Pour aller plus loin
Comment démarrer en Bourse
- Actualisé le mardi 27 février 2007
Investir à contre-cycle ?
Pour gagner en Bourse, l'idéal consisterait à acheter des titres lorsque les cours sont au plus bas et à les vendre au plus haut, c'est-à-dire investir au "bon" moment, quand la Bourse a décliné, pour profiter des prix d'achat les plus attrayants. Mais il faut du courage !
Quand la tendance est à la baisse, impossible de savoir où la chute s'arrêtera et combien le titre perdra avant de repartir.C'est pourquoi, trop souvent, les épargnants procèdent exactement à l'opposé. Ils commencent à s'intéresser à la Bourse quand elle monte déjà depuis plusieurs années, et que les placements boursiers affichent de belles performances passées.Et quand le vent tourne, quand les marchés s'effondrent, pris de panique, ils revendent à perte leurs actions, sicav et autres fonds communs de placement.Ou du moins cessent d'investir. Ils ratent ainsi le rebond qui en général suit la chute.
Sans prétendre savoir acheter au plus bas et vendre au plus haut - les professionnels eux-mêmes y parviennent rarement -, il est sage de se fixer une ligne de conduite et de s'y tenir : ne pas tout brader au premier revers de marché et ne pas hésiter à continuer à acheter des
titres boursiers dans les périodes difficiles. Cette stratégie sera à long terme la plus payante.Savoir diversifier son portefeuille
L'autre méthode pour réduire le risque consiste à diversifier les placements. Miser sur une seule action (comme beaucoup d'épargnants qui ont acheté des titres à l'occasion d'une privatisation) ou même sur un seul pays est plus dangereux que de disposer d'un portefeuille exposé à un grand nombre de valeurs et de pays (préférer l'Europe à la seule France par exemple).
Lorsqu'un épargnant choisit lui-même les actions qu'il place dans son compte titres (on dit qu'il gère "en direct"), il lui est conseillé de ne pas investir plus de 10 % de son portefeuille sur un même titre et aussi de veiller à répartir ses achats sur plusieurs secteurs géographiques ou d'activité.Car s'il achète trois actions de sociétés immobilières et trois valeurs pétrolières, il aura concentré son portefeuille sur la pierre et le pétrole au lieu de le diversifier !
S'il investit via des sicav et des FCP, une partie du chemin est parcourue, puisque ces organismes détiennent eux-mêmes un grand nombre de valeurs.Là encore, il sera aussi souhaitable d'en souscrire plusieurs, spécialisés sur des valeurs ou des zones géographiques différentes par exemple. Inconvénient : cette méthode exige de posséder un petit capital à placer, car il faut disposer des moyens d'acheter des parts de plusieurs organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM) différents, ou plusieurs actions différentes. Mais cela peut se faire aussi progressivement.