Pour aller plus loin
Camping-car : roulez en toute légalité
- Publié le lundi 10 mars 2008
Parcourir le pays au volant de son camping-car, voilà un mode de vacances original ! Mais la liberté qu’offre ce type de tourisme itinérant ne doit pas faire oublier les règles.
Le permis B suffit
En pratique, c’est le permis de catégorie B qu’il vous faut décrocher pour prendre le volant de votre camping-car (sauf exceptions pour les véhicules de très grand gabarit). Il autorise la conduite des véhicules dont le poids total autorisé en charge (PTAC) ne dépasse pas 3,5 tonnes. Avec lui, vous avez aussi la possibilité d’adjoindre à votre fourgon une remorque n’excédant pas 750 kg de PTAC. Au-delà, vous devez être titulaire du permis E/B.
Dès l’acquisition de votre engin, pensez à souscrire une assurance spécifique, de préférence en tous risques : vous serez mieux couvert, notamment si vous êtes responsable d’un accident.
Conduite : presque comme une voiture…
Conduire un camping-car ne présente aucune difficulté particulière. Gardez simplement à l’esprit que votre véhicule n’a pas le même poids ni le même gabarit qu’une voiture (attention à sa hauteur !). Au-delà de ces règles de prudence, vous n’avez pas de limitation de vitesse particulière à respecter, sauf si votre véhicule est équipé de crampons antidérapants faisant saillie.
Dans ce cas, interdiction est faite de rouler à plus de 90 km/h. Libre à vous de circuler où bon vous semble, même dans les villes (où certaines rues sont parfois interdites). Enfin, notez que seuls les sièges face à la route doivent être équipés de ceintures de sécurité (type "ceintures à enrouleur classiques à trois points" ou "sangles ventrales"). Le nombre de places autorisées ne dépend en aucun cas du nombre de couchages ou de sièges disponibles. Respectez celui qui est inscrit sur la carte grise.
Côté péage, les camping-cars appartiennent à la catégorie 2. Vous paierez environ 30 % de plus que les voitures. Enfin, n’oubliez pas que votre véhicule doit faire l’objet d’un premier contrôle technique dans les six mois précédant son quatrième anniversaire de mise en circulation, puis tous les deux ans.
