Une assurance contre la perte des revenus ?
- Actualisé le lundi 8 octobre 2007
Bien choisir la date d'indemnisation
Un élément très important entre aussi en jeu : le choix de la date à partir de laquelle l'indemnisation se met en marche. Il est possible de souscrire des contrats qui indemnisent dès le premier jour d'arrêt, mais ils sont hors de prix et ne se justifient pas dans un ménage qui dispose d'une épargne de précaution pour faire face, justement, à un coup dur.
En général, les assureurs proposent de démarrer leur aide à compter de quinze ou trente jours d'arrêt consécutifs, voire après deux ou trois mois pour ceux qui sont bien protégés par leur convention collective. Cette "franchise" a un impact très important sur le prix : plus elle est longue et moins l'assurance coûte cher.
L'âge et l'état de santé influent sur le tarif
Le tarif est également influencé par l'âge de l'assuré et sa profession. Une personne proche de la retraite paiera donc plus, à garanties égales, qu'un jeune actif.
L'état de santé, enfin, conditionne l'octroi ou non de l'assurance : il faut remplir un questionnaire de santé, et la compagnie se réserve la possibilité de ne pas accorder sa garantie ou d'exclure certains risques.
Elle peut aussi proposer d'accorder sa couverture en échange d'une prime supplémentaire (une "surprime") pour couvrir les conséquences d'une maladie déjà déclarée. Il ne faut donc pas attendre d'avoir des soucis de santé pour recourir à une telle protection, car il risque d'être trop tard.
Quand incapacité devient invalidité
Au-delà d'une certaine durée, une incapacité de travail se transforme en invalidité. Les assurés sociaux cessent alors de recevoir leurs indemnités journalières de l'assurance-maladie et se voient attribuer une rente d'invalidité. Son montant est fonction à la fois du taux d'invalidité de la victime et de son salaire.
Pour un invalide total, la rente équivaut ainsi à 62,50 % du salaire de base, la rémunération étant prise en compte intégralement à hauteur de 33 108 € par an et pour un tiers de la fraction comprise entre 33 108 et 132 432 €. Une personne ayant un salaire annuel de 80 000 € recevra ainsi 30 461 € par an.
