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Les atouts de la conduite accompagnée
- Publié le vendredi 21 mars 2008
Tout jeune peut apprendre à conduire dès 16 ans, en présence d’un tuteur (souvent un de ses parents), après avoir suivi des cours en auto-école. Les taux de réussite sont meilleurs que lors d’une formation classique.
Sommaire de l'article : page 1 / 4
La conduite accompagnée, qu’on appelle aussi apprentissage anticipé de la conduite (AAC), séduit un nombre croissant de jeunes : 202 000 permis de conduire de la catégorie B ont été attribués en 2006, soit 12 800 de plus qu’en 2005. Mais moins d’un tiers des candidats optent pour la formule.
"La conduite accompagnée est davantage choisie en zone rurale, et peu dans les grandes villes, où sa mise en œuvre est difficile à cause des embouteillages et de la moindre disponibilité des parents, explique Loïc Bourne, directeur d’une auto-école à Rennes. Pourtant, le taux de réussite au permis de conduire s’élève à 68 % lors de la première présentation, 16 points de plus qu’avec l’apprentissage par la voie classique."
Une formation avant de prendre le volant
Pour bénéficier de cette formule, vous devez vous inscrire auprès d’une auto-école qui acceptera votre candidature sous conditions : être âgé de 16 ans au moins (il n’y a pas de limite d’âge supérieure), avoir l’accord des parents (pour les mineurs) et de l’assureur du véhicule, et, pour les candidats nés après 1988, posséder l’attestation scolaire de sécurité routière (ASSR) de niveau 2 ou l’attestation de sécurité routière (ASR).
Pas question de piloter la voiture familiale sans préparation ! "J’ai participé aux cours de 'code' pour me familiariser avec les règles de la sécurité routière et mémoriser les comportements à adopter, puis j’ai passé l’épreuve théorique du permis de conduire avec succès, se souvient Sophie. Ensuite, j’ai appris à conduire avec un formateur."
Ce cursus pratique dure obligatoirement vingt heures, mais dans les faits il se situe entre vingt-cinq et trente-cinq heures selon les personnes et le contexte géographique : les grandes villes offrent des conditions de circulation plus difficiles que les zones rurales. "L’objectif est d’acquérir le niveau qui permet de conduire sans danger", précise Loïc Bourne. Au terme de cette étape, vous recevez une attestation de fin de formation initiale.
La conduite accompagnée, qu’on appelle aussi apprentissage anticipé de la conduite (AAC), séduit un nombre croissant de jeunes : 202 000 permis de conduire de la catégorie B ont été attribués en 2006, soit 12 800 de plus qu’en 2005. Mais moins d’un tiers des candidats optent pour la formule.
"La conduite accompagnée est davantage choisie en zone rurale, et peu dans les grandes villes, où sa mise en œuvre est difficile à cause des embouteillages et de la moindre disponibilité des parents, explique Loïc Bourne, directeur d’une auto-école à Rennes. Pourtant, le taux de réussite au permis de conduire s’élève à 68 % lors de la première présentation, 16 points de plus qu’avec l’apprentissage par la voie classique."
Une formation avant de prendre le volant
Pour bénéficier de cette formule, vous devez vous inscrire auprès d’une auto-école qui acceptera votre candidature sous conditions : être âgé de 16 ans au moins (il n’y a pas de limite d’âge supérieure), avoir l’accord des parents (pour les mineurs) et de l’assureur du véhicule, et, pour les candidats nés après 1988, posséder l’attestation scolaire de sécurité routière (ASSR) de niveau 2 ou l’attestation de sécurité routière (ASR).
Pas question de piloter la voiture familiale sans préparation ! "J’ai participé aux cours de 'code' pour me familiariser avec les règles de la sécurité routière et mémoriser les comportements à adopter, puis j’ai passé l’épreuve théorique du permis de conduire avec succès, se souvient Sophie. Ensuite, j’ai appris à conduire avec un formateur."
Ce cursus pratique dure obligatoirement vingt heures, mais dans les faits il se situe entre vingt-cinq et trente-cinq heures selon les personnes et le contexte géographique : les grandes villes offrent des conditions de circulation plus difficiles que les zones rurales. "L’objectif est d’acquérir le niveau qui permet de conduire sans danger", précise Loïc Bourne. Au terme de cette étape, vous recevez une attestation de fin de formation initiale.
Conduire avec son tuteur
La deuxième étape consiste à prendre le volant en présence de votre tuteur. Il peut s'agir de votre père, de votre mère, des deux, ou de toute personne âgée d'au moins 28 ans, titulaire du permis depuis au moins trois ans, et n'ayant commis aucun délit grave. Vous devez remettre l’attestation de fin de formation initiale et donner le nom de vos tuteurs à l’assureur du propriétaire du véhicule afin d’obtenir une extension de garantie.
La voiture doit être équipée de deux rétroviseurs latéraux et arborer un autocollant "conduite accompagnée" apposé à l'arrière. Vous disposez d’un délai de un à trois ans pour rouler au moins 3 000 km en France. "Avec ma mère, j’ai roulé dans la ville de Grasse et ses environs, le jour et la nuit, raconte Sophie. Avec mon père, j’ai effectué de longs trajets sur autoroute, de Cannes à Montpellier ou à Toulouse."
Il convient de respecter les limitations de vitesse imposées aux novices : 110 km/h sur autoroute, 100 km/h sur les routes à chaussées séparées par un terre-plein central, 80 km/h sur les autres routes en dehors des agglomérations. Le nombre de kilomètres parcourus, les types de routes empruntés, les manœuvres réalisées sont ensuite inscrits dans le livret d’apprentissage.
Deux entretiens obligatoires
Deux rendez-vous pédagogiques avec l’enseignant de l’auto-école, d’une durée de trois heures, sont obligatoires : le premier au bout de 1 000 km et le second après 3 000 km. À l’issue de ces entretiens, le formateur décide si le candidat est apte à passer l’épreuve pratique.
"Le tutorat est bénéfique si le parent joue un rôle pédagogique", ajoute Loïc Bourne. Loin d’être un simple passager, il doit donner des consignes à son enfant, mais aussi le laisser prendre des initiatives. Une bonne entente est recommandée. Julie garde un mauvais souvenir de son apprentissage aux côtés de sa mère : "J’acceptais mal ses remarques que je ressentais comme agressives. Le climat était tendu et je perdais toute confiance en moi."
"La conduite accompagnée provoque très peu d’accidents, poursuit Loïc Bourne. La plupart du temps, il s’agit d’incidents matériels sans gravité, comme, par exemple, une aile froissée à la sortie du garage."
Période probatoire et prime d’assurance réduites
Avec la conduite accompagnée, le jeune obtient des avantages. Le permis de conduire en poche, il bénéficie d’une période probatoire qui dure deux ans au lieu de trois. Ainsi, son capital points passe de six à douze plus rapidement que s’il avait choisi la voie classique.
Les compagnies d’assurances lui proposent des tarifs plus avantageux pour le premier contrat d’assurance de son véhicule. La surprime appliquée aux conducteurs novices est réduite de moitié la première année (50 % au lieu de 100 %), et elle est supprimée dès la deuxième année si l’assuré n’a été responsable d’aucun accident.