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Contrôle fiscal : comment réagir ?
Contrôle fiscal : comment réagir ?

Chaque année, le fisc demande des éclaircissements à des milliers de contribuables. Même sûrs de leur fait, ces derniers ont toujours intérêt à répondre.
Recevoir une lettre dont l’enveloppe arbore le sigle du service des impôts fait à coup sûr monter le taux d’adrénaline de plus d’une personne. Un contrôle fiscal, dit "vérification approfondie de la situation fiscale d’ensemble" (Vasfe) par le Code général des impôts ? Non, car la Vasfe concerne une extrême minorité des foyers fiscaux. La plupart du temps, il s’agit soit d’une simple demande de renseignements soit du signalement d’une erreur relevée par les agents du fisc, courrier accompagné dans ce cas d’une "proposition" de règlement amiable.
Première année : la relance amiable du fisc
En vigueur depuis 2005, la procédure de "relance amiable" porte sur la déclaration de revenus de l’année en cours. Elle est mise en œuvre lorsque les services fiscaux constatent un écart entre les revenus validés par le contribuable sur sa déclaration et les informations transmises par les tiers (employeur, caisses de retraite, banques…).
Si ces écarts ne sont pas excessifs, permettant de penser qu’il s’agit d’une erreur commise de "bonne foi", le service des impôts envoie au contribuable un courrier simple pour lui signaler son erreur et l’inviter à régulariser sa situation. Si le contribuable est d’accord avec les termes du courrier, il retourne la « formule d’acceptation » pré-imprimée et recevra dans la foulée un avis d’imposition portant sur le supplément d’impôt à payer, mais aucune sanction ne sera appliquée.
Le fisc n’a pas systématiquement raison ! Si le destinataire de la demande n’est pas d’accord avec les prétentions du contrôleur, il lui faut indiquer - rapidement et par courrier - les raisons pour lesquelles il a validé des montants inférieurs à ceux qui sont transmis par les tiers. Si ses arguments justifient la différence de chiffres, l’affaire est close. À défaut, le service des impôts va poursuivre ses investigations et entamera une procédure "contradictoire".
Dès la deuxième année : contrôle fiscal sur pièces
Le fisc ne vérifie pas que l’année en cours. Le contrôle sur pièces, lui, porte sur toutes les années non prescrites.
Entre 3 et 6 ans pour vérifier
| Fin de la 3e année qui suit celle au titre de laquelle l’impôt est dû | |
| Impôt sur le revenu | 31 décembre 2012 pour les déclarations déposées en 2010 (revenus de 2009) |
| Droits de donation (1) et de succession, ISF | 31 décembre 2013 pour les déclarations déposées en 2010 |
| Fin de la 6e année qui suit celle au titre de laquelle l’impôt est dû | |
| Droits de donation (1) ou de succession (tous les éléments permettant de calculer l’impôt n’ont pas été fournis ou la déclaration n’a pas été déposée) | 31 décembre 2016 pour les déclarations déposées en 2010 |
| ISF (outre les raisons ci-dessus, omission d’un bien ou erreur sur sa qualification "professionnelle") | |
| Fin de la 2e année qui suit le dépôt de la déclaration de succession ou, à défaut, le paiement des droits | |
| Impôt sur les revenus du défunt, payés l’année du décès ou les quatre précédentes | 31 décembre 2012 lorsque les déclarations ont été déposées (ou les droits payés) en 2010 pour les impositions réglées jusqu’en 2006 (revenus de 2005. |
Après un contrôle "ligne à la ligne" de la déclaration, l’agent en charge du dossier croise ces éléments avec les autres renseignements dont il dispose (déclarations des années antérieures, actes notariés, dons manuels enregistrés auprès du service des impôts…) afin de s’assurer qu’il n’existe aucune contradiction ou discordance manifeste. Si ces opérations ne révèlent rien d’anormal, le dossier est classé, sans que le contribuable n’ait été informé qu’il a fait l’objet d’un contrôle.
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