Pour aller plus loin
L’or, toujours plus haut
- Publié le lundi 25 février 2008
Les particuliers détiendraient plusieurs milliers de tonnes d’or. Un métal mythique dont le cours ne cesse de s’apprécier.
Est-ce le moment de vendre pour "prendre ses bénéfices" ou d’acheter pour profiter de l’envolée qui se profile ? Quand le retour de l’inflation se conjugue avec la flambée du prix du pétrole, que la Bourse et l’immobilier frémissent, l’or brille de tous ses feux.
Une tradition française
Par souci de diversification patrimoniale ou par tradition (il y a cinquante ans, les aïeuls récompensaient les enfants d’un "nap"), nombre de ménages français cachent quelques onces d’or au fond d’un tiroir.
"Les Français possèdent entre 3 000 et 5 000 tonnes de ce métal, principalement sous forme de pièces - notamment le très célèbre 20 francs or, plus connu sous le nom de napoléon - et plus accessoirement de lingots", avance Guy Cottin, directeur de CPR-Or, premier intervenant sur le marché de l’or physique en France.
Un sentiment de sécurité
Pourquoi cet engouement ? En premier lieu pour des raisons historiques : c’est le seul métal détenu par les banques centrales. Ensuite par sécurité. Contrairement aux monnaies de papier, dont la valeur s’est érodée dans le temps, l’or conserverait son pouvoir d’achat.
Avec humour, Léonard Sartoni (auteur de l’ouvrage "2008-2015 : pourquoi l’or va battre la performance des actions et des obligations et comment vous pouvez en profiter") calcule qu’une once d’or (31 g) suffisait pour acheter une très belle livrée au temps des Romains alors qu’une demi-once autorise un homme du XXIe siècle à s’offrir un costume dans une grande enseigne.
Enfin, l’or s’accumule. Volée, pillée, fondue ou recyclée, cette matière n’a jamais été détruite et continue de faire l’objet d’une demande soutenue, notamment de la part des industries chinoise et indienne.
