Pour aller plus loin
Petit coup de pouce pour les livrets
- Publié le lundi 5 mai 2008
En février et en août, la rémunération de l’épargne "réglementée", celle dont un décret fixe le taux, est étudiée. Des règles précises mais évolutives en déterminent le niveau.
"Un rythme qui constitue un équilibre entre le souci de stabilité de l’environnement économique et celui de permettre les ajustements que pourrait notamment justifier l’inflation", signale-t-on à Bercy. Tous ces produits d’épargne s’assignent en effet pour objectif de protéger l’épargne des Français. Ils présentent une double caractéristique : leur taux de rémunération est fixé par les pouvoirs publics et leurs intérêts sont peu ou pas fiscalisés.
Dépolitiser l’évolution des taux
Plus étonnante a été cette fois la méthode employée pour déterminer les nouveaux taux. En effet, en 2003, le gouvernement avait décidé de mettre fin aux polémiques qui précédaient chaque révision des taux en automatisant le processus. Désormais, la rémunération du livret A, qui fait référence, serait égale à la moyenne de l’inflation et des taux d’intérêt à court terme (Euribor trois mois), augmentée de 0,25 point.
Au-delà d’une volonté de "dépolitiser" l’évolution des taux, cette automatisation poursuivait deux objectifs. D’une part, garantir en toutes circonstances une rémunération de l’épargne supérieure à l’inflation, et ainsi soutenir le pouvoir d’achat ; d’autre part, garantir le bon financement des secteurs du logement social (les HLM) et des PME, autre vocation de l’épargne réglementée.
