Une assurance contre la perte des revenus ?
Une assurance contre la perte des revenus ?
Maladie qui n'en finit pas ou accident, il faut parfois ajouter aux dépenses de santé le manque à gagner occasionné par un arrêt de travail. Pour s'en prémunir, il est possible de s'assurer. Mais tout le monde n'y a pas intérêt.
En cas d'arrêt de travail, les complémentaires santé ne sont pas d'un grand secours, car elles n'interviennent que pour les remboursements de frais de soins. Ce n'est donc pas sur elles qu'il faut compter lorsque le médecin délivre un arrêt de travail, qui risque pourtant de se traduire par une perte de revenus.
Avant de s'assurer pour couvrir ce risque, il est préférable de connaître les protections légales existantes. Elles peuvent s'avérer suffisantes dans bien des cas.
Les indemnités de la Sécurité sociale
Tout d'abord, la Sécurité sociale intervient en versant, à compter du quatrième jour d'arrêt, des "indemnités journalières". Elles sont versées aux personnes qui ont travaillé au moins 200 heures au cours des trois mois précédant l'arrêt de travail, ou qui ont cotisé l'équivalent d'au moins 1 015 fois le Smic horaire lors des six derniers mois.
Les conventions collectives prévoient aussi des conditions d'ancienneté pour le versement des indemnités supplémentaires. Il faut généralement être présent dans l'entreprise depuis au moins trois à six mois pour y prétendre.
Des montants plafonnés
Leur montant est cependant plafonné et elles correspondent à 50 % du "gain journalier brut" du salarié, pris dans la limite du plafond de la Sécurité sociale (2 773 € par mois en 2008). Résultat, cette indemnité est limitée à 46,22 € par jour (61,62 € à partir du 31e jour si l'assuré social a trois enfants).
Ces montants sont légèrement majorés (51,49 % du salaire de base) en cas d'arrêt de travail de plus de six mois.Page suivante : Un complément versé par l'entreprise
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