Conduire mieux pour consommer moins

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Anticiper en permanence

Regarder loin devant soi afin d’anticiper le trafic s’avère primordial. Pour ralentir ou vous arrêter, vous aurez meilleur compte à décélérer en laissant une vitesse engagée au lieu de freiner. Les véhicules modernes sont généralement dotés d’une fonction électronique qui coupe l’alimentation de carburant lors de l’utilisation du frein moteur. Dans les véhicules plus anciens, décélérer ne réduit pas la consommation, mais prolonge la durée de vie des freins.

"À la campagne, ralentir 250 m avant un stop laisse le temps d’observer le trafic et de se réguler par rapport aux autres véhicules, détaille Philippe Olmo. En montagne, restez autant que faire se peut à bas régime dans les montées et n’accélérez pas en descente avant de passer les vitesses."

Il est également recommandé de couper le moteur dès qu’un arrêt dépasse une minute. La consommation d’un moteur au ralenti équivaut en effet à 18 l/100 km. Arrêter le moteur induit une économie d’énergie malgré le carburant nécessaire au redémarrage, à condition toutefois de ne pas partir en trombe.

La climatisation, un confort qui se paye cher

Autre élément à prendre en compte : la climatisation, très gourmande en carburant. Selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, elle augmente la consommation de 18 % pour les moteurs à essence et de 20 % pour les diesels. Quand vous roulez à moins de 50 km/h, il est conseillé d’ouvrir les fenêtres plutôt que de la mettre en route. Au-delà, actionnez-la, car la dépression occasionnée par les fenêtres ouvertes ferait perdre trop de puissance au moteur et entraînerait une surconsommation de carburant. Mais veillez à ce que la différence de température entre l’extérieur et l’habitacle ne dépasse pas 3 °C.

"Réfléchir à son trajet, adopter une conduite apaisée, travailler sur l’anticipation et éviter de solliciter le moteur : tous ces comportements associés engendrent des économies de carburant de 15 à 25 %", assure Philippe Olmo.

Modifier des automatismes exige toutefois de fournir des efforts et suscite parfois des réticences. Aussi, lorsque la confiance en soi n’est pas suffisante, et en attendant que des formations se mettent en place (pour l’instant, elles s’adressent aux conducteurs professionnels et aux formateurs en auto-école), il est impératif de privilégier la sécurité par rapport à l’application stricte des règles de l’écoconduite.

3 RÉACTIONS À L'ARTICLE
Par burst-video Mercredi 10 février 2010
A chaque plein je note sur un tableur : le kilométrage total et le partiel, le nombre de litres, son prix et je calcule la conso et le prix au km. En cas d'augmentation je peux réagir par un réglage de la carburation. Et puis il faut lever le pied c'est bon pour tout le monde et son porte-monnaie.
Par gilbert Mardi 09 février 2010
en hiver je consomme plus sans clim.quand été avec clim.
Par fascorp Lundi 08 février 2010
Autant je suis en parfaite harmonie avec votre article, autant je suis stupéfait qu'il y ait encore besoin d'ASSISTANCE !!!...
L'HEXAGONE ets devenu depuis plusieurs décennies déjà un chapelet d'ASSISTANATS san précédent sur la planète terre ...
Sans aucune flagornerie ou prétention, j'ai aujourd'hui un peu pkus de 3.500.000 kms "dans les bras" en VL et je n'ai jamais été un "bon" client de "garagiste" ... et enfin, pour simple info, ma consommation a toujours éte nettement inférieure aux données constructeur ...
Cordialement.
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