Automobile : choisir la bonne assurance

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Un bonus pour les conducteurs prudents

L'autre moyen de diminuer le prix de l'assurance, c'est la patience - et la prudence -, afin d'engranger un coefficient de bonus maximal de 50 %, s'il n'est pas encore atteint. Appliqué sur la quasi-totalité de la cotisation hors taxes, ce bonus peut réduire de moitié le montant à payer.

Introduit en 1976 et toujours en place malgré des attaques européennes, ce mécanisme accorde une réduction de 5 % de ce coefficient à chaque assuré qui passe un an sans causer d'accident. Démarrant à 1, le bonus arrive ainsi au taux le plus bas de 0,50 après treize années sans accroc.

Malus : attention, descente rapide !

En revanche, les choses vont beaucoup plus vite du côté du "malus". Chaque accident dont l'assuré est responsable se traduit par un coefficient de majoration d'1,25. Seule consolation, ce malus n'est pas appliqué aux conducteurs qui ont le bonus maximal depuis trois ans pour leur premier accident à responsabilité. Car cette pénalité s'applique autant de fois qu'il y a d'accidents dans une année.

Une personne avec un bonus-malus neutre de 1 qui cause trois accidents se retrouve ainsi l'année suivante avec un malus d'1,95 (1 x 1,25 x 1,25 x 1,25) et une cotisation d'assurance quasiment multipliée par deux ! Le malus plafonne à 350 % : une cotisation de 1 000 € culmine alors à 3 500 €. Et après deux années sans pépin, le malus (c'est-à-dire tout ce qui dépasse 1) disparaît automatiquement.

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