Assurance auto : quel est le juste prix ?

Page 1 / 4
Assurance auto : quel est le juste prix ?

L'assurance auto garantit au moins deux responsabilités : la responsabilité de l’automobiliste vis-à-vis des tiers et celle du conducteur lui-même. Les autres garanties concernent la voiture et se justifient surtout si elle est récente.

On pourrait penser que plus une voiture est coûteuse à l’achat plus elle est chère à assurer. Ce n’est qu’en partie vrai : la cotisation dépend du véhicule et de son usage, du conducteur et des paramètres qui influent sur la fréquence et le coût des sinistres. Résultat, les écarts de tarifs peuvent aller de 10 à 20 % entre des modèles équivalents.

Des critères variés pour évaluer le montant de sa prime d'assurance

À automobile similaire, le montant de la prime est plus élevé si l’assuré réside dans une grande ­agglomération – Paris et Marseille en particulier –, que dans une petite ville ou en zone rurale, ou s’il utilise sa voiture pour des déplacements professionnels (hors trajets domicile-travail), et pas uniquement pour des parcours ­privés.

Le coût de l’assurance dépend aussi de ­certains critères concernant le conducteur : âge, situation professionnelle (actif, retraité) ou familiale (en couple ou pas, avec ou sans enfants), sinistres déclarés (dont il est responsable ou non) et… expérience.

Sur ce point, le Code des assurances plafonne les surprimes appliquées aux tarifs de base à :

  • 100 % si le conducteur, ou toute personne déclarée comme conducteur habituel, possède un permis de moins de trois ans ;
  • 50 % si le conducteur a un permis de moins de trois ans obtenu après apprentissage anticipé de la conduite (ou « conduite accompagnée »), beaucoup d’assureurs appliquant des règles plus favorables aux enfants d’un assuré conduisant la voiture familiale ;
  • 100 % pour le conducteur avec un permis de plus de trois ans, mais qui n’a pas été assuré sous son nom au cours des trois dernières années. Tout conducteur déclaré d’une ­voiture, conjoint et enfant de l’assuré en ­particulier, peut être mentionné sur l’assurance ; il échappera alors à la surprime quand il s’assurera lui-même.

Un coefficient, appelé « ­majoration-réduction » ou « bonus-malus », est appliqué chaque année à la prime et établi en fonction des sinistres déclarés (article A. 121-1 du Code des assurances).

Initialement égal à 1, il est multiplié par 0,95 après chaque année sans sinistre, sans pouvoir descendre en dessous de 0,50.

Inversement, pour chaque sinistre déclaré dans l’année, le coefficient applicable l’année suivante est multiplié par 1,25, ou 1,125 si la responsabilité du sinistre est partagée.

Votre pseudonyme apparaîtra en signature de votre réaction.
Le contenu de ce champ sera maintenu privé et ne sera pas affiché publiquement.


Règles de conduite

  • Tous les propos contraires à la Loi sont proscrits.
  • La publicité commerciale n'est pas autorisée.
  • En réagissant à cet article, vous autorisez la publication en ligne de votre contribution.
  • Une orthographe et une mise en page soignées facilitent la lecture : évitez majuscules et abréviations, pensez aux accents.