Pour aller plus loin
Les atouts de la conduite accompagnée
- Publié le vendredi 21 mars 2008
Conduire avec son tuteur
La deuxième étape consiste à prendre le volant en présence de votre tuteur. Il peut s'agir de votre père, de votre mère, des deux, ou de toute personne âgée d'au moins 28 ans, titulaire du permis depuis au moins trois ans, et n'ayant commis aucun délit grave. Vous devez remettre l’attestation de fin de formation initiale et donner le nom de vos tuteurs à l’assureur du propriétaire du véhicule afin d’obtenir une extension de garantie.
La voiture doit être équipée de deux rétroviseurs latéraux et arborer un autocollant "conduite accompagnée" apposé à l'arrière. Vous disposez d’un délai de un à trois ans pour rouler au moins 3 000 km en France. "Avec ma mère, j’ai roulé dans la ville de Grasse et ses environs, le jour et la nuit, raconte Sophie. Avec mon père, j’ai effectué de longs trajets sur autoroute, de Cannes à Montpellier ou à Toulouse."
Il convient de respecter les limitations de vitesse imposées aux novices : 110 km/h sur autoroute, 100 km/h sur les routes à chaussées séparées par un terre-plein central, 80 km/h sur les autres routes en dehors des agglomérations. Le nombre de kilomètres parcourus, les types de routes empruntés, les manœuvres réalisées sont ensuite inscrits dans le livret d’apprentissage.
Deux entretiens obligatoires
Deux rendez-vous pédagogiques avec l’enseignant de l’auto-école, d’une durée de trois heures, sont obligatoires : le premier au bout de 1 000 km et le second après 3 000 km. À l’issue de ces entretiens, le formateur décide si le candidat est apte à passer l’épreuve pratique.
"Le tutorat est bénéfique si le parent joue un rôle pédagogique", ajoute Loïc Bourne. Loin d’être un simple passager, il doit donner des consignes à son enfant, mais aussi le laisser prendre des initiatives. Une bonne entente est recommandée. Julie garde un mauvais souvenir de son apprentissage aux côtés de sa mère : "J’acceptais mal ses remarques que je ressentais comme agressives. Le climat était tendu et je perdais toute confiance en moi."
"La conduite accompagnée provoque très peu d’accidents, poursuit Loïc Bourne. La plupart du temps, il s’agit d’incidents matériels sans gravité, comme, par exemple, une aile froissée à la sortie du garage."
Période probatoire et prime d’assurance réduites
Avec la conduite accompagnée, le jeune obtient des avantages. Le permis de conduire en poche, il bénéficie d’une période probatoire qui dure deux ans au lieu de trois. Ainsi, son capital points passe de six à douze plus rapidement que s’il avait choisi la voie classique.
Les compagnies d’assurances lui proposent des tarifs plus avantageux pour le premier contrat d’assurance de son véhicule. La surprime appliquée aux conducteurs novices est réduite de moitié la première année (50 % au lieu de 100 %), et elle est supprimée dès la deuxième année si l’assuré n’a été responsable d’aucun accident.
