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ACTUALITÉ > Une nouvelle réforme du temps de travail
Impôts 2008 : la prise en compte des frais professionnels
- Publié le mercredi 23 avril 2008
Dépenses de nourriture
Le salarié peut déduire ses frais de repas lorsque ses horaires de travail ou l’éloignement de son domicile ne lui permettent pas de rentrer chez lui pour déjeuner. Attention ! Seule la différence entre le prix payé pour chaque repas et ce que lui aurait coûté un repas s’il avait déjeuné chez lui est déductible.
S’il ne dispose pas d’une cantine à proximité de son lieu de travail et qu’il justifie avec précision du montant de ses frais de repas, il peut déduire la différence entre le montant de ses frais et 4,20 € par repas. À défaut de justifications, il peut défalquer 4,20 € par repas. Dans les deux cas, il doit retrancher de cette somme la participation de son employeur à l’achat de titres restaurant. S’il dispose d’une cantine, il peut déduire la différence entre le prix du repas payé à la cantine et 4,20 € par repas.
Frais de déplacements professionnels
Tous les frais engagés à l’occasion d’un déplacement professionnel (tournée, voyage en France comme à l’étranger, à condition dans ce dernier cas qu’il soit imposé par l’employeur, mission, participation à un congrès) sont déductibles : notes d’hôtel, billets de train, d’avion, etc.
Frais de bureau ou de local professionnel
Lorsque le contribuable a besoin d’un bureau ou d’un local spécifique pour travailler, il peut déduire les charges s’y rapportant, à condition que son employeur ne mette aucun local à sa disposition. Qu’il en soit locataire ou propriétaire, il peut déduire loyer, dépenses d’entretien, d’amélioration, de réparation, notes d’électricité, de gaz, de téléphone, impôts locaux, charges de copropriété, primes d’assurance, intérêts des emprunts contractés pour l’achat ou les grosses réparations du local.
La règle est la même lorsque le salarié travaille chez lui ; par exemple, s’il utilise une des pièces de son appartement à titre de bureau, il peut déduire les frais afférents à cette pièce. Les dépenses de chauffage, d’électricité, les impôts locaux, etc. sont déductibles en fonction de la superficie de cette pièce par rapport à la superficie totale du logement. Par exemple, pour un bureau de 15 m2 dans un appartement de 100 m2, la part déductible s’élève à 15 % des dépenses.
Biens nécessaires à l’exercice de la profession
Lorsque le salarié a investi dans du matériel qu’il utilise pour son activité professionnelle (mobilier, téléphone, ordinateur), il peut les prendre en compte au titre de ses frais professionnels de la manière suivante :
- lorsque leur prix d’achat unitaire ne dépasse pas 500 € hors taxes, la totalité au titre de l’année de l’achat ;
- lorsque ce prix est supérieur à 500 € hors taxes, amortissement en fonction de la durée d’utilisation du bien. Exemple avec un ordinateur dont l’amortissement peut être calculé en fonction d’une durée de vie de trois ans, soit 1/3 du prix d’achat déduit chaque année pendant trois ans.
À savoir ! La totalité du prix d’achat d’un logiciel – trai-tement de texte, tableur – peut être déduite au titre de l’année de l’achat, même si son prix dépasse 500 € HT.
Vos réactions (1)
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lundi 19 mai 2008 / La rédaction
Bonjour,
Sur votre forum Impôts 2008, un expert répond à toutes vos questions pour vous aider à remplir votre déclaration.
La rédaction.
