développent et se multiplient. Les recours auprès de la Cnil aussi.

Dans son rapport publié le 16 mai 2008, la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) relate avoir reçu, en 2007, 4 455 plaintes (+ 25 % par rapport à 2006) et 2 600 demandes d’accès aux fichiers de police et de gendarmerie (+ 67 %).

En 2007, elle a constaté l’invasion des puces utilisant de nouvelles technologies (RFID ou NFC), que l’on trouve dans les cartes de transport, vêtements, voitures et qui permettent de "pister" les individus dans les actes de la vie quotidienne.

La vidéosurveillance se développe aussi : 1 317 déclarations d’installations enregistrées en 2007 contre 2 980 sur la période 2002-2007.

Enfin, la biométrie demeure la source principale d’inquiétude des citoyens avec le développement du passeport biométrique, la création d’un fichier relatif aux ressortissants étrangers sollicitant la délivrance d’un visa (Visabio) et la mise en place de la carte Vitale 2.

En 2007, la Cnil a rendu 395 avis, mené 164 missions de contrôle, qui ont débouché sur 101 mises en demeure, 5 avertissements et 9 sanctions pécuniaires (correspondant à des amendes allant de 5 000 à 500 000 €). Elle a également enregistré 56 404 nouveaux fichiers.

Le 28e rapport de la Cnil est disponible sur www.cnil.fr dès la page d’accueil.

Vous êtes abonné
au magazine dossier familial ?

Pour profiter de tous les avantages du site, activez votre compte.

cliquez ici
Plan du site | Contacts | Mentions légales | Copyright | Confidentialité www.neo05.com